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06 janvier 2026

Aviso à roues "GASSENDI" Terre-neuve Morue Arthur de Gobineau

Aviso à roues "GASSENDI"


"Le banc de Terre-Neuve n’est en aucune façon une étendue de sable plus ou moins couverte d’eau. C’est la pleine mer, et les navires flottent sans crainte au-dessus et le traversent dans tous les sens. On y trouve trente, quarante, quatre-vingts brasses et davantage. Mais autour de ces profondeurs qui restent toujours à peu près les mêmes dans une étendue de cent lieues, la sonde n’obtient plus de fond. On a conclu avec raison, ce semble, que les bancs étaient de vastes plateaux sous-marins entourés de plaines encore plus déprimées." Arthur de Gobineau


Construction, missions et présence aux pêcheries de Terre-Neuve

Construit à Brest en 1842, l’aviso à roues Gassendi illustre une phase décisive de l’évolution navale française, à la charnière entre la propulsion traditionnelle à voile et l’adoption progressive de la vapeur. Appartenant à la génération des navires de type Véloce — désignation générique pour les bâtiments rapides à roue latérale — il est conçu pour exécuter des missions de liaison, d’escorte côtière et de présence navale plutôt que le combat de ligne, grâce à une machine à vapeur de puissance modérée et une voilure auxiliaire.

Fiche technique

Type : aviso à roues (paddle steamer) Construction : Brest, 1842 Propulsion : machine à vapeur entraînant deux roues à aubes + gréement auxiliaire Déplacement : env. 800 tonnes Longueur : env. 55 m Vitesse : 10-12 nœuds Armement : canons de petit calibre Équipage : ~130 marins La propulsion à roues offre une meilleure manœuvrabilité en eaux peu profondes ou le long des côtes, mais reste fragile par rapport aux hélices modernes.

En 1860 commandé par M. de Montaignac de Chauvence, capitaine de vaisseau, il transporte le comte Arthur de Gobineau. (auteur d'un ouvrage intitulé voyage à Terre Neuve)

Un rôle élargi : présence aux pêcheries de Terre-Neuve


Les Terre-Neuvas français, embarqués depuis des ports comme Saint-Malo ou Fécamp, pratiquent dès le printemps la pêche aux bancs de morue au large de l’île de Terre-Neuve, précieuse ressource pour les marchés métropolitains et coloniaux. La France maintient une présence navale dans ces zones pour prévenir les conflits avec d’autres nations, soutenir ses marins pêcheurs face aux rigueurs climatiques et assurer l’ordre sur ce qui constitue une extension maritime de ses droits économiques. Dans ce contexte, des bâtiments comme Gassendi sont déployés — parfois par rotation — pour assurer des missions de souveraineté, escorter les flottilles pêcheuses, et servir d’intermédiaires entre armateurs, pêcheurs et autorités maritimes. Ces opérations s’inscrivent dans la politique navale du XIXᵉ siècle, qui voit la Marine nationale soutenir non seulement la stratégie militaire, mais aussi la protection des intérêts économiques français outre-mer. Fin de carrière Avec l’essor des navires à propulsion à hélice et les progrès techniques rapides du second XIXᵉ siècle, les avisos à roues deviennent rapidement obsolètes. Après plus de vingt ans de service, le Gassendi est radié en 1865, marquant la fin d’une étape transitoire dans la modernisation de la flotte française.

"Sur ces plateaux abondent les mornes. Toutes les fois que le vapeur de guerre le Gassendi qui nous portait s’arrêta pour sonder, les amateurs de pêche laissèrent filer d’énormes lignes, et les désœuvrés suivirent ces opérations avec le plus vif intérêt, mais on ne prit rien. Cependant le Gassendi faisait de la route malgré le temps, et, au milieu du vingtième jour depuis son départ de Brest, on découvrit au loin une espèce de brouillard plus opaque que de coutume, et qui n’occupait qu’une petite place dans le sud-ouest. C’était l’île Saint-Pierre, et un peu plus loin Miquelon." Arthur de Gobineau


