Chalutier La Lorraine
abordage devant Boulogne sur Mer
Boulogne sur Mer : c’est toute l’armée britannique qui débarque à Boulogne. Tout autour de la ville, elle établit des camps de tentes et de baraquements. Le port est bientôt menacé par les sous-marins allemands. Le trafic du port sera vital dans la continuation de la Guerre. Les chalutiers armés escortent les convois.
Chalutier à vapeur en acier lancé le 23 février 1898 sous le nom de Le Goéland par le chantier J.-T. Eltringham & Co., de South Shields (Comté de Tyne and Wear, Royaume-Uni) pour le compte d’un sieur Hermann Carlberg, de Dunkerque ; № de chantier : 199. Achevé la même année.
Cédé en 1899 à la société boulonnaise P. Altazin-Fourny & Cie [Pierre Marie ALTAZIN, décédé le 16 janvier 1918 à Boulogne-sur-Mer ; époux d’Isabelle Flore Madeleine FOURNY, décédée le 19 février 1907 dans ladite ville]. Immatriculé au quartier de Boulogne-sur-Mer B. 2588 ; signal distinctif : J.V.P.S. Ultérieurement apporté à la société dite Société des Grandes pêcheries de Boulogne (Pierre Altazin).
A la suite de la liquidation judiciaire de la Société des Grandes pêcheries de Boulogne, prononcée en 1913, acquis en Avril de la même année par l’armement Veuve Charbonnel, puis donné en gérance à l’armement Veuve A. Pichon [Marie DELPIERRE, née le 30 novembre 1876 à Boulogne-sur-Mer, veuve d’Alexandre Louis PICHON, décédé le 2 janvier 1913 à Boulogne-sur-Mer] ; demeure attaché au port de Boulogne-sur-Mer.
Réquisitionné par l’autorité maritime le 27 janvier 1917 à Boulogne-sur-Mer ; renommé Lorraine-III.
Il est affecté à l'escorte des convois anglais vers Boulogne. Le cargo britannique Tyneford entre en collision avec le chalutier qui sera coulé le 18 mars 1917 devant Boulogne-sur-Mer
Le cargo britannique Tyneford (1869~1917), bâtiment de 504 tx jb et de 285 tx jn attaché au port de Glasgow, propriété de la société d’armement Tyneford & Co. Ltd. (Morisson, Pollexfen & Blair Ltd.) — lui-même perdu le 3 août 1917 devant Cromer (Comté de Norfolk, Royaume-Uni), alors qu’il allait de la Tyne au Tréport avec un chargement de charbon.
Le patrouilleur auxiliaire Lorraine-III est administrativement considéré comme bâtiment armé en guerre du 27 janvier au 19 mars 1917, lendemain de sa perte.
[Circulaire du 25 avril 1922 établissant la Liste des bâtiments et formations ayant acquis, du 3 août 1914 au 24 octobre 1919, le bénéfice du double en sus de la durée du service effectif (Loi du 16 avril 1920, art. 10, 12, 13.), §. A. Bâtiments de guerre et de commerce : Bull. off. Marine 1922, n° 14, p. 720 et 752.]Un peu de cinéma sur la pêche durant la première guerre mondiale cliquez sur le lien ci-dessous
Dès l'aube, une flottille de bateaux de pêche armés sort en mer par l'estuaire des Sables d'Olonne. Des patrouilleurs, chasseurs de sous-marins, les encadrent et veillent sur eux tandis qu'ils ont gagné le large. La pêche commence : des pêcheurs à bord de canots mouillent leurs filets. Un avion Voisin en vol montre qu'une surveillance aérienne est également assurée. En cas d'attaque, les bateaux de pêche, des bateaux piège en fait, sont équipés de canons. Des pêcheurs en dégagent un de la bâche qui le camoufle et effectuent quelques tirs. Les patrouileurs équipés aussi de canons peuvent intervenir rapidement. La pêche finie, les embarcations rentrent au port. Des femmes et des enfants sont rassemblés sur le port. Les pêcheurs déchargent le poisson, alors que sur le quai, d'autres poussent des charrettes remplies de poissons. Enfin, les patrouilleurs les uns à la suite des autres vont rentrer.
Source
ECPAD
https://www.laroyale-modelisme.net/t28186p50-france-chalutier-militaire-hmt
https://forum.pages14-18.com/viewtopic.php?t=43327&sid=2b8c8b5e685d93c2b9fe1f82ac8f9072