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06 juin 2026

Lettre de Saint-Brieuc pour Paris 7 frimaire an 8 manufacture armes Versailles novembre 1799 chouannerie révolution Saint-Brieuc

 Les Chouans en Côtes du Nord 

St-Brieux 7 frimaire an 8

Une lettre du 7 frimaire an VIII ( 27 novembre 1799) adressée à un homme de loi à Paris depuis Saint-Brieux.

La situation en Bretagne est alors compliquée.


Le chouannage est affaire de longue durée. 
Réprimé en 1793, il est de nouveau actif en 94 et en 95, il est réveillé par le débarquement anglo-émigré de Quiberon qui échoue à faire la jonction avec le mouvement breton mais diffuse ses rescapés dans toute la péninsule.

En 1799, on en est au troisième temps de la chouannerie. Le pouvoir du Directoire est affaibli. Le moment est venu de lancer des raid-éclairs contre Coutances, Le Mans, Nantes... 

Et, le 5 brumaire de l'an VIII, contre le chef-lieu des Côtes du Nord.



Cachet  21 St BRIEUX 
taxe II décimes cachet arrivée au verso  8I
Dans la nuit du 25 au 26 octobre 1799, environ 400 Chouans attaquent Saint-Brieuc pour libérer des prisonniers royalistes. Ils surprennent la garnison républicaine, prennent l’hôtel de ville, exécutent le procureur Poulain-Corbion et délivrent 247 détenus. Le général Casabianca reste inactif. Les Chouans se retirent au matin avec peu de pertes, remportant une victoire symbolique importante dans le cadre de la Chouannerie.


St Brieuc 7 frimaire an 8

Citoyen

Les nouvelles de paix que vient de transmettre le télégraphe me donnent l’heureux espoir que mes soins vont encore redevenir fructueux à la chose qui m’est confiée. Je pars pour y aller passer quelques jours et prendre mes hauteurs pour tâcher d’y lever un nouveau ménage et réparer les dégâts que j’ai essuyés. Le fort ne s’est pas autant ressenti que je l’ai craint de ma courte absence, parce que le bois ne s’est pas encore fait sentir.

Dessin Boudriot


Je serai obligé de réarmer ceux des gardes qui ont perdu leurs fusils : quant à moi j’en ai perdu cinq et mes pistolets ; et comme il n’est pas possible d’habiter une forest sans armes, je vais emprunter un fusil, jusqu’à ce que vous me trouviez le moment favorable pour m’en faire passer un de la manufacture de Versailles. Je le voudrois à deux coups, peut être bien bronzé pour parer à la rouille, une bayonette dans la crosse, moule à balles, et surtout qu’il porte son



plomb si serré qu’à 60 pas il porte tout son coup dans une feuille de papier ; pour cela il faut que le canon soit foré un peu plus étroit de petit bout que de la culasse. Enfin, Mon cher Citoyen, vous ferez surement de votre mieux et comme pour vous.

Je voudrois aussi une paire de pistolets simples d’environ 16 à 17 pouces de canon, pour porter en poche d’habit ou à la ceinture, qui ayent des batteries qui ne ratent pas ; moyennant ces précautions et un bois domestique qui me servira, je serai en état de repousser aux instans qui me sont confiés.

J’ai écrit aux héritiers Du Cayo qu’ils peuvent venir prendre ici mille écus que j’ai en ordre de leurs compter ; je les laisse, en partant, à ma femme qui me charge de mille sincères complimens pour vous. Je suis encore en état de vous en envoyer autant, lorsque je trouverai une lettre de change, ce qui va devenir bien commun, si les nouvelles de la paix se confirment.

Je n’ai encore payé que 1650. à le compte des 3000 d’impôt de la forêt pour l’an 7 ; on m’a fait espérance des réductions, mais cela n’avance pas.



Il était tenu que la loi des otages fut reportée ; le pauvre Thomas père fut arrêté, mais personne n’ayant voulu donner dénonciation soit de la conspiration, il fut remis en liberté.

Salut, Respect et sincère amitié
Thierry

Arquebusier ordinaire du roi à partir de 1788,
Nicolas-Noël Boutet est nommé
directeur-artiste de la Manufacture de carabines
de Versailles en 1792. 

