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14 oct. 2012

Croiseur auxiliaire X21 QUERCY

Croiseur auxiliaire X21 QUERCY


Cargo bananier français, le Quercy sert comme croiseur auxiliaire pendant la Seconde Guerre mondiale.

Cargo de la série Barfleur et Maurienne Commandé par l'armement norvégien Harry Borthen à la compagnie Burmeister & Wain puis racheté sur cale par la Compagnie d'armement maritime, il est de la même série que le Barfleur et la Maurienne. 


Livré en 1938, il est transféré avec toute la flotte de bananiers à la Compagnie générale transatlantique en mars 1939. 



Enveloppe du Quercy 30/??/1943 Poste navale  pour Casablanca Maroc Censure bande Controlé


cachet de censure

OUVERT
TB 321
PAR L'AUTORITÉ MILITAIRE
Bureau d'Oran



Prévu en 1938 comme croiseur auxiliaire sous le numéro X 20, Il est réquisitionné le 13 octobre 1939 et prend le numéro X 21. Il est rendu à la Compagnie générale transatlantique en janvier 1947 et reprend son service sur les Antilles en mai 1948. Il est revendu en décembre 1955 à Volusia Steamhip Co et renommé Artic Reefer. 
En mars 1965, il s'échoue sur l'une des îles de la Providence au large du canal de Panama, il est remorqué jusqu'à un chantier naval en Alabama où il est détruit par un incendie en août 1965.



Du 5 septembre au 18 octobre 1939, les chantiers de Penhoët, installent 7 canons de 138, 2 canons de 75, 2 canons de 37, 4 mitrailleuses doubles Hotchkiss de 13,2 mm, 2 télémètres, 2 postes d'équipage et un poste de seconds maîtres. Sous le commandement du capitaine de frégate M. Noël, le personnel est composé de 13 officiers et de 177 hommes. Cet équipement est déposé en octobre 1940. Après son retour à la Marine marchande, le Quercy navigue en Méditerranée.
Verso de l'enveloppe avec puce 9 ou 6 Cachet censure et bande collée Controlé

En octobre 1941, aux chantiers de La Ciotat, le Quercy est réarmé en croiseur auxiliaire. Son artillerie est limitée à trois canons de 138, deux canons de 37 et deux mitrailleuses doubles de 13,2 mm. L'effectif total est de 120 hommes.

En janvier 1943 à Dakar, deux canons de 138 sont enlevés. Des grenades sous marines sont installées. L'équipage, dont la moitié des canonniers a été débarquée, est logé dans le seul poste arrière. Le poste et la cale avant, sont ainsi utilisables pour le transport de personnel. Quatre grands radeaux en bois sont installés en position de mise à l'eau rapide. Le Quercy, devient le transport armé X 1.






Sidi-Abdallah, 1943

De décembre 1943 à mars 1944, le Quercy passe en grand carénage à Sidi-Abdallah, au fond du golfe de Bizerte ; la machine y est entièrement révisée ; les mitrailleuses de 13,2 mm sont remplacées par des canons Oerlikon de 20 mm.


En avril 1944, à Portsmouth, le Quercy reçoit une démagnétisation permanente. Il est doté de grands filets d'abordage et de nouveaux équipements radio.




En octobre 1944, à Toulon, le Quercy est équipé d'un radar de veille américain.
Désarmement, 1947

L'armement militaire est déposé et le Quercy est rendu à la Compagnie générale transatlantique le 21 janvier 1947



Courrier trouvé sur Internet  en provenance du Quercy







2 commentaires:

jeannie.dorient a dit…

Né à Tunis le 29 décembre 1909 ( mon Grand-Père était alors caissier à la banque d'Algérie et Tunisie) il passe toute sa jeunesse dans le Maghreb.

Enfant turbulent et déjà à l'appel du large. A 15 ans et trois mois, mes grands-parents ne sont pas vraiment fâchés de le voir s'engager dans la marine. Il entre à l'école des mécaniciens de L'Orient où il apprend son métier d'armurier militaire.

UN PETROLIER ITALIEN À L ABORDAGE...

"Je suis resté sept ans dans la marine dont deux ans de campagne en Extrême Orient."

Grâce à la Royale, il découvre dans les années trente la Chine ( alors sous le régime de Tchang Kaï Chek), le Japon, les Philippines, l'Inde.
Il assiste, comme correspondant de guerre, au conflit sino-japonais.

Sa plus belle aventure, Papa la vivra en 39 - 40, à la mobilisation.
L'officier marinier est alors appelé à servir sur un bateau corsaire.

"Il s'agissait d'un ancien bananier transformé en bateau de guerre. Le navire était baptisé X21. Notre mission était d'intercepter et d'arraisonner tous les bateaux travaillant pour l'Axe." Raconte-t-il .

Camouflé, changeant de pavillons pour donner le change, le X21 est basé à Fort de France en Martinique.

"Nous avons pris 17 bateaux dont un pétrolier italien à l'abordage!"...

"Un jour nous nous sommes échoués dans l'estuaire de l'Amazone . Nous avons dû attendre une grande marée pour dégager le bateau. Au bout de trente ou trente-cinq jours..."

C'est à cette époque que l'armurier invente, à la demande de son commandant, les premiers fusils sous-marins.

"Nous faisions la pêche sous-marine. Un jour nous avons découvert une grotte couverte de langoustes. Il y en avait des milliers. De la langouste on en mangeait tellement qu'on en était dégoûté !"

La virée du X21 prend fin au bout de 13 mois d'exploits. Arrêtés par les anglais, les marins français doivent cesser leurs activités de corsaires de la Royale.

"Les Anglais nous ont demandé si nous voulions les rallier ou être rapatriés. J'ai choisi la seconde solution."

Par crainte des représailles allemandes, il demande à gagner le Maroc plutôt que Toulon.

C'est là, à Casablanca, qu'il assistera au débarquement américain et aux premiers épisodes de la guerre en Afrique du Nord. La mort dans l'âme, il assiste au torpillage de la marine française par les alliés.
Démobilisé, Papa, cet ancien marin trouve du travail dans une usine militaire. Il y perdra un oeil lors d'un sabotage.

Passionné de photo, il décide de se mettre à son compte et ouvre un magasin de photographe à façon. Il travaille pour l'armée US. Les affaires marchent bien.

"C'est nous qui assurions la reprographie des feuilles de paie des soldats américains."

DES BOMBES DANS LES POUBELLES...

L'ancien officier marinier restera jusqu'en 1956 au Maroc.
L'esprit d'indépendance qui souffle sur le pays l'incite à partir.

"Le climat n'était pas bon. Des bombes explosaient dans les poubelles. Quand on sortait le soir au restaurant avec les copains on partait toujours avec un pistolet. Mais comme on n'en avait qu'un, c'était le dernier rentré chez lui qui le conservait."

Monges Colette a dit…

Bonjour, allez sur mon site http://dis-raconte-moi.pagesperso-orange.fr
puis un clic sur : Le dernier corsaire de la Royale
Mon père Louis Monges a fait campagne sur le X21 en 1939 sur l'Esterel avec le Quercy: voir les photos
Cordialement
Colette Monges
colette.monges@orange.fr