Mission à Terre-Neuve


En 1859-1860, Le Gassendi se rend à Terre-Neuve dans le cadre d’une mission officielle liée aux pêcheries de Terre-Neuve, sous les ordres d’une commission mixte franco-britannique chargée de délimiter et d’inspecter les zones de pêche françaises et britanniques sur la côte de Terre-Neuve.
de Saint-Julien côte du Petit-Nord à Marseille
Par le Marquis de Guines, Q.D.C. Que Dieu Conduise 

Déroulement de la mission 23 avril 1859 : départ de Brest. Le Gassendi se rend d’abord à Saint-Pierre-et-Miquelon, important port-base de la pêche française en Atlantique Nord, avant de faire une escale à Sydney (île du Cap-Breton, Nouvelle-Écosse) pour s’approvisionner en charbon.

Vue de Saint-Pierre. — Dessin de Le Breton
d’après une photographie


"Quand nous fûmes mouillés dans la rade, en dedans du cap à l’Aigle et vis-à-vis de l’île aux Chiens, le panorama de Saint-Pierre se découvrit libéralement à nous, et d’un seul coup d’œil nous pûmes inventorier tout ce que cette résidence offrait de remarquable. Dans le fond, en face de nous, un groupe de maisons en bois à un étage, presque toutes noircies par l’âge et surtout les pluies ; une habitation un peu plus haute, ressemblant assez bien à la demeure d’un bon bourgeois dans les environs de Paris, moins les sculptures que le goût moderne y ajoute, mais bien et dûment garnie des inévitables persiennes vertes : c’est la demeure du commandant de l’île ; plus loin le clocher d’une église assez jolie, en bois comme tout le reste ; en face du gouvernement, un petit port intérieur qui porte le nom très-usité dans ces contrées de barachoix, où se réfugient les goëlettes quand la rade n’est pas tenable, ce qui arrive assez souvent et surtout l’hiver, puis une manière de fortin dont l’usage réel ne paraît être autre que celui de donner des canons à prendre à un ennemi quelconque ; enfin à droite et à gauche des cases éparses et des graves ou plages artificielles, construites en cailloux, où sèche la morue." Arthur de Gobineau

Lettre taxée à  7 decimes en France.
6 decimes pour une lettre de 8 gr
200‐300 km au tarif du 24‐4‐1806 + 1 decime taxe de mer.
Colonies par La Rochelle

17 juin 1859 : arrivée sur la côte de Terre-Neuve. Le navire entre dans la baie Saint-Georges (sur la côte ouest dite French Shore) où la commission mixte commence officiellement sa mission, en présence de représentants britanniques. L’importance de ce voyage est qu’il s’inscrit dans les efforts diplomatiques entre la France et la Grande-Bretagne pour clarifier les droits de pêche français sur le French Shore, une zone déjà définie par une longue série de traités (Utrecht 1713, Versailles 1783, Paris 1815, etc.) mais sujette à tensions.

lettre de Champaga pour St. Brieuc, (voie du commerce) .
Taxée à 10 decimes pour une lettre de 15 gr
Colonies par St-Malo. 9 sept. 1825

Assistance aux pêches et aux pêcheurs L’assistance par des bâtiments français aux pêcheurs près de Terre-Neuve est une tradition bien antérieure et s’est développée au cours du XIXᵉ siècle.

