Dans le cadre d’une mission de surveillance maritime dans les TAAF (Terres australes et antarctiques françaises) dans les ZEE des îles de Crozet, Kerguelen et Saint Paul, une frégate de surveillance a fait escale au Cap, en Afrique du Sud du 29 janvier au 2 février 2026.
Durant sa patrouille pour rallier le Cap, la frégate a embarqué un médecin de la marine sud-africaine et un cadre du national sea rescue institute, l’organisme de sauvetage en mer sud-africain (équivalent de la SNSM). Ces derniers ont été intégrés aux exercices quotidiens qui rythment la vie embarquée et ont permis de riches échanges sur la navigation, le sauvetage en mer ou encore la médecine navale. Une fois arrivés, les plongeurs du bord ont conduit avec succès une plongée sous coque avec les plongeurs de la police locale.
Durant cette escale, la frégate a accueilli à bord une journée défense citoyenneté ainsi que la communauté française et sud-africaine locale. Cet événement a également permis d’évoquer auprès de la communauté française locale la célébration des 400 ans de la Marine, démontrant que cette dernière est bien présente sur toutes les latitudes du monde.
Le 9 février 2026, la frégate de surveillance Nivôse a effectué une escale dans la baie du Marin, au large de la base Alfred-Faure, dans l’archipel de Crozet (TAAF).
Cette escale s’inscrivait dans le cadre de sa mission annuelle d’été austral dans les Terres australes françaises. Le bâtiment assurait des opérations de surveillance maritime et de police des pêches, notamment contre la pêche illégale.
La frégate de surveillance Nivôse, mise en service actif en 1992, mesure 93,5 mètres de longueur, peut atteindre une vitesse maximale de 20 nœuds et dispose d’une autonomie de 50 jours. Basée à La Réunion, elle répond à un besoin opérationnel précis : le contrôle des espaces maritimes éloignés de la métropole sur lesquels la France exerce sa souveraineté, ainsi que l’intervention en zone de crise limitée.
FS Nivôse
À cette fin, la Nivôse est dotée d’équipements adaptés à ces missions, notamment d’un hélicoptère embarqué Panther, et dispose de capacités de détection et d’armement permettant de renforcer efficacement la présence française dans les territoires d’outre-mer.
Chaque année, la frégate de surveillance Nivôse effectue une mission de police des pêches d’une durée de un à deux mois dans les îles australes. C’est d’ailleurs la Nivôse qui a arraisonné, en janvier 2003, le palangrier congélateur Lince, lequel est ensuite devenu le patrouilleur des affaires maritimes Osiris.
Toulon - du génie de la navigation à Cuverville il n'y a qu'un pas
Le « Génie de la navigation » a porté, au fil des temps, le surnom de « Génie de la mer », « Génie militaire », « Génie maritime ». Il est, pour les Toulonnais, « L’Ome negre » ou « L’Homme de bronze ». Erigé en hommage à tous les marins illustres, c’est sous le sobriquet « Cuverville » qu’il est le plus souvent désigné, en raison de l’orientation d’une partie de son anatomie, ou, plus sérieusement, en souvenir du vice-amiral de Cuverville commandant de la flotte de la Méditerranée en 1895.
D’une hauteur de 3,40 mètres, il a été sculpté en 1843, sur ordre du gouvernement de Louis-Philippe 1e qui souhaitait honorer les grands navigateurs. Exposé au Salon de Paris en 1845, le « Génie de la navigation » fut érigé sur le carré du port de Toulon le 1e mai 1846, en l’honneur de la fête du roi pré-cité. En 1883, il fut ceinturé d’une grille en fer forgé.
Sur le port de Toulon, il y a une statue que tout marin connaît, même celui qui prétend ne regarder que ses jauges et ses boulons : le fameux Génie de la navigation, alias « Cuverville ». Officiellement, il pointe fièrement vers la mer, noble symbole de l’appel du large. Officieusement, pour des générations de mécaniciens, il désigne très clairement l’endroit où commencent les ennuis… pardon, la carrière.
Car il faut bien le dire, quand un jeune matelot débarquait à Toulon avec son sac encore trop propre, il suffisait de lever les yeux vers Cuverville pour comprendre le programme. Le doigt tendu semblait dire : « Toi, là… oui, toi… file donc à Saint-Mandrier, on t’attend avec des clés de 12 et des moteurs qui toussent. »
Les anciens racontaient que cette statue était en réalité le premier instructeur de la Marine. Pas besoin de discours ni de tableau noir : un simple doigt levé, et tout était clair. Direction la presqu’île, les ateliers, l’odeur d’huile chaude et les mains noires avant même la fin de la première semaine.
