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30 juillet 2026

Elsa Catelin Hôtel de Soubise 2026 archives nationales MARINE

L'Hôtel de Soubise – Une gravure d'Elsa Catelin

Encore une fois un grand bravo à Elsa Catelin pour ce magnifique travail de gravure. Et merci pour l'envoi du document. 

Le timbre consacré à l'Hôtel de Soubise met à l'honneur l'un des plus remarquables hôtels particuliers de Paris, aujourd'hui siège historique des Archives nationales. À travers une gravure d'une grande finesse réalisée par Elsa Catelin, l'édifice révèle toute l'élégance de son architecture du XVIIIᵉ siècle. 


Le timbre consacré à l'Hôtel de Soubise met à l'honneur l'un des plus remarquables hôtels particuliers de Paris, aujourd'hui siège historique des Archives nationales. Je connais bien les lieux pour avoir travailler rue du Parc-Royal lors de ma vie parisienne. 

Avec cette gravure d'une grande finesse réalisée par Elsa Catelin, l'édifice révèle toute l'élégance de son architecture du XVIIIᵉ siècle. 
La taille-douce restitue avec précision les jeux de lumière sur la pierre, la richesse des sculptures et l'équilibre des volumes imaginés par l'architecte Pierre-Alexis Delamair.




L'art de la gravure apporte une profondeur particulière à cette représentation, faisant ressortir chaque détail de la façade et de la cour d'honneur. Le trait délicat de l'artiste traduit à la fois la majesté de cette ancienne demeure princière et l'atmosphère paisible qui règne aujourd'hui dans ce haut lieu de la mémoire nationale.
Résidence des princes de Rohan-Soubise avant de devenir, après la Révolution, le cœur des Archives nationales, l'édifice incarne plusieurs siècles d'histoire française. Ce timbre rappelle ainsi le lien étroit entre patrimoine architectural, histoire et art postal. Grâce au savoir-faire d'Elsa Catelin, l'Hôtel de Soubise est magnifié dans une composition où la précision technique se met au service de l'émotion et de la découverte du patrimoine.


Avant la création du Service historique de la Défense, une partie importante des archives de la Marine était conservée à l'Hôtel de Soubise, siège des Archives nationales. On y trouve encore aujourd'hui de précieux fonds issus du Secrétariat d'État à la Marine et des administrations de l'Ancien Régime. 
Ces documents retracent l'organisation de la Marine royale, la construction des navires, les arsenaux, les campagnes navales, le personnel et les échanges avec les colonies. 


Ils constituent une source essentielle pour l'étude de l'histoire maritime française du XVIIᵉ au XIXᵉ siècle. Les chercheurs y consultent notamment des correspondances ministérielles, des mémoires, des registres administratifs et des dossiers techniques. Ces fonds complètent ceux conservés au Service historique de la Défense à Vincennes, Brest, Cherbourg, Lorient, Rochefort et Toulon, offrant ainsi une vision particulièrement riche de l'histoire de la Marine française.

26 juillet 2026

P.H.M. EV Jacoubet ultime mission 2027 corymbe 26-2 mars mai 2026

P.H.M. EV Jacoubet ultime mission 2027




Après quarante-quatre années de service, le patrouilleur de haute mer Enseigne de vaisseau Jacoubet (F794) a été retiré du service actif en juin 2026, à l'issue d'une dernière mission Corymbe en Afrique de l'Ouest. Construit à la DCN de Lorient et admis au service en octobre 1982, ce bâtiment de la série des avisos A69 a d'abord servi en Méditerranée avant de rejoindre Brest en 2020. 

Cherchez l'erreur !


Des timbres marocains et une flamme brestoise en date du 15-07_2026
et oui  erreur de la part c'est la flamme de
PIC  RENNES ARMORIQUE NOYAL CHATILLON

Cette enveloppe souvenir de l'ultime mission Corymbe 26-2 du PHM Enseigne de vaisseau Jacoubet présente une curiosité peu banale : une empreinte mécanique de La Poste française, datée du 15 juillet 2026, oblitère… deux timbres du Royaume du Maroc. Les timbres marocains n'ayant aucune validité postale en France, ce pli constitue une amusante anomalie postale. S'agit-il d'un simple oubli du contrôle humain, d'un souvenir confectionné par un marin, ou d'une véritable erreur de traitement automatique ? Une petite énigme qui fera sourire les marcophiles et rappelle que même les machines de tri ne sont pas infaillibles.

