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16 nov. 2015

Juan de Nova Îles éparses patrouilleur Le Malin

Juan de Nova Îles éparses patrouilleur Le Malin 18-08-2015

reçus samedi, ces deux plis du patrouilleur Le Malin de passage à Juan de Nova le 18 août 2015
Le nom de cette île a différé au cours de l’histoire. D’après R. Decary, elle est appelée Johan de Nova sur la carte de Pilestrima en 1519. Puis Joa de Nova (Mercator en 1569), San-Christophoro (Ortelius en 1570), Saint-Christophe (Lislet Geoffroy). Finalement, en 1825, le navigateur anglais Owen la nomme Juan de Nova de façon définitive.
D’un point de vue administratif, tout comme pour Europa et Bassas da India, l’acte du 31 octobre 1897 (en exécution de la loi du 6 août 1896), déclare Juan de Nova dépendance française. L’île est successivement rattachée à la province de Tananarive (1921), puis à la province de Morombe (1930), et enfin au district de Nosy Be (1932).


La guerre du pétrole aux Eparses?
Des noms qui ne disent probablement rien à une majorité de Français. L'avenir énergétique de la France pourrait pourtant bien dépendre de ces confettis français perdus dans le canal du Mozambique et dans l'océan Indien

Deux compagnies pétrolières nigériane et américaine viennent de se voir délivrer par le ministère français de l'Energie et de l'Ecologie des permis d'exploitation pétrolière et gazière au large de l'ilot de Juan de Nova, situé dans le canal du Mozambique.
Au grand dam des Malgaches qui revendiquent la propriété des iles Eparses françaises, qui faisaient partie de la Grande ile et qui en ont été détachées juste avant son indépendance.
Des sources sérieuses comparent le Canal du Mozambique à la Mer du Nord en matière de réserves pétrolières


Les eaux territoriales françaises, grâce à ces îlots, représentent plus de la moitié de la superficie du canal du Mozambique et plusieurs études ont évalué ses réserves à 6 à 12 milliards de barils de pétrole et à 3 à 5 milliards de m³ de gaz. Au point que de nombreux spécialistes n'hésitent pas à voir dans le canal de Mozambique l'équivalent de ce que la mer du Nord représente pour la Grande-Bretagne en matière d'approvisionnement en pétrole et en gaz.

Cette richesse potentielle autant que soudaine n'a pas manqué de réveiller les appétits territoriaux entre autres de Madagascar, qui n'a toujours pas digéré que ces îlots au si fort potentiel aient été détachés de Madagascar, avant son indépendance, en 1960. D'autant que le 12 décembre 1979, l’assemblée générale des Nations unies a adopté une résolution ordonnant la France à restituer les îles Eparses à Madagascar. L’année d’après, faute d’exécution de la résolution de 79, la même assemblée a demandé au gouvernement français d’entamer d’urgence avec le gouvernement malgache des négociations en vue de trouver une solution conforme aux buts et principes de la Charte des Nations Unies.


La surprise est survenue à l'issue de la rencontre à Paris, il y a un an, des présidents français et malgache. Si le sujet n'a pas été évoqué dans le communiqué officiel publié à l'issue de la rencontre, ni lors de la conférence de presse qui a suivi, il a fait l'objet d'un communiqué de la présidence de la République malgache quelques jours plus tard affirmant que le président Hery Rajaonarimampianina avait proposé au président Hollande une co-gestion quant à l'exploitation de ces îles éparses, et que le "président français est convaincu d'engager des discussions".

Aucune confirmation officielle n'est venue du camp français mais un indice pouvait laisser penser que le gouvernement de Manuel Valls souhaitait se donner du temps et ne prendre aucune décision susceptible de "braquer" nos amis malgaches. D'autant que la France a déjà signé en 2010 un accord de cogestion du même type, dans un autre conflit du même genre avec l'Île Maurice concernant l'île Tromelin. Alors que les compagnies nigériane et américaine Sapetro et Marex petroleum avaient obtenu en 2008 un permis de prospection en 2008 à proximité de Juan de Nova, et qu'elles avaient déjà payé 75 millions d'euros à l'état français, la ministre française de l'Energie et de l'Ecologie Ségolène Royal opposait depuis deux ans un silence assourdissant à leur demande d'un permis d'exploitation, suite logique du premiers permis.


La préfecture des Terres australes et antarctiques françaises étant basée à la Réunion, c'est le juge des référés de Saint-Denis qui a eu à se prononcer sur ce dossier le mois dernier. Et il a donné raison à Sapetro et Marex en condamnant l’Etat français à se prononcer sous un délai d'un mois. Faute de quoi, il pourrait être contraint à payer une astreinte de 5000€ journalière aux deux compagnies.

Devant le risque financier, Ségolène Royal a finalement plié et s’est exécutée trois jours après le prononcé du jugement. Un arrêté du 21 septembre prolonge les droits des deux compagnies jusqu’au 30 décembre 2018. Ces dernières pourront donc rapidement forer pour vérifier l’existence d’une poche qui pourrait contenir des milliards de barils équivalent pétrole, soit près de dix années de consommation française. Elles ont prévu d'investir 54 millions d’euros supplémentaires.

Entre les eaux malgaches, mozambicaines, tanzaniennes et françaises, 21 compagnies pétrolières ont acquis des droits de prospection depuis une dizaine d’années dans le canal du Mozambique. Et ces droits ne couvriraient que 30 % de la zone d’étude.
Cette décision de Ségolène Royal ne fait cependant pas que des heureux. Les Malgaches y voient la fin de leurs espoirs de réappropriation des îles éparses et certains partis "nationalistes" se sont d'ores et déjà emparés du dossier pour protester contre cette décision française. Une page Facebook intitulée "Juan de Nova de Madagascar" a même été ouverte, et compte déjà plus de 3.500 fans.
Pierrot Dupuy


Sources : 

Zinfos974.com

http://www.lemarin.fr/secteurs-activites/oil-gas/23182-hydrocarbures-deux-petroliers-font-plier-segolene-royal-juan-de

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