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20 mai 2026

SPID V A 400 Jordanie BAP Prince Hussein H5 chammal rafale drone

 SPID V A 400 Jordanie 

Déployées aux Émirats arabes unis, en Jordanie, au Qatar, au Liban, à Djibouti et, dans une moindre mesure, en Irak, les forces françaises pourraient être les victimes collatérales d’une guerre dans laquelle, aujourd’hui, la France n’est pas impliquée.


La base aérienne Prince-Hassan (en arabe, قاعدة الامير حسن الجوية - الصفاوي, en anglais, Prince Hassan Air Base, H5) est une base de la Force aérienne royale jordanienne située au nord-est d'Amman. Depuis 2014, des militaires français sont stationnés dans cette base

H-5 est à l'origine une station de pompage pour l'oléoduc de Mossoul à Haïfa, disposant d'une piste d'aviation qui est utilisée par les appareils de la Royal Air Force et de l'Iraq Petroleum Company qui, entre autres missions, transportent le courrier entre Bagdad, Amman et Le Caire.

La base aérienne projetée (BAP) H5 en Jordanie s’inscrit également dans le cadre de l’opération Chammal. Située à plus de 100 kilomètres au nord-est d’Amman, elle a joué un rôle majeur en 2015, lorsque la France a intensifié ses frappes en Irak après la vague d’attentats qui a touché le bassin parisien. 

Le site accueille environ 230 personnels français. Il est fermé aux journalistes et n’est accessible qu’à l’occasion de visites officielles encadrées, comme ce fut le cas en 2024 lors du déplacement d’Emmanuel Macron.

Opération Chammal

https://ladepeche.nc/2026/03/04/guerre-au-moyen-orient-ou-sont-positionnees-les-forces-francaises



Point d’appui stratégique au Levant, la BAP H5 accueille un détachement de drone Reaper dont la pleine capacité opérationnelle a été atteinte en octobre 2023 ainsi qu’un détachement RAFALE. Ces derniers effectuent des missions au profit de CHAMMAL ainsi que des coopérations bilatérales avec nos partenaires régionaux (Jordanie et Irak). Les drones réalisent aussi des missions sous le contrôle opérationnel du CDAOA dans le cadre de la surveillance du cessez-le-feu au Liban. Ils réalisent enfin des missions de recueil et de surveillance en mer Méditerranée sous le contrôle opérationnel de CECMED ou de l’OTAN. C’est également depuis la BAP H5 que l’AAE a réalisée des missions de largage par air (LPA) dans la bande de Gaza. Ces missions ont permis de larguer plus de 100 tonnes d’aide humanitaire en août 2025.



Depuis août 2024, un radar de surveillance aérienne est opérationnel sur la BAP H5. Il est un capteur essentiel permettant de partager notre appréciation de situation nationale avec nos partenaires jordaniens et de la coalition Inherent Resolve.

Enfin, la protection de la BAP a été renforcée par le déploiement d’un système de défense sol-air courte portée et d’un système de lutte anti-drones. Lors de la « guerre des 12 jours » entre Israël et l’Iran du 13 au 25 juin 2025, les capacités nationales de détection sur site ont permis d’observer au quotidien les tirs de missiles balistiques de l’Iran et des drones de type Shahed et de contribuer à l’interception de certains drones.

Dans un cadre bilatéral, l’AAE appuie notamment la montée en puissance de l’armée de l’air irakienne pour assurer la protection de son espace aérien au travers de capacités de défense sol-air. Le dispositif s’est adapté aux mutations sur le théâtre en portant une attention particulière au Partenariat Militaire Opérationnel (PMO), dans le but de préparer la phase post-OIR et de poursuivre l’appui aux forces irakiennes engagées sur le terrain dans la lutte contre Daech.



Les RAFALE ont ainsi été engagés dans plusieurs exercices communs aux côtés d’aéronefs irakiens. Une nouvelle édition de l’exercice ABABIL est prévue en septembre 2025. Des experts français du contrôle aérien réalisent régulièrement des formations au profit des Irakiens. Enfin, l’AAE arme également des postes au sein de la Nato Mission in Irak (NMI) dont la France a pris le commandement en mai 2025 pour un an.