Au cours de sa carrière, il a parcouru près de 1,3 million de milles nautiques, soit l'équivalent de soixante fois le tour de la Terre, naviguant en Atlantique, dans les Caraïbes, en mer Noire et dans l'océan Indien. Reclassé patrouilleur de haute mer en 2009, il a poursuivi ses missions de surveillance, de présence et de protection des approches maritimes françaises. Son désarmement marque une nouvelle étape dans le remplacement des anciens avisos par les futurs patrouilleurs hauturiers, plus modernes et mieux adaptés aux missions du XXIᵉ siècle. L'EV Jacoubet restera le symbole d'une génération de bâtiments robustes qui ont fidèlement servi la Marine nationale pendant plus de quatre décennies.

L'EV Jacoubet quitte la flotte après quarante-quatre ans de service

Le 18 juin 2026, la Marine nationale a officiellement retiré du service actif le patrouilleur de haute mer Enseigne de vaisseau Jacoubet (F794), mettant un terme à quarante-quatre années de navigation. Construit par la DCN de Lorient et admis au service en octobre 1982, ce quatorzième aviso de la série A69 a longtemps servi en Méditerranée avant de rallier Brest en 2020. Au cours de sa carrière, il a parcouru près de 1,3 million de milles nautiques, participé à de nombreuses opérations de présence et de souveraineté, et achevé son parcours par une ultime mission Corymbe dans le golfe de Guinée. 

Reclassé patrouilleur de haute mer en 2009, le Jacoubet avait conservé son sonar de coque tout en adaptant son armement à l'évolution de ses missions. Son retrait s'inscrit dans le renouvellement de la flotte de surface, les anciens PHM cédant progressivement la place aux nouveaux patrouilleurs hauturiers, appelés à assurer les missions de surveillance maritime et de protection des intérêts français pour les décennies à venir. Avec le désarmement du Jacoubet, c'est une page importante de l'histoire des avisos A69 qui se tourne.


Une larme pour les derniers A69



Avec le départ de l'EV Jacoubet, c'est une nouvelle silhouette familière qui disparaît de l'horizon. Pendant plus de quarante ans, les avisos A69 ont accompagné les marins français sur toutes les mers du monde, dans l'ombre des grandes unités, accomplissant sans relâche les missions les plus diverses : surveillance, présence, escorte, sauvetage ou coopération. Robustes, marins et toujours disponibles, ils ont marqué plusieurs générations d'équipages. Bientôt, le Commandant Blaison, dernier représentant de cette série emblématique, quittera lui aussi le service actif. Les nouveaux patrouilleurs hauturiers prendront la relève avec des capacités accrues, mais pour tous ceux qui ont navigué à bord ou croisé leur sillage, une pensée émue et une larme discrète accompagneront la disparition des derniers A69, fidèles serviteurs de la Marine nationale.


1. Enfin du neuf !

Enfin du neuf ! Après quarante-quatre ans de bons et loyaux services, les derniers A69 passent la main. Certains marins ne cacheront pas leur émotion ; d'autres regarderont surtout avec intérêt les nouveaux patrouilleurs, en espérant qu'ils vibrent un peu moins, qu'ils grincent un peu moins... et que la climatisation fonctionne enfin. Les A69 entrent dans l'histoire, non sans laisser derrière eux une solide réputation de robustesse... et quelques souvenirs de roulis mémorables.


2. Il était temps…


Quarante-quatre ans de service, ce n'est pas une carrière, c'est un exploit. Les A69 auront tout connu : la Guerre froide, les opérations extérieures, les longues patrouilles et les générations de marins. Alors, lorsqu'arrive leur successeur, certains soupirent avec nostalgie, tandis que d'autres murmurent : « Il était temps ! » Une façon toute maritime de rendre hommage à un vieux compagnon de mer.


3. Place aux jeunes !



Les A69 quittent la scène avec les honneurs. Les nouveaux patrouilleurs hauturiers promettent davantage de confort, d'autonomie et de technologies. Les anciens regretteront leur silhouette familière ; les plus jeunes apprécieront sans doute les couchettes plus accueillantes et les équipements modernes. Comme toujours dans la Marine, on regrette le navire que l'on quitte... jusqu'au jour où l'on embarque sur un plus récent.



