Affichage des articles triés par pertinence pour la requête RUELLE. Trier par date Afficher tous les articles
Affichage des articles triés par pertinence pour la requête RUELLE. Trier par date Afficher tous les articles

26 mars 2013

La Fonderie de Ruelle Charente canon

Ruelle au son du Canon


La fonderie de Ruelle est un site industriel créé en 1753 sur la rivière Touvre, en Angoumois, sur le territoire de l'actuelle commune de Ruelle. Créée pour couler des canons pour la Marine royale, elle est aujourd'hui un site de la société DCNS (ancienne Direction des Constructions Navales).

En 1750, le marquis de Montalembert, né à Angoulême en 1714, Seigneur de Maumont, Juignac, Saint-Amand, Montmoreau, la Vigerie et Forgeneuve, ingénieur et officier militaire occupé par la guerre jusqu'en 1748 (traité d'Aix-la-Chapelle), voulut réaliser son projet et acheta un moulin à papier sur la Touvre, à Ruelle, au Maine-Gagnaud, avec l'intention de l'aménager en forge. Cette installation complétait une petite forge, Forgeneuve, qu'il possédait déjà à Javerlhac sur le Bandiat.


Après quelques difficultés locales, il réussit à obtenir le 17 septembre 1750 un important contrat de fourniture d'artillerie en fer coulé (c'est-à-dire en fonte) et comptait sur ce nouvel établissement, associé aux diverses forges d'Angoumois et du Périgord qu'il avait prises à bail, pour remplir ce contrat.


La Touvre, au débit important et régulier dans l'année, ainsi que sa température relativement constante et fraîche grâce à ses sources, la deuxième résurgence de France, fournit la force motrice mais aussi est un refroidisseur efficace pour la fonderie.


En 1752 les anciens bâtiments sont démolis et reconstruits sur un plan méthodique.

En 1753 la forge est destinée à la fabrication de canons pour la Marine du Roi. Ces canons sont acheminés jusqu'au port de l'Houmeau à Angoulême distant de 7 km, où ils sont embarqués sur la Charentepour armer les navires à l'Arsenal royal de la Marine à Rochefort, ou La Rochelle et Bordeaux.


Toutefois, en 1755, à la suite de difficultés techniques et financières, la monarchie imposa un régisseur à la tête de l'établissement et interdit de fait à Montalembert de se mêler de sa gestion, sans aucun dédommagement pour ce dernier. Après un long contentieux, Montalembert vendit en 1774 la forge de Ruelle au comte d'Artois, le futur Charles X, qui la céda en 1776 à son frère Louis XVI, en échange de forêts dans l'Est de la France.


Cependant, de 1755 à 1776, la monarchie avait, sinon la propriété, du moins le contrôle de la forge. Jusqu'en 1762, elle fut dirigée par le fondeur suisse Jean Maritz, agissant comme régisseur ; elle fut ensuite prise en charge par des maîtres de forges travaillant à leur propre compte, à qui l'on confiait les installations contre l'engagement de produire un certain tonnage annuel d'artillerie. Les travaux étaient surveillés par des officiers de Marine ou d'artillerie ayant le titre d'inspecteur. Cette fonction est occupée par André Fougeroux de Secval de 1775 à 1782.


Pendant cette période, la forge disposait de deux hauts-fourneaux et huit bancs de fondrie, tous actionnés par des roues hydrauliques mues par la Touvre. Les hauts-fourneaux étaient alimentés en charbon de bois par la forêt voisine de la Braconne et en minerai de fer par les riches dépôts de la vallée du Bandiat et du sud de l'Angoumois : paroisses de la Chapelle, Saint-Robert, Hautefaye, Lussas-et-Nontronneau, Javerlhac, Connezac en Périgord fournissant plus que Charras,la Grauge, Mainzac, Grassac, Marthon, Feuillade en Angoumois. 


Ce minerai était souvent ramassé à même la terre, comme on peut encore le trouver de nos jours, et était composé d'un tiers (en poids) de fer pur. Il était lavé sur place dans des lavoirs sur le Bandiat où il perdait pas mal de terre et pierre, et parfois fondu une première fois dans les forges locales. 


Le minerai, ou les canons, étaient acheminés par charroi à Ruelle en deux étapes : le moulin de Guillot(commune de Feuillade) et la Pipaudie (commune de Chazelles) où le minerai perdait encore quelques impuretés dû au frottement du trajet. Aujourd'hui encore est organisée chaque année, la Route des Tonneaux et des Canons, généralement au mois de septembre.