Pistolet de luxe à silex de la Manufacture de Versailles, canon en acier damas à ruban, piqueté et grisé, octogonal, légèrement tromblonné à la bouche, le tonnerre damasquiné d'or porte quatre poinçons de Boutet non lisibles (“B C” dans un carré, sur chaque pan incliné, “N B” dans un rectangle et “N B” dans un octogone sur le pan supérieur), il est damasquiné d'or et orné sur chaque pan d'un navire voguant sur les flots, le reste du canon est orné d'un semis d'étoiles d'or, calibre 15 mm rayé cheveux ; platine à corps plat ouvragée à l'arrière et signée dans un losange : “Boutet Directeur

15 mars 2022

Révolution hôtel de la Marine garde-meubles 1789 1989 Musée

Révolution à l'hôtel de la Marine 

du garde-meubles au musée 1789 1989 2022

Les 17 et 18 juin 1989, la Poste Navale Paris a réalisé un timbre à date illustré célébrant le bicentenaire de la Révolution française. Une ancre et devant le dessin de l'hôtel de la Marine place de la Concorde. Voici quelques éléments et photos recueillis lors de la visite du Ministère avec l'association des anciens marins de la Jeanne.







Le Garde-Meuble de la Couronne, appelé aussi Garde-Meuble royal, était en France, sous l'Ancien Régime
, l'administration chargée de la gestion du mobilier et des objets d'art destinés à l'ornement des demeures royales. Il désignait aussi le magasin de dépôts géré par cette administration.

photo JM Bergougniou

photo JM Bergougniou

photo JM Bergougniou

photo JM Bergougniou

photo JM Bergougniou

photo JM Bergougniou

photo JM Bergougniou

photo JM Bergougniou

Le Garde-Meuble est installé à l'Hôtel du Petit Bourbon jusqu'en 1758. Il est ensuite déplacé à l'hôtel de Conti (1758-1768) puis à l'hôtel des Ambassadeurs extraordinaires, aujourd'hui Palais de l'Elysée, avant de s'installer en 1772 dans un bâtiment spécialement construit, l'hôtel du Garde-Meuble, aujourd'hui l'hôtel de la Marine, place de la Concorde à Paris. En 1777, ses salles sont disposées pour permettre la visite des collections tous les premiers mardis de chaque mois de Pâques à la Toussaint.


Symbole de l’administration et du faste royal, les jours du Garde-Meuble sont comptés.

Deux événements marquent l’histoire du lieu :
le 13 juillet 1789, les révolutionnaires s’emparent des armes exposées dans la salle d’armes. Le lendemain, ils iront chercher des munitions à… la Bastille.
La petite histoire raconte que les premiers tirs contre la Bastille ont été tirés par des canons montés sur des affûts damasquinés en argent offerts par le roi du Siam à Louis XIV en 1684, pris la veille dans les collections royales du Garde-Meuble.
le 16 septembre 1792, le vol des bijoux de la couronne  a lieu à l'Hôtel de la Marine. Dans la nuit, une quarantaine de personnes entrent dans le salon où sont exposés les bijoux, et dérobent un butin de près de 30 millions de francs.



Dès le début de la Révolution, le roi Louis XVI quitte Versailles pour Paris.

photo JM Bergougniou

Toutes les administrations de l’État présentes à Versailles doivent donc regagner la capitale.

photo JM Bergougniou


Mais un obstacle de taille se dresse : où les installer à Paris ? Le ministère de la Marine, avec à sa tête le comte de La Luzerne et Jean-Baptiste Berthier, s’installe dans le palais abritant le Garde-Meuble en 1789.


photo JM Bergougniou


A la tête d'une administration royale qui compte plus de 100 employés, l'Intendant est en charge du mobilier des résidences royales, des tapisseries, des petites statues en bronze, des armes et des joyaux de la Couronne.




photo JM Bergougniou


photo JM Bergougniou

Dans un premier temps, la Marine occupe des espaces au deuxième étage et à l’ouest du premier étage. Il lui faudra moins de 10 ans avant de pouvoir occuper le bâtiment dans son ensemble. C’est le début de deux siècles de présence de cette administration dans ce palais qui portera désormais le nom d’Hôtel de la Marine. Ce n’est qu’en 2015 que le ministère de la Marine quitte le bâtiment.

photo JM Bergougniou


Surveiller la rue de Rivoli

la rue de Rivoli au travers de l'oeilleton photo JM Bergougniou

rue de Rivoli photo JM Bergougniou

C'est autour de la place de la Concorde et de l'Opéra qu'eurent lieu les derniers les combats pour la libération de Paris en août 1944.

L'Hôtel de la Marine était alors occupé par l'État-major de la Marine allemande. De nombreux soldats nazis y étaient encore retranchés, notamment dans le salon d'angle de l'appartement de l'Intendant, au premier étage. Situé à l'angle de la place de la Concorde et de la rue de Rivoli, ce dernier offre en effet une position stratégique pour observer l'arrivée des combattants français. Dissimulés derrière les volets intérieurs du bâtiment, les Allemands pouvaient observer discrètement leurs ennemis par un œilleton percé en plein milieu du volet.

Sources
Ministère des Armées
Anciens marins de la Jeanne

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Marseille Toulon  Adolphe Pironneau corvette La Favorite Une enveloppe de Marseille pour Toulon du 18 juin 1828 va nous permettre d'évoq...