13 juillet 2026

Mission Jeanne d'Arc 2026 passage du Canal de Suez Egypte PHA DIXMUDE FLF ACONIT 24 février 2026



 Mission Jeanne d'Arc 2026 passage du Canal de Suez

De l’océan Indien jusqu’en Atlantique,


la mission JDA démontre la capacité de la France à être projetée partout dans le monde, des côtes africaines au continent américain. Cette capacité opérationnelle lui permet d’affirmer sa légitimité, de renforcer ses partenariats et de contribuer à la stabilité de ces régions ainsi qu’à l’assistance aux populations victimes de catastrophes naturelles, en tant que partenaire fiable et solidaire. Lors de ce déploiement, en plus des interactions nationales ultramarines, des actions de coopération seront menées avec plusieurs pays partenaires tant en mer qu’à terre.

À ce titre, la mission JDA 26 est un outil de rayonnement et d’influence qui offre de multiples opportunités d’engagement diplomatique.

L'Égypte cherche à : 

protéger le canal de Suez ;

sécuriser les gisements gaziers en Méditerranée orientale ;

disposer d'une capacité de projection en mer Rouge, dans le golfe d'Aden et en Méditerranée ;

devenir la principale puissance navale du monde arabe aussi achète-t-elle à la France 2 porte-hélicoptères d'assaut de classe Mistral (France)

"Gamal Abdel Nasser (L1010)" "Anouar el-Sadate (L1020)"

Ces bâtiments avaient été construits pour la Russie avant l'annulation du contrat. L'Égypte les rachète en 2015 pour environ 950 millions d'euros.


**V 10270** SPID La Poste 24 FEV 2026

« Après avoir franchi le canal de Suez le 24 février, le groupe amphibie Jeanne d'Arc composé du porte-hélicoptères amphibie Dixmude et de la frégate Aconit a débuté une séquence d'échanges opérationnels avec les forces armées égyptiennes à partir de Port Safaga. »

À la suite de la dégradation de la situation sécuritaire au Moyen-Orient (guerre entre Israël et l'Iran et risques accrus dans la mer Rouge), la mission Jeanne d'Arc 2026 a été modifiée en cours de déploiement. 
Le groupe a renoncé à poursuivre son programme initial vers l'Asie et a été redirigé vers l'Atlantique via le cap de Bonne-Espérance, puis le Brésil, les Caraïbes, le Canada et l'Europe, avant son retour à Toulon.


Après le franchissement du canal de Suez le 24 février 2026, le groupe Jeanne d'Arc (Dixmude et Aconit) a fait escale à Port Safaga pour sa première activité opérationnelle de la mission.

1. Coopération avec les forces armées égyptiennes

L'objectif principal était de renforcer l'interopérabilité entre les armées française et égyptienne :

échanges entre états-majors ;

préparation et conduite d'activités amphibies ;

entraînement des officiers-élèves de la mission Jeanne d'Arc ;

familiarisation avec les procédures communes avant les opérations en mer Rouge.

2. Entraînement amphibie


Le groupe tactique embarqué du Dixmude, constitué principalement d'éléments de la 9e brigade d'infanterie de marine, a conduit des exercices avec des unités égyptiennes.

Ces activités comprenaient notamment :

débarquement de troupes ;

mise en œuvre des chalands de débarquement du PHA ;

coordination entre moyens navals, terrestres et aériens ;

procédures de commandement conjointes.

3. Activités aéronautiques


Le Dixmude embarquait :

des hélicoptères Caïman ;

des hélicoptères Gazelle ;

un Dauphin de la flottille 34F ;

un drone Camcopter S-100.


Des vols d'entraînement ont été réalisés pour :

la reconnaissance,

les liaisons tactiques,

les opérations héliportées,

les procédures de recherche et sauvetage (SAR).

4. Formation des officiers-élèves

Comme chaque mission Jeanne d'Arc, cette première escale servait également de terrain d'application pour les 162 officiers-élèves français et étrangers embarqués.