Entre 1940 et 1941, la Fonderie sera occupée par les Allemands et le personnel dispersé.

Peu après 1950, l'activité des missiles navals surface-air est confiée à la Fonderie de Ruelle. En 1949, Ruelle développe sur la base du missile allemand Schmetterling un véhicule subsonique avec un propulseur à propergol liquide appelé Maruca (MArine RUelle Contre Avions), puis, en 1955, l'ECAN de Ruelle a travaillé sur le missile supersonique fonctionnant avec des propergols solides, Masurca(MArine SUpersonique Ruelle Contre Avions).

Elle développe aussi un canon antiaérien de calibre 100 mm pour armer des frégates de type Lafayette.


photo JMB
En 1970, la Fonderie de Ruelle devient l'ECAN (Établissement de constructions d'armes navales).

L'ECAN a développé de nombreux autres missiles et missiliers (parties sous-marines). Toutefois, la création de la famille Exocet dans les années 1970 a mis un terme à l'ECAN en termes de missiliers.


En 1990, l'ECAN devient la DCN (Direction des constructions navales).

En 2000 la DCN quitte la DGA en 2000 pour devenir un SCN (Service à compétence nationale), en 2001, la DCN change à nouveau de statut pour se transformer en entreprise publique le 1er juin 2003.

En 2007, DCN devient DCNS.

26 mars 2015

Toulon DCAN sous section aéronautique 50e anniversaire 1937 1987

Toulon DCAN sous section aéronautique 50e anniversaire1937-1987

Nulle volonté de raconter l'histoire des arsenaux, de DCN, DCAN ou DCNS, juste quelques points de repères à partir d'un TAD illustré de 1987.






En 1624, le cardinal de Richelieu, alors premier ministre de Louis XIII, définit une politique navale qui prévoit de développer les arsenaux afin de donner à la France une puissance maritime capable de rivaliser avec celle de la Grande-Bretagne. Cette politique mise en pratique à partir de 1631 avec la création des marines du Ponant côté Atlantique et du Levant côté Méditerranée ; la fondation de l’arsenal de Brest ; l'extension de l'arsenal de Toulon, créé sous Henri IV.




Cette volonté sera prolongée par Colbert, ministre de la Marine de Louis XIV, qui développe plusieurs arsenaux névralgiques : extension de l'arsenal de Toulon, creusement des bassins de l'arsenal de Brest, fondation de l'arsenal de Rochefort. Il est imité par son fils Seignelay qui lui succède en 1683.





Ruelle pour les amis Charentais : 
Bernard, René, Michel et les autres


Au XVIIIe siècle, le réseau d’arsenaux de la Marine royale s’étoffe encore. En 1750, le marquis de Montalembert convertit une ancienne papeterie en forge à canon à Ruelle-sur-Touvre. 



























En 1777, Antoine de Sartine, ministre de la Marine de Louis XVI, crée une fonderie de canon près du chantier de construction navale d’Indret. La même année commencent les travaux d’aménagement du port de Cherbourg, achevé en 1813. 


En 1778, l’arsenal de Lorient succède à la Compagnie des Indes du port de L’Orient.

L'arsenal de Rochefort est fermé en 1926. En 1937, l’établissement de Saint-Tropez est créé, en reprenant les installations de la société Schneider, spécialisée dans le domaine des torpilles. La plupart des implantations françaises de DCNS sont dès lors créées.








Jusqu’en 1961, la Marine nationale assure elle-même l’entretien et la réparation de sa flotte par l’intermédiaire des Directions des Constructions et Armes Navales (DCAN) des différents arsenaux. Les ingénieurs des DCAN étaient des officiers du génie de la Marine. À cette date, les arsenaux sont détachés de la Marine, ce qui permettra une diversification de leurs activités au cours des années 1970.




Une seule DCAN rassemble désormais les arsenaux métropolitains et d’outre-mer, et dépend de la DTCN (Direction Technique des Constructions Navales). La DTCN dépend à son tour de la Délégation Ministérielle pour l’Armement (DMA), créée par Michel Debré. En 1977, la DMA devient la Délégation Générale de l’Armement (DGA). L’objectif de cette réforme est de centraliser l’ensemble des capacités de conception et de construction des armées au sein d’une délégation interarmées sous l’autorité du gouvernement.

En 1958, le lancement officiel par le Général de Gaulle du programme nucléaire militaire français et de la politique de dissuasion initie une restructuration de la base industrielle et technologique de défense.