Contexte des pêcheries françaises La pêche de la morue sur les bancs de Terre-Neuve et du Golfe de Saint-Laurent était depuis le XVIᵉ siècle une activité majeure pour les marins français, surtout bretons et normands, qui venaient chaque printemps pour une saison de pêche intensive. Saint-Pierre-et-Miquelon servait de base logistique essentielle (provisions, abris, appâts) pour ces campagnes.

lettre du Cap-Rouge pour St-Brieuc taxée à  9 decimes
dont un decime de mer Pays d'Outremer 
Cachet d'entrée Bordeaux août 1832

Les pêcheurs français exploitaient à la fois le « Grand Banc », plus éloigné, et la pêche sédentaire le long des côtes de Terre-Neuve, notamment sur ce que l’on appelait le French Shore — une portion de côte attribuée aux Français par traités, malgré des contestations avec les autorités britanniques et terre-neuviens. Rôle des bâtiments français dans l’assistance

LETTRE DE PETITES-OIES pour le Légué
Taxée à 4 decimes (3 decimes au tarif du 1‐7‐54 et un decime taxe de mer.
Via St. Pierre & Miquelon 14/JUIL./1858)
Cachet arrivée rouge Col. Fra St Nazaire


Les bâtiments de la Marine française envoyés dans ces parages (comme Le Gassendi, mais aussi d’autres avisos et croiseurs au fil des décennies suivantes) avaient souvent pour missions de : surveiller et défendre les droits de pêche français face aux navires britanniques ou aux tensions locales ; fournir de l’assistance aux pêcheurs français en mer : aide en cas de difficultés, rapatriement, informations nautiques et météorologiques ;

Pêche de la morue sur le grand banc de Terre-Neuve. —
Les embarcations longent les lignes. — Dessin de Le Breton

rappeler ou faire appliquer les accords conclus entre la France et la Grande-Bretagne concernant la pêche ; servir de point de contact diplomatique avec les autorités britanniques et terre-neuviens pour régler les problèmes qui surviennent sur zone. dai.mun.ca Ce rôle d’« assistance » n’était donc pas limité à la seule aide matérielle aux pêcheurs mais englobait un grand spectre d’actions administratives, diplomatiques et protectrices favorisant l’exercice pacifique de la pêche française dans les zones attribuées.

Sources

pour lire le livre d'Arthur de Gobineau 

https://fr.wikisource.org/wiki/Voyage_%C3%A0_Terre-Neuve_(Arthur_de_Gobineau)

heritage.nf.ca
Project Gutenberg
Gallica BnF
Mail from the French Shore of Newfoundland (1737-1906) de James R. Taylor & Henk Slabbinck

18 décembre 2025

Les Agences Postales Navales Marine nationale PTT

 Les Agences Postales Navales 


Les A.P.N. ont été créées par un arrêté interministériel (marine, P.T.T.) du 18 avril 1923, suivi d’une instruction ministérielle portant organisation et fonctionnement de ces établissements postaux secondaires : ces textes furent publiés par l’administration postale la même année mais, curieusement, ne parurent dans le bulletin officiel de la Marine qu’en 1926. Cette instruction fut actualisée sur des points de détail par une circulaire de 1935 et deux de 1938.

L’article premier de l’instruction précisait :

L’A.P.N. porte le nom du bâtiment à bord duquel elle est s’installée.

Une A.P.N. peut être installée à bord de tout bâtiment dont l’effectif réglementaire atteint au moins le chiffre de 500 hommes.

En cas de baisse des effectifs, l’agence pouvait être fermée, quitte à être rouverte si ce chiffre était de nouveau atteint. Elle pouvait aussi avoir un fonctionnement intermittent pour des raisons opérationnelles (agence d’escadre, d’assistance des pêches par exemple). 

L’A.P.N. était accessible à tout l’équipage dans le sens très large de l’ensemble des hommes séjournant à bord, passagers compris. En cas de déplacement d’une force navale, les bâtiments ne possédant pas d’A.P.N. pouvaient, par l’intermédiaire de leurs vaguemestres respectifs, effectuer leurs opérations postales dans l’une des agences existant à bord du ou des bâtiments qui les accompagnaient (par exemple le ravitailleur Jules Verne posséda une agence bien que n’ayant que 250 hommes d’équipage, car il hébergeait en permanence les équipages de sous-marins dont il était le bâtiment base).

Pour la période de l’entre-deux-guerres, les A.P.N. étaient des établissements de l’administration française des P.T.T. qui, ainsi que le prévoyait le texte de 1923, furent rattachées à la Recette principale des P.T.T .de la Seine, rue du Louvre à Paris.

