Le Mameluk, torpilleur d’escadre
Les mamelouks sont des soldats-esclaves d'origine non musulmane (souvent turque ou circassienne) formés en milices d'élite au service des souverains musulmans. Ils ont pris le pouvoir en Égypte et en Syrie de 1250 à 1517 (Sultanat mamelouk), puis ont inspiré un corps de cavaliers célèbre sous Napoléon Ier
Le nom aurait été donné par la suite à un bâtiment de la flotte Impériale.
5 bâtiments de la Marine (Impériale, Nationale) auraient porté le nom de Mameluk, nous n'évoquerons que les deux derniers. Pas d'enveloppes ni de plis de ces bâtiments.
- Le contre-torpilleur Mameluk, de la classe Spahi, en service de 1909 à 1928.
- Le torpilleur Mameluk, de la classe Le Hardi, admis au service en 1940 et sabordé à Toulon le 27 novembre 1942.
Durant la Première Guerre mondiale, le contre-torpilleur Mameluck opère en Méditerranée et dans l’Adriatique, où il participe notamment au sauvetage des naufragés du vapeur Amiral-Hamelin en octobre 1915.
Le 14 décembre 1917, il recueille environ 710 survivants du croiseur Châteaurenault, torpillé par le sous-marin allemand UC 38, puis participe à la destruction de celui-ci avec le Lansquenet.
Distinctions : deux citations à l’ordre de l’armée et attribution de la fourragère aux couleurs de la Croix de guerre, récompensant sa conduite au combat et son courage lors des opérations de sauvetage.
ATTRIBUTION DE LA FOURRAGÈRE À DES BÂTIMENTS DE LA MARINE MILITAIRE
M. Piétri a décidé que les bâtiments en constructions suivants : Casque, Lansquenet, Mameluk, Commandant-Bory, Commandant-Rivière, auront droit au port de la fourragère qui avait été attribuée pendant la guerre aux bâtiments portant les mêmes noms.
De même le sous-marin Requin aura droit à cette distinction portée par le cuirassé garde-côtes Requin.
En prenant cette décision, le ministre a précisé que le port de la fourragère appartiendrait désormais à tout bâtiment de combat à quelque catégorie qu'il appartienne, portant le nom d'un navire ayant à l'origine bénéficié de cette distinction.
NOMS DONNÉS À DES BÂTIMENTS DU PROGRAMME NAVAL
M. Piétri, ministre de la Marine, a décidé que les trois torpilleurs de la tranche 1936 du programme naval porteront les noms de Casque, Lansquenet et Mameluk.
Rappelons qu'en janvier dernier, le ministre de la Marine avait donné les noms suivants à un certain nombre de bâtiments :
- Aux deux torpilleurs de la tranche 1935 : Fleuret et Épée ;
- Aux deux sous-marins du contingentement 1936 : Cérès et Pallas ;
- Aux quatre dragueurs des contingents 1934 et 1935 : Chamotte, Élan, Gazelle et Chevreuil ;
- Aux quatre dragueurs du contingent 1936 : Commandant-Bory, Commandant-Duboc, Commandant-Rivière et Commandant-Delage.
Le Mameluk est un torpilleur d’escadre de la classe Le Hardi, construit à Nantes par les Ateliers et Chantiers de la Loire à la veille de la Seconde Guerre mondiale. Lancé en 1939, il appartient à une génération de bâtiments particulièrement rapides, conçus pour accompagner les nouveaux cuirassés français. Long d’environ 117 mètres, il déplace près de 1 800 tonnes à charge normale et peut dépasser 37 nœuds grâce à ses puissantes turbines.
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| Le Mameluk Type Spahi |
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| le Mameluk de Type Spahi |
Le Mameluk est ainsi sabordé avec une grande partie de l’escadre. Renfloué par les Italiens en 1943, il ne retrouve jamais une véritable carrière opérationnelle et son épave est finalement démantelée après la guerre