Le projet Cœlacanthe réunit ainsi la DTCN et la CEA, et en 1971, le Redoutable, le premier sous-marin nucléaire lanceur d’engins français est mis en service.





Dans les années 1970, le contexte économique international et la décolonisation conduisent la DCAN à se développer sur de nouveaux marchés. À la perte des arsenaux d’outre-mer s’ajoutent des besoins de la Marine française en navires désormais moins importants, et les crédits se font moins faciles à obtenir. Cette dynamique s’accélère encore à la fin de la guerre froide, malgré la diversification des activités de la DCAN, dont l’entretien du réseau électrique et le déminage des littoraux. Certains sites se spécialisent également dans des projets civils : Brest construit des wagons, Guérigny des machines agricoles, Toulon des navires civils (yachts, paquebots).




Mais, au-delà des carnets de commande, c’est en fait le statut étatique de la DCAN qui est peu à peu remis en cause, étant considéré comme une contrainte administrative pour le développement du potentiel des arsenaux français.

Cette évolution se fait en plusieurs étapes. En 1991, la Direction des constructions et armes navales (DCAN) change de nom et devient la Direction des constructions navales (DCN) ; la même année, DCN international est créée. Cette société anonyme a pour vocation de promouvoir à l’international les activités de la DCN et de faciliter l’export de ses productions.





Aujourd'hui DCNS est un groupe industriel français spécialisé dans l'industrie navale militaire, l'énergie nucléaire et les infrastructures marines. 


Le groupe emploie plus de 13 000 personnes à travers 10 pays. Société de droit privé détenue à hauteur de 64 % par l’État français, de 35 % par Thales et de 1 % par son personnel, DCNS est l’héritier des arsenaux français et de la Direction des Constructions et Armes Navales (DCAN), devenue la Direction des Constructions Navales (DCN) en 1991.


sources 

WIKIPEDIA DCNS

10 octobre 2009

FREMM NORMANDIE

FREMM NORMANDIE
Mise sur cale


la Poste se trouve quai des Indes quoi de plus normal pour cette ville qui abritait la Compagnie des Indes

TAD Lorient du 08/10/2009



Les frégates FREMM sur de bons rails chez DCNS

Le 09 octobre 2009 par Matthieu Maury


ceremonie-fremm
© DCNS
A l’occasion du lancement de la fabrication de la deuxième frégate multimission française, Hervé Morin a annoncé la commande de trois FREMM supplémentaires au bénéfice de DCNS. Comptant désormais 11 navires à livrer jusqu’en 2022, le programme de 7 milliards d’euros avance dans les temps.
Jour de fête jeudi 8 octobre aux chantiers DCNS de Lorient. Pas de baptême au programme, simplement la découpe de la première tôle de la deuxième frégate multimission (FREMM) à destination de la Marine Nationale, baptisée Normandie. Le groupe public de construction navale militaire sort pourtant l’artillerie lourde pour recevoir en grande pompe ses hôtes, au premier rang desquels le ministre de la Défense, Hervé Morin. En effet, le Normand fait escale en terre bretonne pour claironner une bonne nouvelle : trois FREMM de plus dans l’escarcelle de DCNS, autrement dit un carnet de commandes gonflant de quelque 1,5 milliard d’euros.

Un programme de 7 milliards d’euros. Outre les trois navires, deux frégates anti-aériennes (version Freda) et une anti-sous-marine (version ASM, comme les huit premières commandes), l’avenant au contrat de 2005 comprend des évolutions capacitaires pour l’ensemble des FREMM tricolores, le rythme de livraison établi à tous les 10 mois, ainsi que le maintien en condition opérationnelle dans les premières années de service. Le programme, dont le calendrier est respecté, compte désormais onze unités, contre 18 dans la cible initiale – impact du livre blanc de la Défense oblige. Soit une facture, comprenant les coûts de développement et d’acquisition des onze navires (plus les rechanges), de 7 milliards d’euros, dixit Hervé Morin. Les livraisons s’échelonneront de novembre 2012 (pour le premier exemplaire, Aquitaine) à 2022 (pour le dernier). De son côté, la frégate Normandie doit entrer en service mi-2014.

