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28 nov. 2015

Les Glorieuses Iles Eparses TAAF

Les Glorieuses Iles Eparses TAAF


Plis en date du 7 avril 2015, avec les cachets humides du gendarme agent postal et du vaguemestre de Glorieuses (Peut-être que se sont les mêmes?)

D'avril à novembre, la patience est nécessaire...



La prise de possession réelle des Glorieuses par la France date du 23 août 1892. Le capitaine Richard, commandant du « Primauguet », arbora ainsi le pavillon national sur la Grande Glorieuse. Une plaque fut même érigée. A cette époque, les îles furent rattachées à la colonie française de Mayotte (1897). Caltaux, nommé garde-pavillon de l’archipel pour la France, occupa les lieux de façon plus ou moins épisodique. Il exploita le coprah de la cocoteraie, ainsi que le guano de l’île du Lys jusqu’en 1907. A la suite de son départ, le droit sur ces îles revint à l’État et celles-ci furent accordées en concession à la Société française des îles malgaches (SOFIM) appartenant à M. Lanier. L’administration de l’archipel ainsi que celle de Mayotte avait entre temps été confiée au gouvernement général de Madagascar (1908).

Pendant la Seconde Guerre Mondiale, l’exploitation de l’archipel fut abandonnée. En mai 1945, l’administration de Madagascar loua une seconde fois l’archipel à la SOFIM, dont le mandataire était le seychellois Jules Sauzier. En 1952, Gaston Sauzier succéda à son frère, poursuivant ainsi l’exploitation du coprah sur l’île. La concession d’exploitation pris fin en 1958.



Le Parc naturel marin des Glorieuses, quatrième parc marin français et deuxième de l’océan Indien, a été créé par décret le 22 février 2012. Situé à l’entrée du canal du Mozambique, un des hauts lieux de la biodiversité mondiale, le Parc s’étend jusqu’à la limite de la zone économique exclusive. Il sert de zone refuge à de nombreuses espèces menacées : tortues marines, mammifères marins, requins et raies, oiseaux marins. Il couvre plus de 43 000 km². Avec le Parc naturel marin de Mayotte, dont il est contigu, la France se dote d’une aire marine protégée de plus de 110 000 km2, la plus grande créée en France, à ce jour.


Tous les 45 jours, quinze militaires se relèvent sur trois îles Éparses, dans le canal du Mozambique. Une mission difficile à remplir correctement sans matériel approprié, comme l’a constaté Jean-Marc Tanguy, en reportage pour le marin aux Glorieuses, lors de la relève du 12 août, pour 24 heures.
Au 516e régiment du train (RT) de Toul, ils sont conducteurs de porte-chars. Les voilà promus pour 45 jours gardiens de l’île de Grande Glorieuse, à 50 minutes de vol de Mayotte. Depuis quelques jours, ils se formaient au détachement de Légion étrangère de Mayotte (DLEM) pour cette mission spécifique, et très encadrée, puisqu’elle vise à faire respecter la souveraineté de la France, tout en intégrant le fait que les Glorieuses sont classées parc naturel par les Taaf (Terres australes et antarctiques françaises).
« Les îles Éparses n’intéressaient personne il y a dix ans, constate le colonel Rémi Bariéty, chef de corps du DLEM. Nous sommes aux Glorieuses en présence dissuasive afin que personne ne cherche à les revendiquer, et empêcher que des activités illégales n’y soient commises, ou qu’elles soient utilisées comme base arrière. »
pour en savoir plus vous pouvez lire Le Marin

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