Leur gérance était assurée par un officier-marinier ou un quartier-maître vaguemestre assermenté, ayant obtenu la mention d’aptitude aux fonctions postales après un stage dans une recette principale. L’agent postal effectuait les opérations postales prévues par l’administration des P.T.T. Il était donc compétent pour vendre les timbres-poste, recevoir au guichet des recommandés, émettre et payer des mandats, expédier et distribuer des correspondances, servir des comptes courants postaux. 

Le gérant était pécuniairement responsable de l’existant de la caisse de l’agence, il devait rendre compte par quinzaine de ses opérations postales au receveur de la Seine pour la période de l’entre-deux-guerres. 




En cas d’absence ou d’indisponibilité du gérant l’agence était provisoirement fermée par décision du commandant de l’unité qui désignait un vaguemestre en remplacement. Le bâtiment fonctionnait alors au plan postal comme s’il n’y avait pas d’A.P.N. à bord.

Chaque agence utilisait comme matériel postal personnalisé un ou plusieurs TàD portant en partie supérieure de la couronne le nom de l’agence et, en partie inférieure, une ancre de marine. Pour la période de l’entre-deux-guerres les TàD furent tous hexagonaux à traits discontinus. Nom de l’agence et ancre de marine se retrouvaient dans les griffes horizontales utilisées pour les recommandés et les mandats.


Les agences postales de certaines unités furent amenées à utiliser également des marques non postales entrant dans le cadre de propagande de la marine, ayant pour but d’accroître le nombre des engagements dans les équipages de la flotte.

Trente-neuf Agences Postales Navales furent créées de 1923 à la déclaration de guerre de 1939. Leur durée de vie fut variable, essentiellement en fonction de la carrière du bâtiment à bord duquel elles étaient installées.

🛡️ CUIRASSÉS

  1. BRETAGNE
  2. PROVENCE
  3. VULCAIN
  4. COURBET
  5. PARIS
  6. LORRAINE
  7. JEAN-BART
  8. VOLTAIRE
  9. DIDEROT
  10. WALDECK-ROUSSEAU
  11. CONDORCET
  12. OCÉAN
  13. DUNKERQUE
  14. STRASBOURG


⚔️ CROISEURS & CROISEURS-CUIRASSÉS

JULES-MICHELET

EDGAR-QUINET

LAMOTTE-PICQUET

JEANNE-D’ARC

DUGUAY-TROUIN

DUQUESNE

TOURVILLE

PRIMAUGUET

SUFFREN

FOCH

COLBERT

DUPLEIX

ALGÉRIE

ÉMILE-BERTIN

LA-GALISSONNIÈRE

JEAN-DE-VIENNE

MARSEILLAISE

GLOIRE

GEORGES-LEYGUES

MONTCALM


🎓 NAVIRES ÉCOLES & SPÉCIALISÉS

JEANNE-D’ARC (Croiseur-école)

COMMANDANT-TESTE (Transport d’aviation)

JULES-VERNE (Ravitailleur)


✈️ PORTE-AVIONS & TRANSPORTS

BÉARN (Porte-avions)

RHIN (Transport)

Sources

Marcophilie navale collection historique

08 août 2025

Appareillage du Patrouilleur outre-mer (POM) Teriieroo a Teriierooiterai du port de Mata’Utu Wallis et Futuna juillet 2025

Appareillage du Patrouilleur outre-mer (POM) Teriieroo a Teriierooiterai du port de Mata’Utu

Pas d'enveloppe et de tampon mais une gentille carte postale de Wallis et Futuna où le Tio  est en escale. Quelques détails sur l'activité.

Un grand merci à Marie et une grosse bise.


Appareillage du Patrouilleur outre-mer (POM) Teriieroo a Teriierooiterai du port de Mata’Utu Après une escale de cinq jours, le Patrouilleur outre-mer (POM)Teriieroo a Teriierooiterai retourne en Polynésie française.