Un programme de 50 millions d’heures de travail. Point de vue emploi, de 2006 à 2022, les FREMM (11 françaises et 1 marocaine) représentent 50 millions d’heures de travail pour DCNS et ses sous-traitants, qui assurent la moitié de la production. A cet égard, le groupe dirigé par Patrick Boissier se plaît à comparer la fabrication d’une frégate à la construction de deux viaducs de Millau. Avec des PME comme Timolor, CMM, ADES Technologies, Navtis, SCAMO, la Bretagne est la première bénéficiaire. Les entreprises normandes sont aussi sollicitées, notamment Lalou-Dil, Snori, CMO ou encore Brix usinage.
Une FREMM embarque également le radar, les sonars et le système de communication de Thales, le système de guerre électronique de Sigen, la conduite de tir optronique de Sagem, les missiles Aster, MdCn et MM40 de MBDA, les tubes lance-torpilles d’Eurotorp et le canon 76 mm d’Oto Melara.
Côté DCNS, la plupart des sites du groupe sont concernés : Lorient en tant que maître d’œuvre, Toulon pour les systèmes de combat, Nantes Indret pour la propulsion, Ruelle Angoulême pour le équipements navals et Saint-Tropez pour les torpilles MU 90. Depuis la deuxième frégate, Lorient, où de gros investissements ont été réalisés (notamment dans un outil de découpe plasma), fabrique l’arrière du navire et achève l’armement. Brest produit la partie avant, de même que Cherbourg à l’avenir « sous réserve de compétitivité ».

Un programme franco-italien. Plus gros programme européen en matière de naval militaire – il faut dire qu’il n’y en a pas pléthore –, les frégates FREMM associent la France (à travers la DGA) et l’Italie (Navarm), qui a commandé 6 unités sur une cible de 10.
Au tournant des années 2000, les deux pays développent des projets concomitants d’un grand nombre de frégates destinées à remplacer des navires qui arriveront en fin de vie à l’horizon 2020 (pour la Marine française : Cassard et Jean-Bart de type F70 AA, Tourville de type 67 et Georges Leygues de type F70 ASM). A la différence des Allemands et Britanniques, besoins et calendriers franco-italiens sont communs. Rome et Paris signent un accord de coopération en juin 2003, puis un accord cadre en novembre 2005. Les FREMM sont alors confiées à l’échelle européenne de l’Occar (Organisation conjointe de coopération en matière d’armement).
Le marché est attribué à DCNS et Orizzonte Sistemi Navali, coentreprise entre Fincantieri et Finmeccanica, qui collaborent sur la définition des navires, le développement et les achats d’équipements. En revanche, les frégates hexagonales sont exclusivement fabriquées par DCNS, les transalpines uniquement construites par Orizzonte. Pas non plus de collaboration en matière d’export. Premier (et unique à ce jour) client, le Maroc a commandé une frégate anti-sous-marine à DCNS, Orizzonte n’y est pas associé. Pour DCNS, la Grèce constitue le prospect le plus chaud avec 6 FREMM dans le viseur. Des discussions sont en cours avec l’Arabie Saoudite, le Brésil et l’Algérie.

24 octobre 2023

Charles Martel cuirassé flotte d'échantillons nickel ponton Brest

Cuirassé Charles Martel

Encore deux certificat de bonne conduite, cette fois pour le cuirassé Charles Martel. 

A priori, il n'aurait jamais mouillé dans le port de Poitiers....

 Un premier Charles Martel est prévu en 1882 mais le projet est abandonné, un second cuirassé du même nom  issu du programme naval de 1890, dit "flotte d’échantillons" est programmé. 


Le CHARLES MARTEL, bien qu’étudié à partir de 1887, a été le premier cuirassé construit pour répondre à ce programme. Les unités de programme seront construites sur des plans différents par différents chantiers. Le programme spécifiait seulement une composition de l’artillerie principale, une vitesse minimale et un déplacement maximal de 12 000 tonnes. En ce qui concerne les dimensions, les formes de coque, la silhouette, la répartition de l’artillerie moyenne, l’appareil moteur, le compartimentage et même le cuirassement, pleine liberté est laissée. Ces unités deviennent la "flotte d’échantillons". 


 Premier cuirassé du programme de 1890 et première application en France de l’acier au nickel pour la cuirasse. Fournie par Schneider, la cuirasse avait une hauteur de 2 m de bout en bout. Elle était surmontée d’une cuirasse mince de 100 mm qui protégeait les oeuvres mortes sur une hauteur de 2,50 m à l’avant et de 1,20 m à l’arrière. 

Quatorze cloisons transversales divisaient la coque en 209 compartiments dont 138 étanches. 