Le surnom « Cul-vers-ville » n’arrangeait rien à l’affaire. Les élèves mécaniciens y voyaient une forme d’humour très marin : pendant que la ville profitait des terrasses et du soleil, eux partaient là où ça chauffait vraiment… autour des moteurs. Certains juraient même que Cuverville avait été placé exprès ainsi, histoire que personne ne puisse dire qu’il ne savait pas où il mettait les pieds.
Et puis, il y avait ce moment magique du premier passage en rade. Quelqu’un montrait la statue du doigt et lançait inévitablement : « Regarde bien… c’est lui qui t’a dénoncé ! » Rires dans le groupe, sauf chez le nouveau, qui comprenait peu à peu que la plaisanterie allait durer quelques mois… voire toute une carrière.
Le génie mutilé par les bombardements de 1944
Des années plus tard, quand les anciens reviennent à Toulon, cheveux un peu plus gris et souvenirs bien graissés, ils ne peuvent s’empêcher de lever les yeux vers Cuverville. Et presque toujours, il y en a un pour lâcher en souriant : « Moi, j’en viens… et il avait drôlement bien visé ! »
Ainsi, entre humour d’escadre et souvenirs d’atelier, le doigt de Cuverville continue, imperturbable, à envoyer symboliquement vers Saint-Mandrier des générations entières de mécaniciens prêts à faire tourner les machines… et les blagues qui vont avec.
Louis-Joseph Daumas au maire de Toulon.
Le Génie de la Navigation.
Paris, ce 3 mai 1843. Monsieur le Maire,
le génie en 1944
J'ai l'honneur de vous adresser cette lettre pour vous faire savoir que j'ai reçu l'arrêté du Ministre de l'Intérieur pour commencer la statue du Génie de la Navigation, érigée à la mémoire des Grands Marins, sur la place carrée du port de Toulon.
Je vous donne ci-joint, Monsieur le Maire, les données de la statue adoptées par le Ministre : La pose droite, calme et énergique, portant sur la jambe gauche, et la droite en avant. Elle saisit de la main droite la barre du gouvernail qui dirige la coquille marine sur laquelle la statue est plantée. Le bras gauche, ployé en avant, tient un sextant; la tête, de face, et couronnée d'étoiles, plonge le regard dans l'horizon. On verra à ses pieds des attributs de marine et particulièrement la boussole. Quatre bas-reliefs décoreront le piédestal. Chacun d'eux s'harmonisera avec le sentiment de la statue, et ils détermineront dans leur ensemble les différents progrès de la navigation.
Je me propose d'aller faire un voyage à Toulon, lorsque MM. Denis et Clapier seront au pays, afin de pouvoir, d'un commun accord, donner à la statue ses véritables dimensions, ce qui me procurera, Monsieur le Maire, le plaisir de me présenter à vous.
Le général San Martin (1778-1850) a été le libérateur de l'Argentine, du Chili et du Pérou.
Louis-Joseph Daumas, nait à Toulon le 24 janvier 1801 et meurt à Paris le 22 janvier 1887.
Daumas étudie d'abord à l'atelier de l'arsenal de Toulon, puis, arrivé à Paris, il intègre l' Ecole supérieure des Beaux-arts en 1826 où il a David d'Angers comme professeur. À partir de 1833 il expose régulièrement dans les salons où ses travaux sont remarqués, il est surnommé Le Petit Puget. Il obtient plusieurs médailles de récompense.Il obtient plusieurs commandes officielles mais ne parvient pas à atteindre une notoriété de premier plan.
Bien qu'inspirée par la fougue romantique, sa sculpture n'arrive pas à s'extraire d'un certain académisme.
au Salon de 1849, il exposa son groupe du Cavalier romain. On lui doit un fronton du palais de Compiègne : le Génie de l'Industrie et le bas-relief du portail de Saint-Thomas-d'Aquin.
Les bombardements alliés de 1944 amochant sérieusement son socle et ses bras qui furent alors stockés dans un entrepôt municipal. Heureusement, la municipalité Le Bellegou, décida en 1959 sa restauration.
En 1960, le « Génie de la navigation » fut installé dans un cadre de verdure face à la rue d’Alger. Et c’est sous la municipalité Le Chevallier qu’il reprit sa place sur le carré du port, suite à un référendum local officieux.