   
Dimanche 6 juillet, à l'occasion de l'ouverture au public du bâtiment, 200 visiteurs sont montés à bord.
Mardi 8 juillet, plusieurs marins ont participé à la cérémonie en hommage aux policiers morts dans l'exercice de leurs fonctions.

Mercredi 9 juillet, le patrouilleur a largué les amarres aux alentours de 9h00 pour quitter le port de Mata’utu et les eaux wallisiennes.
          
Merci au Commandant et à son équipage pour cette escale !
Bon vent et bonne mer !  

Mission AQUARIUS


Pour la première fois, le POM Teriieroo a Teriierooiterai a réalisé des opérations de "boarding", consistant à monter à bord de navires de pêche dans le cadre de missions de police des pêches et en application d’accords régionaux entre États du Pacifique Sud. Le drone SMD-M a été utilisé en environnement opérationnel pour localiser des bâtiments ciblés, en amont d’éventuelles inspections. Ces opérations ont été menées aussi bien en haute mer que dans les zones économiques exclusives de la Polynésie française, de Wallis-et-Futuna, ou dans des ZEE étrangères. Le POM Teriieroo a Teriierooiterai assure ainsi la surveillance dans la zone.

Autre objectif majeur de cette mission, le POM a eu l’occasion d’effectuer une reconnaissance des atolls des Tokelau, territoire isolé de la Nouvelle-Zélande et très concerné par les problématiques de montée des eaux (point culminant des atolls à seulement 3m au-dessus du niveau de l’océan) et de dérèglement climatique. Ces reconnaissances d’atolls ont permis de mieux comprendre leur fonctionnement et leurs besoins, rétablir des liens avec la France et étudier leur géographie et leurs infrastructures (pour d’éventuelles missions d’Humanitarian Assistance and Disaster Relief (HADR) si une catastrophe naturelle venait à les toucher).

Enfin, que ce soit sous le contrôle opérationnel des Forces armées en Polynésie française (FAPF), des Forces armées en Nouvelle-Calédonie (FANC) ou d’ALPACI (Commandant la zone Asie-Pacifique), le POM Teriieroo a Teriierooiterai a conclu sa première année sur le territoire polynésien avec une mission réussie. Il s’inscrit définitivement dans le paysage des FAPF comme étant un moyen incontournable pour assurer des missions de souveraineté et de protection des intérêts nationaux dans les espaces maritimes du Pacifique.

Merci Marie

06 décembre 2024

BSAOM CHAMPLAIN Iles Eparses Juan de Nova T.A.A.F. 10-11-2024 mission Bougainville

BSAOM CHAMPLAIN Iles Eparses Juan de Nova T.A.A.F. 10-11-2024


Mission Bougainville 
Des officiers Biodiversité engagés pour 12 mois dans la Marine nationale pour une exploration sans précédent du microbiome océanique planétaire au coeur du système Terre.

Nous proposons une mission pilote visant à mettre en œuvre les capteurs frugaux de Plankton Planet sur 3 Bâtiments de Soutien et d’Assistance Outre Mer BSAOMs de la Marine, pour une mesure du microbiome océanique réalisée durant 2 an dans les océans Pacifique et Indien par 10 étudiants de l’Alliance Sorbonne Université engagés comme Officier Biodiversité Volontaire Aspirant (VOAs). Ce projet pilote se déroulera en 2 phases, de juillet 2022 à août 2025, et permettra non seulement de valider et démontrer la pertinence de l’approche, mais aussi de répondre à des questions fondamentales en océanographie biologique.

Le 27 septembre dernier, nous nous sommes mis en route pour Maputo, la capitale du Mozambique. Nous y avons rejoint le Champlain et l’équipage A afin d’embarquer pour notre toute première mission !



Il s’agissait d’une Tournée de Ravitaillement des Îles Eparses (TRDI), pendant laquelle nous avons livré des vivres et des matières premières aux régiments de l’armée de terre présents sur place. 




