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14 janv. 2017

Humour dans le carré par Donec

Donec : se promener dans le vieil Antibes


Bonjour à tous,
Parmi les généraux factieux que De Gaulle cloua au pilori le 21 avril 1961 l’un d’eux attire mon attention : le général Raoul Salan
A l’origine de cette réflexion la découverte sur un coin de fenêtre du vieil Antibes, seul et oublié de tous, le premier volume de ses mémoires « la fin d’un empire ».



J’avais de lui une image popularisé par les médias, un homme plutôt râblé au léger embonpoint mais bardé de décorations. Un autre cliché le montre proscrit, au temps de l’OAS, coiffé d’un chapeau de feutre.
L’aventure avait pourtant bien commencée.
Après une belle guerre de 14-18, le voilà, comme beaucoup d’officiers de sa génération envoyés aux colonies. Au gré de ses affectations, il s’installe dans le haut Mékong où il se passionne pour les langues locales qu’il pratique avec talent. Puis vient le temps du ministère des Colonies sous l’autorité du grand Georges Mandel. Il y effectue un travail remarquable. La guerre éclate et il part en Ethiopie. Sa mission secrète, chatouiller les italiens et semer la discorde dans leurs rangs. En 1944, il débarque en Provence et libère Toulon puis participe à la réduction de la poche de Colmar. Preuve est faite qu’il est homme de cabinet, intellectuel mais aussi homme d’action.



En janvier 1946 il participe aux négociations en Indochine concernant le départ des Chinois puis avec Ho Chi Min, il traite du statut Vietnamien. Il devient ami de leader communiste et participe aux discussions concernant l’éventuelle indépendance. Il fait l’histoire.
Malheureusement en Indochine les aiguilles tournent à l’envers et ce n’est pas Leclerc qui est à la manœuvre mais L’amiral Thierry d’Argenlieu (Tient lieu d’argenterie). Sans doute nous avons là une attitude curieuse du général de Gaulle peut être un peu jaloux du prestige de l’homme de Koufra.
Nous connaissons la suite.
Et les derniers mots du premier tome des mémoires de Raoul Salan
« Je pèse mes mots :
Si Leclerc avait été le seul responsable de l’Indochine pendant cette période 1945-1946, nous sauvions l’Indochine, sous une forme différente de celle du passé, mais nous la sauvions… »
Il me reste à parcourir le vieil Antibes pour trouver le second tome. ..
A la semaine prochaine
Donec

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