Ils ont participé :

aux briefings opérationnels ;

aux exercices de planification ;

aux liaisons avec les autorités militaires égyptiennes ;

aux opérations amphibies sur le terrain.

https://www.defense.gouv.fr/sites/default/files/ministere-armees/2026_DOSSIER_DE_PRESSE_JDA26_UK.pdf?utm_source=chatgpt.com

06 juillet 2026

LORIENT Océans 2026 BH LAPEROUSE 25 au 28 juin 2026

LORIENT Océans 

BH LAPEROUSE

Buste de La pérouse par Rude 
au musée de la Marine à Brest






Lorient Océans 2026 a lieu du 25 au 28 juin 2026, dans la rade de Lorient, autour de Lorient-La Base, du port de pêche et des communes de la rade. C’est la 5e édition du festival maritime.

BH LAPEROUSE © Patrick Le Pestipon
« D’une manière générale, on connaît mieux la surface de la Lune que le fonds des océans – seuls 5% sont connus ! 
La première mission du La Pérouse est donc de mesurer les fonds sous-marins, dans l’objectif de faire des cartes sous-marines destinées à tous les usagers de la mer. Parce qu’il y a un enjeu stratégique à connaître les fonds sous-marins, c’est la Marine nationale qui s’occupe des cartes sous-marines, par le biais du Service Hydrographique et Océanographique de la Marine nationale (SHOM). 


 Le festival Lorient Océans a réuni, du 25 au 28 juin 2026, des dizaines de milliers de visiteurs autour de la rade de Lorient pour célébrer le patrimoine maritime breton et les 400 ans de la Marine nationale. 


© Patrick Le Pestipon
Pendant quatre jours, le public a pu visiter des navires d'exception, embarquer à bord de vieux gréements et assister à de nombreuses démonstrations nautiques. Parmi les vedettes figuraient le prestigieux Belem, la goélette La Recouvrance et le bâtiment hydrographique Lapérouse, auxquels s'ajoutaient plusieurs voiliers traditionnels et navires militaires. 

© Patrick Le Pestipon
La grande parade maritime a constitué le temps fort du festival avec le défilé des bâtiments dans la rade. Les quais accueillaient également des villages thématiques, des ateliers pour les enfants, des animations pédagogiques, des expositions, des conférences et des démonstrations de sauvetage en mer. 


© Patrick Le Pestipon
Concerts, spectacles et embarquements ont rythmé les journées, tandis que les communes de la rade proposaient leurs propres festivités. Véritable rendez-vous populaire, Lorient Océans confirme son ambition de faire découvrir au plus grand nombre la richesse du patrimoine maritime, les métiers de la mer et les innovations du monde nautique.


Merci à Patrick Le Pestipon

01 juillet 2026

SNA Perle de Toulon à Cherbourg 2026 désarmement mai juin

SNA Perle de Toulon à Cherbourg démantellement 2026




Un pli daté du 20 mai 2026 à Toulon est arrivé le 30 juin 2026 à Tinténiac... Si Philéas Fogg mit 80 jours pour boucler son tour du monde, cette enveloppe aura mis la moitié du temps pour venir de Toulon....



Le SNA Perle (S606) est le sixième et dernier sous-marin nucléaire d'attaque de la classe Rubis. Mis en service en 1993, il a été basé à Toulon pendant plus de trente ans. Sa mission principale était de protéger les intérêts maritimes français grâce à des opérations de renseignement, d'escorte des sous-marins nucléaires lanceurs d'engins (SNLE), de lutte contre les navires et sous-marins adverses, ainsi que de soutien aux groupes aéronavals. Il pouvait rester plusieurs mois en mer grâce à sa propulsion nucléaire.


En juin 2020, alors qu'il était en arrêt technique majeur dans le port militaire de Toulon, un violent incendie s'est déclaré à bord. Le feu a duré près de quatorze heures et a gravement endommagé la partie avant du bâtiment. Aucun marin n'a été blessé et le réacteur nucléaire, dont le combustible avait été retiré pour la maintenance, n'a présenté aucun risque radiologique

En juin 2020, alors qu'il était en arrêt technique majeur dans le port militaire de Toulon, un violent incendie s'est déclaré à bord. Le feu a duré près de quatorze heures et a gravement endommagé la partie avant du bâtiment. Aucun marin n'a été blessé et le réacteur nucléaire, dont le combustible avait été retiré pour la maintenance, n'a présenté aucun risque radiologique

Chargement du SNA Perle d'après Mer et Marine


Le 2 décembre 2020, le SNA Perle est arrivé à Cherbourg à bord du navire semi-submersible néerlandais Rolldock Storm, après avoir quitté Toulon où il avait été gravement endommagé par un incendie le 12 juin 2020. Ce mode de transport exceptionnel a été choisi afin de préserver la coque du sous-marin et de permettre sa réparation dans les installations de Naval Group à Cherbourg.