Sur l’île d’Europa et Juan de Nova, nous avons aussi rencontré les agents TAAF qui s’occupent de la conservation des îles. L’occasion idéale pour présenter notre mission, échanger sur leurs travaux et prendre de bons contacts pour la suite.

À mi-parcours nous avons fait escale à Nosy Be, une petite île au nord de Madagascar. Nous avons profité de ces jours à terre pour faire visiter le Champlain à une classe de 3ème et présenter notre rôle de VOA biodiversité.

Ce premier mois d’embarquement était synonyme d’adaptation à tous les niveaux. Nous avons pris nos marques dans l’équipage de l’ASP Laurine, accompli nos premières missions d’officier communication et participé à plusieurs interventions de police des pêches au large de Mayotte.

Après 30 jours de mer, nous posons le pied sur l’île Intense pour la première fois ! Nous y avons retrouvé Noan Le Bescot, dernièrement sur le Bougainville avec l’équipe Tahiti, pour commencer notre passation scientifique. À l’issue de cette formation opérationnelle, l’ASP Romain et l’ASP Laurine rembarqueront ensemble pour 1 mois de mission avec l’équipage B du Champlain./



Pour en savoir plus sur la mission Bougainville

https://mission-bougainville.fr

https://mission-bougainville.fr/installation-sur-le-champlain-a-la-reunion-en-video/

https://mission-bougainville.fr/les-objectifs/

Merci à Monsieur le Médecin général pour le pli



21 septembre 2024

Fregate Guépratte mission Jeanne d'arc 2024 PHA Tonnerre FLF Guépratte Amérique du sud Pérou Colombie Chili USA Valparaiso Pompe france

Fregate Guepratte mission Jeanne d'arc 2024


Parti le 19 février 2024 pour cinq mois de déploiement autour des Amériques,
le porte-hélicoptères amphibie (PHA) Tonnerre et la frégate type La Fayette (FLF) Guépratte composant le groupe Jeanne d'Arc 24 sont rentrés à Toulon le 16 juillet.



La mission Jeanne d’Arc 2024 a été un succès dans ses trois volets. Elle a d’abord rempli ses objectifs de formation des 160 officiers-élèves embarqués au sein de l’Ecole d’application des officiers de Marine (EAOM). Ce déploiement opérationnel de longue durée en conditions réelles permet de les préparer à leur futur rôle d’officier de Marine.

Avec sept pays visités, elle a renforcé la coopération et l’interopérabilité de la Marine Nationale avec les marines partenaires de la région grâce à une série d’exercices conjoints. Trois exercices amphibies majeurs ont été conduits avec le Brésil, le Chili et les Etats-Unis, comportant tous, un volet naval, aéronaval et terrestre. 



Ces exercices ont sollicité les détachements extérieurs embarqués sur le PHA Tonnerre tels que le Groupement Tactique Embarqué (GTE) constitué de 150 soldats de l’armée de Terre et les différents hélicoptères présents à bord.

Cette mission a été l’occasion pour le groupe naval de mener des activités opérationnelles, allant de la lutte contre le narcotrafic au large de l’Afrique de l’Ouest à l’aide au départ et l’assistance à la population à Haïti. Plus largement, les bâtiments français ont conduit, tout au long de leur déploiement, des missions de surveillance maritime et de police des pêches dans les eaux territoriales françaises et internationales.


Après 148 jours de déploiement, les deux bâtiments sont de retour au port base. Les 650 marins du groupe Jeanne d’Arc ont parcouru près de 28 000 nautiques, ponctués de rencontres et d’interactions avec les marines brésilienne, argentine, chilienne, péruvienne, équatorienne, colombienne et américaine.  

La mission Jeanne d’Arc a fait escale le 13 mai au Molo de Abrigo de Valparaíso. Le porte-hélicoptères TONNERRE est arrivé avec un don d’uniformes de dernière génération du Bataillon de Marins-Pompiers de Marseille pour la cinquième compagnie de pompiers « Pompe France » de Valparaíso, qui a accueilli les deux navires avec les honneurs.