La vie du CHARLES MARTEL fut sans histoire : sorties d’exercices, man°uvres, tournées de représentation et revues navales. On peut toutefois noter que tous les commandants recommandèrent l’emménagement et même la suppression pure et simple de la mâture militaire néfaste pour la stabilité du bâtiment, mais la refonte du cuirassé ne vint jamais. 

10 septembre 1890 : construction ordonnée. 01 août 1891 : mis sur cale à Brest. 

1892 - 1898 : Brest. 

24 janvier 1894 – 24 septembre 1895 : montage des machines à bord. 10 janvier 1896 : armé pour essais (CV Charles Rouvier). Octobre 1896 : Escadre du Nord. 

02 août 1897 : admis au service actif, affecté à l’Escadre de la Méditerranée. 

07 août 1897 : devient le navire amiral de la 3ème Escadre. 1897 : en réparations, amélioration de l’appareil à gouverner. 

Janvier 1898 : en escadre à Toulon. 

14 – 16 avril 1898 : sortie d’exercices avec le Président de la République Félix Faure, à son bord. Septembre 1898 : navire amiral de la 2ème Division (CV Paul Chaucheprat ; CA Germain Roustan, Cdt de division). Octobre – 

novembre 1899 : croisière au Levant. Juin – Août 1900 : grandes manoeuvres en Atlantique. 

19 juillet 1900 : revue navale à Cherbourg. Juillet 1901 : grandes man°uvres, se fait torpiller par le sousmarin Gymnote (CV Joseph Nayel, depuis le 26 septembre 1900). 

Septembre 1901 : à Dunkerque avec le Jauréguiberry et le Bouvet 1901 : à Dunkerque avec le Jauréguiberry et le Bouvet lors de l’arrivée des souverains russes en visite en France Mai – 

août 1902 : en carénage, remplacé par le Iéna comme navire amiral. Début 1903 ou 1904 : affecté à la Division de réserve (CV Eugène Pailhès). 


Mai 1908 : croisière en Afrique du Nord. 

Novembre 1909 : quitte Toulon pour être affecté comme bâtiment de remplacement dans l’escadre du Nord, effectue quelques sorties avant la mise en réserve normale. 30 mai 1910 : CV Jean Degouy, commandant. 26 – 27 février 1912 : de Brest à Cherbourg. 

01 mars 1912 : mis en réserve normale et désarmé. 01 juillet 1912 : mis en réserve spéciale. Avril 1913 : brièvement réarmé. 10 avril 1913 : replacé en réserve spéciale. 

01 avril 1914 : désarmé définitivement pratiquement dans l’état général où il se trouvait lors de son lancement, et utilisé comme ponton caserne à Brest. 


L’artillerie principale est débarquée, les deux canons de 305 mm. sont réalésés à Ruelle en obusiers de 370 mm. modèle 1915 et vont équiper deux affûts d'A.L.V.F.(1 ). Les deux canons de 274 mm. ont armés en 1917 deux affûts d'A.L.V.F. Schneider à glissement, en remplacement de deux tubes de 274 mm. modèle 1893-96 de côté équipant primitivement ces affûts et usés lors des combats. 30 octobre 1919 : condamné. 20 décembre 1920 : vendu à une firme de démolition néerlandaise qui la fait remorquer à Hendrik Ido Ambacht pour démolition. (2 ). 23 décembre 1922 : démoli (2 ).












Journal STAMBOUL 24 février 1897




17 octobre 2022

Tricentenaire de la Médecine navale Rochefort santé navale chirurgien 1722-2022

Tricentenaire de la Médecine navale un homme à Toufaire



L'hôpital de la Marine de Rochefort est postérieur de plus de cinquante à la création de l'école de Santé navale. On le doit à Pierre Toufaire.

l'hôpital maritime de Rochefort Photo JM Bergougniou
Pierre Toufaire travaille d'abord avec son père puis achève ses études à Paris.


l'hôpital maritime - l'aérium
Photo JM Bergougniou

Le 1er janvier 1774, il est nommé ingénieur des bâtiments civils de la Marine à Rochefort et est muté à la fonderie d'Indret où il est chargé de la construction des bâtiments destinés à abriter la fonderie de canons pour la marine. Il termine les travaux en 1778 et est nommé ingénieur en chef à Rochefort, ville où il accomplit une œuvre considérable, construisant en particulier les nouvelles casernes et le nouvel hôpital.