Cap sur les 400 ans de la Marine : une collection de souvenirs à ne pas manquer
Les 400 ans de la Marine nationale (1626–2026) approchent, et pour marquer cet anniversaire, la section Île-de-France de la Marcophilie Navale prépare une série de souvenirs philatéliques originaux.
À cette occasion, six visuels ont été réalisés, chacun disponible en version tampon et en couleur. Ils mettent à l’honneur des unités emblématiques de la Marine actuelle :
BRF Jacques Stosskopf
FDI Amiral Ronarc’h
FLF La Fayette
PHA Dixmude
PHA Mistral
Ces souvenirs seront à 3,50€
Le Fulmar à Saint-Pierre-et-Miquelon => Ce souvenir sera à 8€ affranchi en timbre SPM
Ces créations viendront enrichir les collections des passionnés comme des amateurs souhaitant conserver un souvenir de ce 400ᵉ anniversaire.
La Marcophilie navale N° 151 le magazine des collectionneurs du courrier des marins
Le numéro 151 d'avril 2026 est arrivé dans nos boites à lettres. Encore un grand bravo à notre rédacteur en chef Paul ROY.
Au sommaire les articles évoqués ci-dessous ainsi que les bons de commande pour les souvenirs qui seront proposés lors des manifestations à l'occasion des 400 ans de la Marine - 1626-2026 ou du meeting de Lann-Bihoué.
Avec l'éditorial de notre président leVA(2S) Claude Arata, des articles sur l'histoire de la MARCOPHILIE et des unités et comme dab, la vie des sections.
Dans le bulletin de janvier je vous faisais part des difficultés pour organiser un congrès à Rochefort comme à Lyon. La situation n’a pas changé et nous ne prévoyons donc pas de réaliser un congrès en 2026. Nous organiserons cependant une réunion du conseil d’administration fin mai à Toulon...
Pour les 400 ans de la Marine, vous avez pu voir l’annonce des différentes manifestations tournées surtout vers la jeunesse et les territoires. Ce sont des commémorations, des conférences, des expositions, des concerts, des démonstrations navales comme à Marseille prévue en mai mais sera-t-elle conservée compte tenu du contexte international actuel ?...
L’année 2026 est une année riche en anniversaires. Il y a les 400 ans de la Marine, mais on peut signaler aussi, entre autres, les 70 ans de la création de l’École des Applications Militaires de l’Énergie Atomique (EAMEA), les 60 ans de la création du Centre Marine Jouques Cadarache, les 80 ans de la création de la Base d’Aéronautique Navale de Lann-Bihoué, les 170 ans de la création de la spécialité de Fusiliers Marins, ou encore les 75 ans de de la création de l’Amicale des Sous-Mariniers ( AGASM ).
Un adhérent recherche ...
L'entretien de sa belle et son besoin de drogue étant très importants, Ullmo, le portefeuille vide, eut l'idée d'aller dérober dans le coffre-fort du contre-torpilleur la Carabine à Toulon d'importants documents : les codes confidentiels des signaux de la Marine, l'état de la flotte en Méditerranée et de la défense de Toulon.
Des unités de la Marine polonaise ayant fui l'attaque nazie de 1939 opérèrent depuis la Grande-Bretagne pendant la Seconde Guerre mondiale. Elles avaient mis en place des agences postales.
A l'occasion du meeting aérien de Lann-Bihoué, une histoire de la base et de son terrain d'aviation.
AGNES 200 a été étudié par la DCN (Direction des Constructions Navales) et a été construit par les CMN (Chantiers Mécaniques de Normandie) à Cherbourg.
C’était un navire expérimental à effet de surface (NES), conçu pour tester une nouvelle génération de bâtiments rapides.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, sa carrière devient mouvementée : transformé en croiseur auxiliaire, puis transport de troupes, et finalement navire-hôpital sous le nom Aleda E. Lutz.
Durant la Première Guerre mondiale, les dirigeables furent utilisés pour la reconnaissance et la surveillance maritime, en particulier pour repérer les navires ennemis et les sous-marins. L’Allemagne employa largement ses Zeppelins pour des missions de bombardement et d’observation à longue distance.
Le Pluton était un croiseur mouilleur de mines de la Marine nationale française, construit à l’arsenal de Lorient et mis en service en 1932. Rapide pour son époque, il pouvait transporter 220 à 270 mines et atteindre environ 30 nœuds, tout en pouvant aussi servir de transport de troupes