Quelques jours plus tard, le sous-marin a été mis au sec grâce au gigantesque ascenseur à navires du chantier de Cherbourg, habituellement utilisé pour la mise à l'eau des nouveaux sous-marins. Les équipes de Naval Group ont alors entrepris une opération inédite : remplacer toute la partie avant de la Perle par celle du Saphir, un sous-marin de la même classe retiré du service. Cette réparation, qui a mobilisé environ 350 000 heures de travail, a constitué l'un des chantiers les plus spectaculaires de l'histoire récente de la construction navale militaire française.


arrivée à Cherbourg d'après photo Marine nationale
Après avoir achevé son dernier déploiement opérationnel en Méditerranée, le SNA Perle a quitté Toulon pour rejoindre Cherbourg, où il est arrivé le 1er juin 2026. Ce retour marque la fin de trente-trois années de service au sein de la Marine nationale. À Cherbourg, port historique de construction et de démantèlement des sous-marins nucléaires français, le bâtiment entre dans la phase de désarmement, prélude à son démantèlement.

Sources

Mer et Marine

Marine nationale

Cols Bleus

https://envelopmer.blogspot.com/2026/05/sna-perle-deconstruction-cherbourg.html

30 mai 2026

Patrouilleur Fulmar Mission Grand Nord Mission Acadie Boston 2026 Canada Nouvelle Ecosse Annapolis SPM


Patrouilleur Fulmar Mission Grand Nord Mission Acadie Boston

Dans le cadre de la mission "Acadie 2026", le patrouilleur de la Marine nationale, basé à Saint-Pierre et Miquelon, a effectué une grande navigation dans les Maritimes avec plusieurs escales techniques et symboliques au Nouveau-Brunswick, en Nouvelle-Écosse et à l’Île-du-Prince-Édouard.


A l’occasion des 400 ans de la Marine nationale, cette mission fut placée sous le signe de l’amitié et des liens historiques et culturels forts qui unissent la France et l’Acadie. Retour sur la première visite de la Forteresse de Louisbourg et de Port-Royal, ou encore les escales à Saint John (NB) et Charlottetown (IPÉ), ainsi que le mouillage à Annapolis Royal (NS), berceau de la présence française au Canada.

Le capitaine de corvette François Mauger et le consul général Bertrand Cahuet ont eu l’honneur de recevoir à bord, deux ministres de la Province du Nouveau-Brunswick, la députée de Saint John, la présidente de la SANB, le directeur général de l'Arcf, ainsi que le public de la région pour la visite du bâtiment militaire.


Une rencontre avec les autorités du Port de Saint John a par ailleurs été organisée à l'occasion de cette escale. 

https://ca.diplomatie.gouv.fr/fr/le-fulmar-acheve-sa-grande-mission-dans-les-maritimes


Avec son équipage de 12 autres marins, le commandant et capitaine de corvette a eu l’occasion de visiter aussi Sydney au Cap-Breton et Saint-Jean (N.-B.). Il s’est rendu à Charlottetown après Annapolis. Ils étaient à Annapolis du samedi 25 avril jusqu’au lundi 27. 


Il s’agit probablement du premier navire de France à entrer dans le bassin historique de Port-Royal depuis 1904, alors que la région célébrait le tricentenaire de l’arrivée des Français sur ce continent et le dévoilement du monument de Pierre Dugua de Mons sur le site historique de Fort-Anne.

Pierre Dugua de Mons à Québec


Richard Laurin, propriétaire de l’entreprise des tournées Novacadie située près d’Annapolis, a reçu un courriel du commandant François Mauger, le 19 avril, demandant si le site d’Annapolis Royal serait ouvert pour une visite et si Richard pourrait partager ses connaissances. Il avait été référé par le Consul de France à Moncton.