Le 5 février 1722, ouvrait la première école de médecine navale au monde. Si les progrès de la médecine ont complètement changé les pratiques, les missions des chirurgiens navigants n’ont pratiquement pas bougé.


l'hôpital maritime de Rochefort
Photo JM Bergougniou

En février 1722, quatre élèves rentraient dans la toute première école de médecine navale de Rochefort (Charente-Maritime). Ils avaient 14 ans révolus, savaient lire et écrire, avaient des mains sans difformités, savaient raser et pratiquer la saignée. Le lieu a depuis formé 6.572 chirurgiens "navigans" jusqu’à sa fermeture en 1964 et le déménagement à Bordeaux du centre de formation des médecins de la navale. 

l'hôpital maritime de Rochefort Photo JM Bergougniou



M. PIÉTRI A ROCHEFORT ET A BORDEAUX

Le ministre de la Marine remettra aujourd'hui la croix de la Légion d'honneur à l'Ecole de santé navale ROCHEFORT, 9 mars. — Arrivé ce matin, à 7 heures, à Rochefort, par train spécial, M. François Piétri, ministre de la Marine, accompagné du contre-amiral Odendhal et de M. Tajasque, chefs de son cabinet, a été salué à sa descente du train par le vice-amiral Laurent, préfet maritime de Brest ; le capitaine de vaisseau Walser, commandant l'arrondissement maritime de Rochefort ; MM. Jammes, sous-préfet, et Pouzet, député.

Après avoir visité dans l'après-midi la fonderie nationale d'artillerie de Ruelle, M. Piétri est parti pour Bordeaux, où il est arrivé à 19 h. 50. Pendant son séjour il sera l'hôte du préfet, M. Bouffard ; on sait qu'il doit remettre demain la Légion d'honneur au drapeau de l'Ecole de santé navale. Soixante-dix marins venus de Lorient assisteront a la cérémonie.

L'Exelsior 10 mars 1935




l'hôpital maritime de Rochefort  la bibliothèque Photo JM Bergougniou
le musée de santé navale  Photo JM Bergougniou

Le musée de santé navale  Photo JM Bergougniou



des bocaux et des onguents - Photo JM Bergougniou
Les exigences à l’entrée de la navale ont évidemment beaucoup évolué en trois siècles avec notamment la date clé de 1743 où la chirurgie passe du domaine de la barberie (les navires avaient auparavant l’obligation d’embarquer un barbier qui servait aussi de soignant) à celui de la médecine. Créateur de l’école, Jean Cochon-Dupuy (1674-1757) puis son fils Gaspard (1710-1788) et enfin leur cousin Pierre Cochon-Duvivier (1731-1813) ont construit au cours du 18ème siècle un premier règlement encadrant la formation et l’obtention des diplômes et instauré un cursus s’appuyant sur la pratique qui préfigure les centres hospitalo-universitaires d’aujourd’hui. "


Le règlement de 1768 comportait dans ses neuf titres tout ce qui touche à la vie d’un établissement de formation : modalités de fonctionnement, locaux, attributions, devoirs, règles d’embarquement, uniformes", a rappelé Claude Rouquet (promotion Bordeaux 1965).


Table d'opération - Photo JM Bergougniou

Les chirurgiens de la navale voient évidemment leur rôle se magnifier lors des guerres. Les premiers chirurgiens formés ont ainsi été mis à rude épreuve lors de la guerre de succession d’Autriche (1740-1748), la guerre de sept ans (1756-1763) et enfin la guerre contre la Grande-Bretagne pour l’indépendance des Etats-Unis (1778-1783). 


Des ouvrages...- Photo JM Bergougniou

 Les conflits des 19ème et 20ème siècles ont permis d’encadrer définitivement la pratique du métier et le périmètre d’intervention et la légitimité du médecin à bord, dépendant de la direction du navire, mais autonome dans ses décisions. Les attributions englobent des domaines de santé publique comme la surveillance de la qualité de l’eau potable à bord, la chasse aux rats ou encore la traque des parasitoses au sein d’une population confinée. 


sources

https://www.sciencesetavenir.fr/archeo-paleo/patrimoine/il-y-a-300-ans-ouvrait-la-premiere-ecole-de-medecine-navale-au-monde-a-rochefort_164101

POM Jean TRANAPE Transit vers Nouméa CANADA 20-04-2026 Halifax Nouvelle Ecosse

 POM Jean TRANAPE Transit vers Nouméa CANADA 20-04-2026  le POM Jean Tranape est passé le 14 avril à Saint-Pierre et Miquelon avant de gagne...