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24 mars 2013

AVISO GAZELLE Glorieuses


les îles Glorieuses et 
 Marine nationale 




PAP TAAF  îles Glorieuses  escales à Glorieuses 4-5-2009



L’archipel semble avoir été découvert par les navigateurs se rendant aux Indes au début du 16ème siècle. Pourtant, c’est en 1879 qu’Hippolyte Caltaux accoste sur cet îlot qu’il nommera par la suite « Glorieuses », probablement pour perpétuer dans l’océan Indien le souvenir de la révolution française de 1830. Il y implanta une cocoteraie dès 1885. Exploitée jusqu’en 1958 par des Seychellois, elle est actuellement abandonnée.


Les iles Glorieuses au nord-est de Mayotte


CALTAUX fit l'acquisition d'une goélette, "LA GAZELLE" et partit s'installer à Glorieuses le 2 mars 1880. Il y plantait le drapeau français. Après l'occupation des îles, une corvette anglaise fit un mouillage devant les Glorieuses. Elle y resta vingt deux jours. Les marins dressèrent les plans de l'île, puis repartirent en novembre 1882. 



La prise de possession réelle des Glorieuses par la France date du 23 août 1892. Le capitaine Richard, commandant du « Primauguet », arbora ainsi le pavillon national sur la Grande Glorieuse. 


Une plaque fut même érigée. A cette époque, les îles furent rattachées à la colonie française de Mayotte (1897). Caltaux, nommé garde-pavillon de l’archipel pour la France, occupa les lieux de façon plus ou moins épisodique. Il exploita le coprah de la cocoteraie, ainsi que le guano de l’île du Lys jusqu’en 1907. 



A la suite de son départ, le droit sur ces îles revint à l’État et celles-ci furent accordées en concession à la Société française des îles malgaches (SOFIM) appartenant à M. Lanier. L’administration de l’archipel ainsi que celle de Mayotte avait entre temps été confiée au gouvernement général de Madagascar (1908).



Le BELLATRIX, un aviso de la Marine Nationale, commandé par le Capitaine de Frégate LEBEGUE, jeta l'ancre devant l'archipel des Glorieuses. Son rapport daté du 16 novembre 1921, donne quelques détails sur l'après CALTAUX: " Un petit village avec 17 habitants métis tous Seychellois.





Pendant la Seconde Guerre Mondiale, l’exploitation de l’archipel fut abandonnée. En mai 1945, l’administration de Madagascar loua une seconde fois l’archipel à la SOFIM, dont le mandataire était le seychellois Jules Sauzier. 

En 1952, Gaston Sauzier succéda à son frère, poursuivant ainsi l’exploitation du coprah sur l’île. La concession d’exploitation pris fin en 1958.


En juin 1952, l'île reçoit la visite de l'Aviso LA GAZELLE, ce qui permit de savoir qu'elle était toujours occupée par une petite colonie. 

merci à René...


pli de la Gazelle en Indochine  tad TOE Poste aux Armées 12-11-1948


En février 1954, le MARIUS MOUTET fit un voyage aux Glorieuses. GASTON, le frère de Jules SAUZIER, lui avait succédé depuis deux ans. 

pli du Marius Moutet Diégo Suarez Février 1954


Vingt deux malgaches dont dix femmes, travaillaient pour le compte de la société. La production de coprah atteignait environ 80 tonnes et la cocoteraie comptait 15000 pieds. 



Deux autres tournées successives dans l'île permirent aux représentants de l'Aviation civile et de la Météo de déterminer l'emplacement possible d'un terrain d'aviation et d'une station météorologique.



En 1955 eut lieu l’installation de la station météorologique, dans la partie nord de l’île principale. Celle-ci fonctionnait par intermittence au cours de l’année, c’est à dire principalement durant la saison cyclonique d’octobre à mai. Dès 1960, son fonctionnement devint permanent. En 1965, la station fut déplacée dans la partie sud de la Grande Glorieuse et baptisée « Gérard Martin », du nom d’un météorologue disparu dans le canal du Mozambique. 




L’intérêt de cette station est incontestable. Au point de vue météorologique, elle prévoit les cyclones intéressant le nord de Madagascar et les Comores. Elle permet également la protection de la navigation maritime et de la navigation aérienne internationale sur les parcours Madagascar-Djibouti-Madagascar et Kenya-Maurice-Kenya.



Aujourd’hui, 1 gendarme et 14 militaires de la légion étrangère de Mayotte (DLEM) assurent la souveraineté française sur l’île.


Sources 


TAAF 

Carthage 

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