En avant, la crieuse de ville Christine Connollyy, la mairesse Amery Boyer et le commandant François Mauger avec, à droite, le guide Richard Laurin entourent les marins présents à la réception de la mairie d’Annapolis. 

Richard a alors communiqué avec la mairesse, Amery Boyer, pour que cette entrée mémorable au port se fasse en bonne et due forme. Il a offert ses services de guide.



Dès le débarquement d’un premier groupe vers 16 h, le samedi 25, avec la crieuse de ville d’Annapolis, Christine Connolly, le guide a fait une tournée des abords du Fort-Anne pour donner un survol rapide de l’histoire de la région. Ensuite, avec la mairesse, ils sont allés aux environs du site du premier moulin à eau au nord du continent, celui du sieur de Poutrincourt dès 1607.  

Le 26, après la visite à tour de rôle du Lieu historique national de l’Habitation de Port-Royal, le guide les a menés le long de la route Évangéline vers la région de Belle-Isle, où ils ont été accueillis par Charlie et Jennifer Thibodeau. Ils ont appris davantage au sujet de l’histoire de l’Acadie avant de se rendre à la réception chez la mairesse.

La crieuse Christine Connolly, vêtue de son accoutrement d’époque (armoiries de la reine Anne), a alors accueilli le groupe à la résidence. «Le Fulmar, avec son équipage de 13 marins, peut être un des plus petits patrouilleurs français, mais sa portée sur l’Océan atlantique est immense», a-t-elle prononcé. 

«Ici, sous vos pieds, est née la langue française en Amérique du Nord et l’histoire tumultueuse du peuple acadien qui a commencé ici à Port-Royal. Nous vous invitons donc à marcher ici où vos compatriotes ont fait leurs premiers pas, ont planté les premiers grains, les premières vignes, ont construit le premier moulin et ont établi des relations amicales avec le peuple mi’kmaq. Ce lieu est le berceau de notre nation.»

Le commandant Mauger a expliqué le travail du patrouilleur à Saint-Pierre-et-Miquelon. «Nous avons deux grandes missions comme patrouilleur», a expliqué le commandant Mauger

La première est de servir de Garde côtière aux iles de Saint-Pierre-et-Miquelon et la deuxième de représenter la France en Amérique-du-Nord. Les missions du patrouilleur de service public Fulmar sont la protection (patrouille, action de souveraineté) et le service public (secours en mer, police de la navigation, police des pêches, assistance aux zones isolées) en Atlantique du Nord-Ouest. Le navire peut s’appareiller en une heure en cas de force majeure.

«Ici, nous gardons un contact avec la communauté acadienne et francophone et avec les écoles francophones, surtout [Étoile de l’Acadie] à Sydney. On présente la marine française à beaucoup d’écoles», a-t-il précisé.

Le patrouilleur de service public Fulmar, anciennement Jonathan, est un ancien bateau de pêche acquis par la Marine française qui sert de patrouilleur stationnaire remplissant les fonctions de protection des zones économiques exclusives et de service public à Saint-Pierre-et-Miquelon avec sa population de 6 000 personnes.

Le chalutier Jonathan, lancé en 1991, a été acheté en 1996 par la Marine nationale grâce à la volonté du nouveau président de l’État à l’époque, Jacques Chirac, qui visait la présence permanente d’un patrouilleur armé par la Gendarmerie maritime de Saint-Pierre-et-Miquelon pour faire face à la fin du moratoire de sept ans sur la pêche à la morue.

Les 12 autres marins qui accompagnent le commandant Mauger sont: Élise de Feuardent, Olivier Senelle, Jérôme Matusik, Clément LeBras, Guillaume Segond, Hervé Le Berre, Guillaume Tron, Nicolas Porcheron, Bruno Nongue, Guillaume Barreau, Mattéo Italiani et Corentin Guittot

Merci à Joël Moreau

https://lecourrier.com/nos-communautes/nos-communautes-vallee-de-lannapolis/2026/05/01/le-patrouilleur-francais-fulmar-en-visite-annapolis-royal/

Publication de Consulat Général de France dans les Provinces Atlantiques

Marine nationale

28 mai 2026

PH Trolley de Prévaux patrouilleur hauturier Piriou Concarneau 2026

 PH Trolley de Prévaux

Le jeudi 5 février 2026, à Concarneau, le chantier naval Piriou a procédé à la mise à l’eau du Trolley de Prévaux, premier patrouilleur hauturier (PH) destiné à la Marine nationale française. Cette étape symbolique marque une avancée majeure dans le renouvellement des capacités de surveillance et d’intervention maritime de la France.


