le président Fallières embarque sur le Buffle
À DUNKERQUE
L’ARRIVÉE
DUNKERQUE, 18 juillet. – Le train présidentiel, après un court arrêt à Hazebrouck, arrive à 11 heures 25 à Dunkerque.
Le chef de l’État est salué sur le quai de la gare par MM. Vincent, préfet du Nord ; Maxime Lecomte, Potié, Bersez, Saulfort et Hayez, le docteur Guillain, l’abbé Lemire, Henri Cochin, Delacroix, députés ; le général Davignon, commandant le 1er corps d’armée ; l’amiral Bellue, préfet maritime ; Terquem, maire de Dunkerque, et les membres du Conseil municipal ; Herbart, président de la Chambre de commerce.
Dans une salle d’attente de la gare, le maire souhaite la bienvenue au Président. M. Fallières remercie en quelques mots. Puis il monte en voiture avec le maire, le préfet et M. Jean Lanes, pour se rendre à l’Hôtel de Ville. M. Pichon, ministre des Affaires étrangères, prend place dans une deuxième voiture avec M. Mollard, introducteur des ambassadeurs, et M. Dutasta, directeur de cabinet. Le cortège est escorté par des cuirassiers.
Sur tout le parcours, la population acclame le chef de l’État. La ville est magnifiquement décorée. La plupart des maisons sont décorées de drapeaux tricolores, à côté desquels flottent des drapeaux aux couleurs suédoises, norvégiennes et russes.
À l’entrée de l’Hôtel de Ville, une délégation de Dunkerquoises, vêtues de leur gracieux et pittoresque costume, offre à M. Fallières une gerbe de fleurs, ainsi qu’une petite goélette en argent massif, finement ciselée.
Les présentations ont lieu dans la grande salle des fêtes, où se trouvent réunis les membres de la Municipalité, de la Chambre de commerce et les délégations de fonctionnaires.
VERS L’ESCADRE
À midi vingt, le cortège se reforme et on se dirige vers le quai d’embarquement. À midi trente, le Président de la République, accompagné par le vice-amiral Boué de Lapeyrère, commandant en chef de l’escadre de la Baltique, entouré par son état-major, a pris place à bord de l’aviso « Buffle », qui le conduit à la coupée de la « Vérité ».
MM. Pichon, ministre des Affaires étrangères ; Mollard, chef du protocole ; Lanes, secrétaire général de la présidence, etc., montent à bord du vaisseau-amiral, dont la décoration est particulièrement réussie.
Bientôt, l’escadre formée par la « Vérité », le « Dupetit-Thouars », le « Cassini », le « Baliste » et l’« Arquebuse » prenait le large par une mer relativement bonne, tandis que les dernières acclamations retentissaient sur le rivage.

















