 

Juin 1856, la colonie française de Valparaiso, port au commerce florissant en ce milieu du XIXème siècle, décide pour se protéger des flammes de constituer une compagnie de pompiers. En quelques années, cette ville, escale incontournable sur la route maritime Atlantique-Pacifique voit naitre les « pompes coloniales » Allemandes, Anglaises, Françaises, Italiennes et Espagnoles.

167 ans plus tard, les sapeurs-pompiers, tous volontaires, de la « pompe France » de Valparaiso sont toujours là… Des liens précieux tissés avec le bataillon des Marins-pompiers de Marseille et quelques SDIS de France font qu’aujourd’hui « ils décalent » avec du matériel souvent français et des tenues similaires aux nôtres.

Les ordres se donnent en Français et sur les camions comme à la caserne flottent nos Couleurs, Bleue, Blanche et Rouge.

Pendant le 1er conflit mondial 16 pompiers Chiliens issus des « pompes France » de Santiago et Valparaiso, vinrent tomber au Champs d’Honneur.





05 septembre 2024

Lionel Martin Décès Cancale Saint-Malo Terre-neuvas pêche Malabar Assistance aux pêches

Lionel Martin Mémoire des Terre-Neuvas a largué les amarres 

« Tous mes copains étaient déjà partis. Et ils avaient gagné de quoi s’acheter de très beaux vélos. Quand j’en ai parlé à ma mère, elle m’a répondu : si tu en veux un, eh bien vas-y aussi ! 

Lionel Martin, célèbre capitaine et passeur de mémoire des Terre-Neuvas, s’est éteint, vendredi 2 août 2024, des suites d’une longue maladie. Reconnu pour ses compétences maritimes, il est décoré de la Légion d’honneur, de l’Ordre national du mérite et de l’Ordre du mérite maritime. Ses funérailles et un hommage se sont déroulés le mardi 6 août à Cancale.

Cet article sera illustré par des plis ayant transité par le Malabar, Remorqueur de Haute Mer en assistance aux pêches. Ils seront expédiés depuis les chalutiers ISLANDE IV, ZELANDE de la SNPL. 



Lionel Martin nait en 1935 à Saint-Malo, et embarque à l’âge de 17 ans. 
De 1952 à 1988, il a parcouru les mers entre Saint-Malo et Terre-Neuve, d’abord comme mousse, puis en tant que capitaine. Cette période marquera profondément sa vie et inspirera ses nombreux ouvrages, dont neuf livres, ainsi que la création d’une association, un musée et un mémorial dédiés à la grande pêche. 


 Il a mouillé son chalut à Terre-neuve, au Groenland, au Spitzberg, mais aussi dans l’hémisphère sud aux Malouines et aux Kerguelen où il fut le pionnier de la pêche au krill en 1979 puis à la légine durant les campagnes de 1981-1982 ».

 


Lionel Martin a témoigne des conditions des Terre-Neuvas dans le Pays Malouin. 

Quand il évoquait son début de carrière en 1952 : « J’étais mousse de carré, je servais les officiers. Cela faisait quand même 17 bonshommes à s’occuper et comme pour les autres, les journées étaient longues. Je me levais à 5 h, pour aller donner les rations de vin à l’avant du bateau. Quand il faisait mauvais, tu ramassais un paquet de mer. À chaque quart, je servais les casse-croûte aux différentes équipes. Certains n’étaient pas drôles. Je me faisais botter le cul par trois d’entre eux, car leurs assiettes ne brillaient pas. Mais comme on lavait à l’eau de mer, c’était impossible. Heureusement, un mécanicien m’a filé l’astuce : il fallait cracher dedans. Eh bien, pour les trois qui m’emmerdaient, c’est ce que j’ai fait ! »



Les bancs de Terre-Neuve, l’Archipel, le port…. j’en garde de merveilleux souvenirs.