Construit sous maîtrise d’œuvre d’ensemble de la Direction générale de l’armement (DGA), le bâtiment inaugure une nouvelle génération de patrouilleurs conçus pour remplacer progressivement les anciens avisos A69 et certains patrouilleurs vieillissants encore en service. Le programme prévoit à terme dix unités, dont les sept premières ont été commandées en 2023 dans le cadre de la Loi de programmation militaire 2024-2030.


Le Trolley de Prévaux est issu d’une coopération industrielle inédite entre trois grands chantiers navals français : Piriou à Concarneau, CMN à Cherbourg et Socarenam dans le nord de la France. Cette alliance, coordonnée autour d’une conception de Naval Group, illustre une volonté stratégique de préserver et renforcer les compétences nationales dans le domaine naval militaire.

Long d’environ 92 mètres pour un déplacement proche de 2400 tonnes à pleine charge, le futur patrouilleur hauturier a été conçu pour assurer des missions très variées : surveillance des espaces maritimes français, police des pêches, lutte contre les trafics, sauvegarde des approches maritimes, soutien à la dissuasion nucléaire, protection des intérêts économiques et participation aux opérations navales de basse à moyenne intensité.


Le bâtiment embarquera des équipements de dernière génération : radar tridimensionnel NS54, sonar de coque BlueWatcher, système de combat SETIS-C dérivé de celui des frégates FREMM, canon RapidFire de 40 mm, système surface-air Simbad-RC équipé de missiles Mistral 3, ainsi que des drones et un hélicoptère H160M Guépard.

Au-delà de ses caractéristiques techniques, le Trolley de Prévaux porte une forte dimension mémorielle. Son nom rend hommage à Jacques et Lotka Trolley de Prévaux, figures de la Résistance française durant la Seconde Guerre mondiale, exécutés par les nazis en 1944. Cette nouvelle série de patrouilleurs perpétue ainsi la tradition de mémoire combattante de la Marine nationale, plusieurs unités devant porter des noms liés à la Résistance et à la France libre.

Après sa mise à l’eau, le bâtiment entre désormais dans une longue phase d’achèvement à quai et d’essais. Les équipes de la Marine nationale commencent déjà à se familiariser avec ce futur navire appelé à devenir l’un des piliers de l’action de l’État en mer au cours des décennies à venir. Son admission au service actif est envisagée à l’horizon 2028, avec une affectation prévue à Brest.

Sources 

OPEX 360

Cols Bleus

Ordre de la libération


25 mai 2026

Corvette Gants Blancs 2026 la Ménagerie Ecole navale BE Chacal

Corvette Gants Blancs 2026 la Ménagerie

Les officiers de marine ont vocation à assurer des fonctions d’encadrement et de commandement au sein des unités opérationnelles : navires de combat, sous-marins, flottilles de l’aéronautique navale, commandos marine. Ils assureront dès leur arrivée dans les forces la mise en œuvre de systèmes considérés comme parmi les plus complexes conçus par l’homme. C’est la raison pour laquelle l’École navale délivre un diplôme d’ingénieur. 


Le Chacal devant Saint-Malo © JM Bergougniou
La « corvette Gants blancs » est une phase emblématique de formation des élèves-officiers, effectuée sur les bâtiments-écoles de la « Ménagerie » comme le Lion, le Lynx, le Jaguar ou le Tigre.

Pourquoi ce nom un peu théâtral, presque opéra naval en vareuse blanche ?
Parce que les élèves prennent le quart en tenue de cérémonie… avec des gants blancs. Traditionnellement, ils doivent apprendre à commander sans intervenir physiquement sur les commandes de la passerelle. Ils dirigent, observent, anticipent, donnent les ordres. Le navire devient une sorte d’échiquier mouvant dans l’Atlantique.


Dragueur D316 Balsamine YMS 37 31e division Saïgon M653

Dragueur D316 - Balsamine Dragueur de mines D 316 – Balsamine TàD St-Nazaire 3-6-47 Construit aux chantiers Hiltebrant Dry Dock Company de K...