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4 juil. 2018

CIN Querqueville Marine nationale centre instruction navale caserne Dixmude rade Cherbourg fort

CIN Querqueville 

La rade de Cherbourg est la seconde plus grande rade artificielle du monde après celle de Ras Laffan (Qatar), avec une superficie d'environ 1 500 hectares.


Elle a été commencée en 1783 ; la digue centrale a été achevée en 1853, et elle est pourvue de trois forts en 1860. La digue de l'Est a été commencée en 1890 et achevée en 1895. Elle est construite à 4 km de la côte, la digue du large mesure 3 640 m, avec une largeur moyenne de 100 m à sa base et 12 m à son sommet, et une hauteur de 27 m. L'ensemble des trois digues fait plus de 6 kilomètres.
L'ouverture de la passe de l'Est est de 700 mètres, celle de la passe de l'Ouest de 1,1 km. Sa profondeur maximale est de 13 mètres à marée basse.



Elle est bordée au Nord par la mer, à l'Est par le fort de Querqueville et la rade de Cherbourg, au Sud par le village de Querqueville et à l'Ouest par des terrains herbeux.



Situé au couchant du musoir Ouest de la digue, sa construction est décidée en 1786 et il est commencé en 1787. On peut évaluer à 3 000 000 francs la dépense totale que cet ouvrage aura occasionnée. Élément important du système défensif de la rade, il devait défendre la passe Ouest, point de passage principal des navires.À l'origine, il devait avoir trois étages de feux, comme l'Ile-Pelée, mais tout s'est borné à une batterie circulaire voûtée et casematée, pouvant recevoir 50 canons. Cette batterie est surmontée d'une batterie à ciel ouvert, destinée surtout à recevoir des mortiers de gros calibre.Seul l'hémicycle à 53 casemates fut achevé en 1795 selon les plans d'origine. Chaque emplacement devait recevoir un canon tirant à boulets rouges des projectiles de 48 livres (environ 22,5 kg). Un four à boulets était initialement prévu, mais il semble n'avoir jamais été construit. Le fort n'a pas été achevé car il s'est avéré qu'à la suite de la découverte tardive de hauts fonds jusqu'à environ 1 km du rivage, les navires étaient obligés de passer à distance du fort hors de portée des canons de l'époque. 
Ultime vestige de l'armement du fort, une tourelle de char Renault R35 fut installée en 1940 par les Allemands à l'extrémité de l'aile Ouest du fort pour battre l'anse de Nacqueville. C'est l'une des rares encore en place sur le grand nombre dont était doté le Mur de l'Atlantique. Le site du fort est vendu en septembre 2013 à des investisseurs privés pour la somme de 50 000 €, la commune de Querqueville n'ayant pas les moyens pour exercer son droit de préemption. Un montant de 20 000 000 € est annoncé pour la réhabilitation et la transformation du site.


La caserne Dixmude 

est une ancienne caserne de Querqueville à proximité du fort.

Elle est d'abord connue comme la « caserne du Polygone de Querqueville ».




Sa construction commence en 1895, sur ordre du ministère de la Guerre, pour accueillir les troupes coloniales.

Elle est composée d'une trentaine de petits bâtiments formant un rectangle autour d'une cour centrale.



Pendant la Première Guerre mondiale, elle sert d'hôpital complémentaire.

En 1920, elle est cédée à la Marine nationale afin de recevoir les recrues du Premier dépôt et prend le nom de « Caserne Dixmude ».



En 1940, elle est un des derniers bastions à résister à l'avancée des troupes allemandes.

En 1943, la caserne est utilisée comme « camp d'israélites » pour des prisonniers en attente de transfert vers Aurigny. 

Le 12 août, 300 juifs y séjournent, dont l'avocat Moro de Giafferi et un membre de la famille Rothschild. Le camp cesse d'exister en octobre 1943.




À partir de fin 1945, elle abrite l'École des marins-électriciens et de sécurité de Cherbourg.


Elle s'étend sur environ 40 hectares.

Le Centre d'Instruction Naval Querqueville

La décision de la créer est prise en Conseil des ministres en 1970.



Les travaux commencent en 1973. La première pierre est posée le 5 mai.




Le Centre accueille ses premiers élèves le 1er septembre 1975.





L'inauguration officielle n'a lieu que le 27 avril 1976 par le général Marcel Bigeard, secrétaire d'État à la Défense.





Ce centre regroupe alors, outre le Centre de formation maritime (CFM), l’École des électrotechniciens et l’École de sécurité (anciennement École des marins-électriciens et de sécurité), ainsi que le Centre de formation du personnel féminin de la Marine (CFPFM).





Le CIN ferme définitivement ses portes le 1er septembre 2002. L’École des fourriers prend sa place et ouvre le lendemain.
























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