12 mai 2026

400 ans de Marine à Brest un peu d'histoire 5 mai 2026 premier jour

400 ans de Marine à Brest

5 mai 2026



Brest le port © JM Bergougniou

Brest Tape de bouche sur le canon du Richelieu © JM Bergougniou


Richelieu choisit Brest en 1631 pour devenir le grand port militaire du royaume de France.



Sous Louis XIV, Colbert et Vauban développent l’arsenal et fortifient la rade de Brest.


Au XVIIIe siècle, Brest devient l’un des principaux ports militaires d’Europe.



FREMM Aquitaine © photo B. Hily


Les grandes expéditions de Bougainville et de La Pérouse partent en partie de Brest.




FREMM Bretagne © photo B. Hily


La flotte de Brest participe activement à la guerre d’indépendance américaine contre l’Angleterre.

Brest le château
© JM Bergougniou



L’amiral de Grasse contribue à la victoire de la Chesapeake en 1781, décisive pour l’indépendance américaine.



Pendant la Révolution et l’Empire, Brest fournit de nombreux navires et marins aux campagnes navales françaises.

Le bagne de Brest marque durablement l’histoire sociale et maritime de la ville jusqu’au XIXe siècle.

Brest les goelettes à quai © JM Bergougniou


L’arrivée de la vapeur et des cuirassés modernise profondément l’arsenal au XIXe siècle.


Brest la Consulaire © JM Bergougniou













L’amiral Jurien de La Gravière devient une grande figure de la stratégie navale française.


En 1917, Brest accueille l’arrivée massive des troupes américaines durant la Première Guerre mondiale.

L’amiral Émile Guépratte se distingue pendant les combats navals de 1914-1918.

L’amiral Ronarc’h et les fusiliers marins de Brest défendent héroïquement Dixmude en 1914.


Brest l'arsenal atelier de sculpture © JM Bergougniou


Pendant la Seconde Guerre mondiale, les Allemands construisent la base sous-marine de Brest.

Les bombardements de 1944 détruisent une grande partie de la ville et du port.

Après-guerre, Brest devient un centre majeur de reconstruction maritime et militaire.


Brest la préfecture maritime  © JM Bergougniou
Dans les années 1970, l’Île Longue accueille les sous-marins nucléaires stratégiques français.



Brest l'école navale  © JM Bergougniou
L’École navale, installée près de Brest, forme depuis des générations les officiers de marine.


Brest les fêtes maritimes  © JM Bergougniou

Brest accueille régulièrement de grands rassemblements de vieux gréements et d’événements maritimes internationaux.

Brest feux d'artifice © JM Bergougniou


Depuis quatre siècles, Brest demeure l’un des symboles majeurs de la puissance maritime française.


10 mai 2026

Escorteur Rapide Le Basque Brigitte Bardot 5 août 1958 Saint-Tropez

Escorteur rapide Le Basque

LE BASQUE

Vingt-trois ans de service, près de 500 000 milles parcourus, des générations de marins embarqués… et autant d’histoires impossibles à raconter sans rire.

Pour ceux qui ont navigué à bord du Basque, ce n’était pas seulement un escorteur rapide. C’était une famille flottante où l’on apprenait autant la Marine que l’art de survivre au roulis, aux réveils brutaux et aux départs improvisés.

À Lorient en 1957, le navire était encore un immense chantier bruyant rempli de câbles, de vapeur et de marteaux pneumatiques. Mais déjà, il avait fière allure. Le premier appareillage fut à son image : fanfare, embrassades, vapeur suspecte… puis retour à quai avant un vrai départ quelques heures plus tard. La Marine dans toute sa poésie.

Entre Toulon, Brest, les missions, les escales et les exercices, Le Basque est devenu une petite légende pour son équipage. Et parmi les légendes des Stars.


Baptisé le 17 juin 1953, mis sur cale le 3 mars 1955 à l’arsenal de Lorient, lancé le 25 février 1956, Le Basque a été admis au service actif le 18 octobre 1957, et affecté à Toulon au GASMM.


Il débute sa carrière en participant, avec les autres escorteurs rapides, aux opérations en Afrique du Nord (janvier 59 à décembre 61). C’est pendant cette période que le 1er mars 1960, en escale à Santa-Cruz (Canaries) avec Le Gascon, Le Picard et Le Lorrain, lorsque survient le tremblement de terre d’Agadir au Maroc. Il est alors envoyé avec tous les navires disponibles, dont le porte-avions La Fayette et le croiseur Colbert, pour secourir les survivants. Le Basque est le seul navire qui peut, dès le début, franchir la passe du port et ravitailler en eau douce les équipes de secours à terre.



À partir de décembre 1964, il est affecté à Brest. Les 11 dernières années de sa carrière sont marquées par son passage au Groupe Navires d’Essais de Missiles (Groupe M), dont il est un membre très actif. Ce groupe travaille au profit du Centre d’essais des Landes, et étudie le comportement des engins balistiques. Il comprend l’escorteur d’escadre Guépratte, Le Savoyard (13 janvier 1967), Le Basque (remplacé plus tard par Le Breton), et la 24ème division de dragueurs de mines.



Paris-Match / Jack Garofalo /

En juillet 1978, au large de Toulon, il effectue des tirs de validation pour le missile anti-navire à longue portée Otomat, couplé à une conduite de tir Clio. Ce missile expérimental, construit en collaboration entre Oto Melara (Italie) et Matra (France), était plus gros qu’un Exocet, et possédait un double moyen de propulsion, “boosters” et un petit turbo réacteur. La portée en était considérablement augmentée, mais le coût également. La Marine française n’a donc pas acheté cette arme.


BB sur l'escorteur le Basque © JM Bergougniou
La dernière cérémonie des couleurs a lieu le 27 décembre 1979. Il aura parcouru 498 287 nautiques et passé 2069 jours à la mer (dont 1082 jours de mer et 260 500 nautiques pour le groupe M). Condamné le 23 octobre 1980, sous le n° de coque Q609, il est désigné comme cible de tir, et coulé le 11 juillet 1984 par le sous-marin Galathée.

Sources 

Paris-Match / Jack Garofalo / Marine nationale


400 ans de Marine à Brest un peu d'histoire 5 mai 2026 premier jour

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