J’y ai effectué 75 campagnes de pêche et commandé un navire pendant 20 ans. Durant toutes ces années, j’ai toujours préféré emmener mon équipage sur Saint-Pierre-et-Miquelon plutôt que sur Saint-John’s afin que l’on puisse tous se reposer dans ce petit coin de France. L.M. à Fier S.P.M.





Il racontera l'arrivée des chalutiers qui apportaient plus de sécurité : « Pourtant, les plus anciens, ceux qui avaient navigué sur les voiliers, n’aimaient pas trop ça. Car l’arrivée des chalutiers signifiait aussi que nous pêchions plus et plus vite le poisson. Donc les cadences étaient infernales ! […] On arrêtait seulement quand le froid était si intense, que les trancheurs ne pouvaient plus travailler, vers – 10 ou -15°C. »

Lionel Martin avait publié son premier livre de souvenirs en 1986. Il a signé huit autres ouvrages, dont des romans comme Le bâtard des mers, en 2019, ou encore Le Naufragé du pôle, en 2022.




La pêche sur les bancs de Terre-Neuve, ce sont 5 siècles d’histoire et nous avons tout simplement souhaité préserver le métier de l’oubli.

L’association a été créée en 2003, nous sommes partis de rien ; j’en ai été le président durant quelques années et c’est désormais Hyacinthe Chaperon qui tient la barre !
Aujourd’hui nous avons plus de 800 adhérents, nous avons la gestion d’un musée au départ composé de bric et de broc et qui aujourd’hui est devenu une référence, ça fait chaud au cœur.

Je suis vraiment fier du travail que nous avons tous accompli au sein de cette association, c’est phénoménal.



À l’époque, les trois grands ports français pour la pêche à la morue sur les bancs de Terre-Neuve sont Fécamp, Saint-Malo et Bordeaux. Lionel a trouvé une place dans l’équipage d’un capitaine malouin qui commande un navire basé à Bordeaux.

« Tous les navires français devaient respecter une date, le 15 février, pour partir à Terre-Neuve »




Après Rennes, la plupart des marins avait embarqué. Les derniers seraient pris à la gare de La Rochelle. Évidemment, 500 Terre-Neuvas dans un train, ça ne passait pas inaperçu…
« L’ambiance dans le train était hallucinante, se souvient Lionel. Il y avait des cris, des bruits de bouchons de bouteilles qui sautaient, le tout dans un nuage de fumée de tabac ! Les casse-croûtes sortaient : le lard, les huîtres, des saucisses… »
« Comme un couillon, je lui ai filé mon pot de beurre »

En tant que mousse, Lionel n’en menait pas large. Il prenait soin de rester avec les Cancalais et ne pipait mot. Ce qui ne l’a pas empêché de se faire avoir :





« À un moment, un gars m’a demandé si j’avais un peu de beurre. Comme un couillon, je lui ai filé mon pot de beurre. Il a fait tous les compartiments, il en restait à peine la moitié quand il m’est revenu. Or, il faut savoir qu’à bord, on recevait chacun seulement 1 kg de sucre et 250 g de margarine. Donc, le pot de beurre que l’on prenait, on en prenait grand soin. Après cette mésaventure, un ancien m’a dit : Au moins, t’auras appris quelque chose ! Mieux vaut montrer son cul que son pot de beurre ! ».

Le train arrivait à Bordeaux le 15 février à 5h15. « Les différentes compagnies de navires attendaient leurs hommes, dans des camions non bâchés. Direction le port. Je découvrais alors mon bateau : Le Finlande, un sister-ship du Colonel Pléven qui était basé à Saint-Malo. C’était un très beau chalutier classique de 68 m. Les voiliers avaient alors disparu. Mais les chaluts étaient encore jetés par le bord et pas encore par l’arrière ».





https://actu.fr/bretagne/saint-malo_35288/lionel-martin-memoire-des-terre-neuvas-a-saint-malo-est-decede_61441482.html


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