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10 mai 2015

le Miracle de la Vistule Josef Pilsudski et Weygand

le Miracle de la Vistule 1920




La bataille de Varsovie (août 1920), aussi connue sous le nom du « miracle de la Vistule » (Cud nad Wisłą) fut la bataille décisive de la guerre russo-polonaise (1919-1920), qui débuta après la fin de la Première Guerre mondiale. Elle fut remportée par les troupes polonaises de Józef Piłsudski sur l'armée bolchevique commandée par Mikhaïl Toukhatchevski.








Buste de Lénine dans une boutique de Varsovie

La guerre polono-soviétique de 1919-1920 opposa la Russie bolchévique à la Pologne qui retrouvait en 1918, après la Première Guerre mondiale son indépendance. Les Polonais combattaient pour défendre leur indépendance, perdue depuis 1795. Les Bolchéviques étaient les maîtres de la Russie depuis la Révolution d'octobre 1917 et donc d'une partie de la Pologne. Selon Lénine, la Pologne était un pont pour porter à l'ouest de l'Europe la révolution prolétarienne que l'on croyait déjà voir triompher à Berlin avec le mouvement Spartakiste. La guerre avec la Pologne n'était donc pour lui que le prélude à une invasion de l'Europe de l'Ouest par l'Armée rouge. En effet, ses slogans disaient : « Les valeurs de la révolution doivent être portées par les baïonnettes et la route la plus courte vers Berlin et Paris passe par Varsovie ».


Permise par la défaite de Dénikine et une importante supériorité numérique, l'offensive soviétique de 1920 commença par de grands succès. Les Polonais ne cessaient de reculer et leur défaite semblait inévitable.


Josef Pilsudski et Weygand

La Pologne décide alors de se tourner vers les vainqueurs de 14-18, les généraux Français . Foch, Pétain, Franchet d'Esperey, Joffre, Weygand sont, il est incontestable, les bourreaux de la Prusse Impériale, la France passe un peu pour la protectrice des petites nations . La France accepte d'aider les Polonais, il faut avant tout protéger l'Europe de l'invasion communiste . Une mission Française est donc organisée en Pologne, c'est Weygand qui est envoyé pour secourir l'Europe, nous allons voir que c'est bien le général Français, ancien chef d'état major du maréchal Foch, qui va mettre en place la stratégie qui va permettre d'écraser les armées russes de Lénine .




Le commandant soviétique du Front Nord-Ouest, Mikhaïl Toukhatchevski, entama le 4 juillet 1920 une offensive en direction deVarsovie avec 105 000 hommes et 595 canons. Les forces polonaises du général Stanisław Maria Szeptycki (1867-1950) et le Groupe Polésie du général Władysław Sikorski, regroupant au total 69 000 soldats, sont contraints de battre en retraite après avoir perdu 16 000 hommes.

Le 14 juillet 1920, les Russes, aidés par leurs alliés lituaniens, prennent Wilno, puis le 19 juillet Grodno, et enfin le 25 juillet Bialystok. Le 16 août 1920, ils arrivent sur la ligne ferroviaire reliant Lidzbark à Dęblin. Les Polonais retranchés dans Modlin complètent la ligne de défense de Varsovie.



Le commandement polonais est conseillé par 400 officiers de la Mission militaire française et également par une Mission britannique de moindre importance. Ces officiers, répartis dans les instances du commandement polonais ont joué un rôle important dans la formation des cadres polonais, l'amélioration de l'organisation et de la logistique. De plus, dès le début de l'avance soviétique, Pilsudski a réclamé des renforts en matériel de guerre qui ont été acheminés d'urgence.

Du côté Polonais, tout le monde s'affole, malgré la présence de Weygand, tout les politiciens voient déjà les soviets défiler sur la capitale . Weygand se contrefiche de ces " looseurs ", calmement, il organise le plan d'attaque qui va permettre de repousser les russes, en réalité c'est le général polonais Pilsudki qui commande, mais il a été reconnu que le plan stratégique a bien été formé par le général Français . C'est alors que le 6 août un plan de bataille est arrêté sur les conseils pressants du général Weygand qui en laisse habilement le bénéfice au maréchal polonais, mais veille étroitement à son exécution.
Weygand a connaissance du mouvement des armées rouges du front sud en direction de Lvov . Il comprend qu'il n'a provisoirement rien à redouter de ce côté . Il peut donc démunir le sud pour se constituer une réserve de contre-attaque. C'est sa première intuition remarquable . 

Les formations en retraite sont complétées et rééquipées. Trois fronts défensifs sont organisés autour de la capitale: le front Nord (général Józef Haller), le front du Centre (généraux Edward Rydz-Śmigły et Stanisław Bułak-Bałachowicz) et le front Sud (généraux W. Iwaszkiewicz et Mychajło Omelianowicz-Pawlenko).


La défense de Varsovie était constituée de deux lignes de défenses commandées par le général Franciszek Latinik. La première ligne courait le long de la rivière Rządza par Wołominvers Okuniewa et la deuxième ligne de Pustelnik vers Kobyłka. Dans les environs deJabłonna, la 10e division d'infanterie est laissée en réserve.




Le 10 août 1920 à Modlin, le général Władysław Sikorski forme la 5e Armée. Le 12, les Russes arrivent sur la première ligne de défense. Le 13, ils prennent Radzymin et percent donc la première ligne. Dans leur élan, ils brisent rapidement la deuxième ligne et la situation polonaise devient préoccupante. Le 14, Ossów tombe. Polonais puis Russes contre-attaquent, les positions changent de mains sans arrêt quand, vers midi, la 5e Armée et la 10eDivision d'Infanterie de réserve entrent en action. Le 15 août, les Polonais ont reconquis Radzymin et Ossów. La 5e Armée du général Władysław Sikorski prend Nowe Miasto obligeant les Russes à se replier.


Le rôle des conseillers militaire Français pour la mise en oeuvre pratique de ces opérations est essentiel . " A Raszymin, les 14 et 15 août, à Nowo-Minsk, le 17, des officiers Français, en gants blancs, la cravache à la main, marchaient avec les premières lignes polonaises afin d'exalter le moral des troupes "



Stèle au général Pilsudski à Gdansk
Le 16 août 1920 les forces du général polonais Edward Rydz-Śmigły lancent un assaut sur la rivière Wieprz sur l'aile gauche et l'arrière de l'armée russe. Les forces russes sont détruites. Les Polonais lancent alors une vaste attaque : une première partie des troupes se dirige vers Mozyr (Mazyr), sur le Pripiat, une deuxième partie vers Mińsk, une troisième partie vers Mazowiecki, une autre vers Brest Litovsk, une dernière enfin en direction de Siedlce. Pendant ce temps la 5e Armée du général Władysław Sikorski brise la défense russe à Nasielsk, obligeant les restes des défenseurs à se replier vers Ciechanów puis elle poursuit la 4e Armée russe en retraite qui fut détruite à Kolno le29 août. Cinq autres divisions russes en déroute s'enfuient en Prusse-Orientale. Les autres sont repoussées au-delà du Niémen.






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