SPID V A 400 Jordanie
Déployées aux Émirats arabes unis, en Jordanie, au Qatar, au Liban, à Djibouti et, dans une moindre mesure, en Irak, les forces françaises pourraient être les victimes collatérales d’une guerre dans laquelle, aujourd’hui, la France n’est pas impliquée.
H-5 est à l'origine une station de pompage pour l'oléoduc de Mossoul à Haïfa, disposant d'une piste d'aviation qui est utilisée par les appareils de la Royal Air Force et de l'Iraq Petroleum Company qui, entre autres missions, transportent le courrier entre Bagdad, Amman et Le Caire.
La base aérienne projetée (BAP) H5 en Jordanie s’inscrit également dans le cadre de l’opération Chammal. Située à plus de 100 kilomètres au nord-est d’Amman, elle a joué un rôle majeur en 2015, lorsque la France a intensifié ses frappes en Irak après la vague d’attentats qui a touché le bassin parisien.
Le site accueille environ 230 personnels français. Il est fermé aux journalistes et n’est accessible qu’à l’occasion de visites officielles encadrées, comme ce fut le cas en 2024 lors du déplacement d’Emmanuel Macron.Opération Chammal
https://ladepeche.nc/2026/03/04/guerre-au-moyen-orient-ou-sont-positionnees-les-forces-francaises
Point d’appui stratégique au Levant, la BAP H5 accueille un détachement de drone Reaper dont la pleine capacité opérationnelle a été atteinte en octobre 2023 ainsi qu’un détachement RAFALE. Ces derniers effectuent des missions au profit de CHAMMAL ainsi que des coopérations bilatérales avec nos partenaires régionaux (Jordanie et Irak). Les drones réalisent aussi des missions sous le contrôle opérationnel du CDAOA dans le cadre de la surveillance du cessez-le-feu au Liban. Ils réalisent enfin des missions de recueil et de surveillance en mer Méditerranée sous le contrôle opérationnel de CECMED ou de l’OTAN. C’est également depuis la BAP H5 que l’AAE a réalisée des missions de largage par air (LPA) dans la bande de Gaza. Ces missions ont permis de larguer plus de 100 tonnes d’aide humanitaire en août 2025.
Depuis août 2024, un radar de surveillance aérienne est opérationnel sur la BAP H5. Il est un capteur essentiel permettant de partager notre appréciation de situation nationale avec nos partenaires jordaniens et de la coalition Inherent Resolve.
Enfin, la protection de la BAP a été renforcée par le déploiement d’un système de défense sol-air courte portée et d’un système de lutte anti-drones. Lors de la « guerre des 12 jours » entre Israël et l’Iran du 13 au 25 juin 2025, les capacités nationales de détection sur site ont permis d’observer au quotidien les tirs de missiles balistiques de l’Iran et des drones de type Shahed et de contribuer à l’interception de certains drones.
Dans un cadre bilatéral, l’AAE appuie notamment la montée en puissance de l’armée de l’air irakienne pour assurer la protection de son espace aérien au travers de capacités de défense sol-air. Le dispositif s’est adapté aux mutations sur le théâtre en portant une attention particulière au Partenariat Militaire Opérationnel (PMO), dans le but de préparer la phase post-OIR et de poursuivre l’appui aux forces irakiennes engagées sur le terrain dans la lutte contre Daech.Les RAFALE ont ainsi été engagés dans plusieurs exercices communs aux côtés d’aéronefs irakiens. Une nouvelle édition de l’exercice ABABIL est prévue en septembre 2025. Des experts français du contrôle aérien réalisent régulièrement des formations au profit des Irakiens. Enfin, l’AAE arme également des postes au sein de la Nato Mission in Irak (NMI) dont la France a pris le commandement en mai 2025 pour un an.
Sources
https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/17/rapports/cion_def/l17b2048-tvi_rapport-avis





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