Sources

https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/17/rapports/cion_def/l17b2048-tvi_rapport-avis

https://imagesdefense.gouv.fr/fr/operation-chammal-visite-de-la-ministre-des-armees-en-jordanie-des-31-decembre-2018-et-1er-janvier-2019.html

02 mars 2022

Jordanie mission Chammal BAP H5 Prince-Hassan SPID V A 400 base aérienne projetée

 Jordanie Chammal BAP H5 Prince-Hassan SPID V A 400




Depuis novembre 2014, dans le cadre de l’opération Chammal [nom de la participation française à la coalition anti-jihadiste « Inherent Resolve » dirigée par les États-Unis], l’armée de l’Air & de l’Espace déploie des unités sur la base aérienne projetée [BAP] H5, située en Jordanie.

Actuellement, environ 300 aviateurs y sont affectés, pour mettre en oeuvre quatre avions Rafale, ces derniers étant régulièrement sollicités pour des missions de renseignement et d’appui au profit de la coalition.


V A  400 SPID La Poste - Jordanie 
La BAP H5 présente plusieurs intérêts : outre le renforcement des liens entre la Jordanie et la France, elle permet de réduire le temps de vol des Rafale [ainsi que d’autres avions qui y ont ponctuellement déployés, comme les C-160 Gabriel, les A330 MRTT ou encore les E3F AWACS] pour se rendre au-dessus de la Syrie et de l’Irak.

Le coût de fonctionnement de cette base reste peu élevé, au regard des avantages qu’elle procure. Elle constitue en effet un point d’appui logistique important tout en donnant de la profondeur stratégique vis-à-vis du golfe persique. Enfin, sa localisation à proximité de plusieurs foyers de crises dans la région, en fait un « élément d’appréciation autonome de sitatuations », comme l’ont récemment soutenu les députés Gwendal Rouillard et Philippe Meyer, dans un rapport sur la « stabilité au Moyen-Orient et l’après Chammal ».


Autre indice de l’importance de cette base projetée en Jordanie : le déploiement par l’armée de l’Air & de l’Espace, en août, d’un Système Air Sol Moyenne Portée – Terrestre [SAMP/T] « Mamba ». Système qui, s’il est régulièrement utilisé en Métropole pour la protection des bases aériennes et lors des dispositifs particuliers de sûreté aérienne [DPSA], n’avait jamais été envoyé en opération extérieure [OPEX].

Pour rappel, mis en oeuvre par les Escadrons de défense sol-air [EDSA] de l’AAE, le Mamba est avant tout un système antimissile de théâtre pouvant engager tout type de menace aérienne sur 360° grâce au missile intercepteur Aster 30, lequel peut détruire une cible à plus de 100 km de distance. Il se compose de cinq modules interconnectés, dont le CMD3D [Centre de management de la défense dans la 3e dimension], une conduite de tir et un radar Arabel. Huit exemplaires sont actuellement en service.


https://fr.wikipedia.org/wiki/Base_a%C3%A9rienne_Prince-Hassan


Selon l’État-major des armées [EMA], le déploiement d’un système Mamba sur la BAP H5 répond à plusieurs objectifs. En premier lieu, il vise à « consolider le partenariat avec la Jordanie ». Mais il s’agit surtout de « s’entraîner » avec les forces aériennes partenaires lors « d’exercices conjoints de défense anti-aérienne d’une emprise »… et de l’éprouver dans des conditions climatiques « extrêmes ».

https://www.senat.fr/rap/l16-649/l16-649_mono.html


https://air.defense.gouv.fr/armee-de-lair-et-de-lespace/actualite/1059

L’aviso Altaïr : de la Grande Guerre aux mers d’Extrême-Orient Flower Trolley de Prévaux

L’aviso Altaïr : de la Grande Guerre aux mers d’Extrême-Orient Timbre à date  TIENTSIN – 11 JANV. 1929 ( lecture probable mais non totaleme...