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17 mars 2015

porte-avions ou catapulte?

Porte-avions ou Catapulte?


La catapulte est un engin de siège léger utilisé par les Romains du IIe siècle au la Ve siècle, la catapulte servait à lancer des javelots, parfois enflammés, à des distances pouvant aller jusqu’à 400 mètres. Le principe de fonctionnement était basé sur l’élasticité de câbles tressés, en corde, tendons ou crin de cheval, tendus à l’extrême. Leur relâchement soudain fournissait la force motrice au projectile. La baliste était une très grosse catapulte qui lançait des pierres de 25 kilos. L’onagre atteignait des dimensions encore plus importantes. 


On appelle encore catapulte tout engin qui utilise une force quelconque pour lancer des planeurs, des avions ou des projectiles divers.



Le croiseur est un bâtiment qui doit pouvoir explorer de large zone. Sa vitesse lui permet cela mais l'aviation va lui donner une rallonge supplémentaire. Ainsi on voit apparaître sur les navires de guerre des années 20 jusqu'à la 2° Guerre Mondiale des hydravions ainsi que les équipements pour les mettre en oeuvre. La France à testé cette formule à 1922 sur le Primauguet mais rapidement on assiste à une sophistication des appareillages on voit alors apparaître sur les bâtiments de guerre plusieurs catapultes.

même photo que la carte postale en noir et blanc mais colorisée
C'est une catapulte à air comprimé installé sur la tourelle arrière de 152 mm la tourelle en tournant positionne hydravion dans l'axe d'envol. Par contre si la tourelle peut tirer avec la catapulte dessus il est toutefois formellement déconseillé de maintenir l'hydravion sur la catapulte pendant le tir car, le souffle du coup de canon plus les vibrations peuvent endommager l'avion
les catapultes sont prévues pour lancer des hydravions de 3,5 t en moyenne avec une vitesse de lancement et 210 km/heureCette catapulte télescopique est longue de 14,60 m repliée jusqu'à 22,15 m dépliéeLa poutrelle est large de 2 m, 02 et l'ensemble se trouve à 5 m du pont .Cette catapulte permet le lancement de l'hydravion qui est normalement stocké dans un hangar ailes repliéesEn novembre 1937 c'est le Loire 210 qui est choisi bien que le Loire 130 soit toujours en dotation.
Lorsque l'hydravion revient il est récupéré via une rampe d’échouage qui se trouve à l'arrière du croiseur qui est en fait une grosse toile de 12 m de long et de 8 m de large accrochée à la poupe du croiseur Il faut environ 15 minutes à la rampe pour être dépliée l'hydravion après amerrissage vient s'échouer sur la toile en prenant garde de ne pas s'écraser contre l'arrière du bâtiment et ensuite la grue arrière hisse le tout et ramène l'hydravion à Bord

Cette installation a nécessité une architecture spéciale pour l'arrière du bâtiment qui est plat en contradiction avec les lois classiques de l'architecture navale
Ces bâtiments ont d'ailleurs été surnommés culs carrés .Elle fut essayée pour la première fois sur le Foch puis sur le transporteur d'hydravions le commandant Teste
Il existait deux types de rampe
la rampe Kiwull pour le Jean de Vienne et le Georges Leygues alors que les croiseurs Marseillaise ,Gloire, Montcalm ainsi que la Galissonnière ont reçus des rames Hein qui étaient des rames de conception allemande

Mais la marine a toujours hésité entre le porte-avions et l'hydravion, entre le pont et la catapulte.



L'Aérophile journal de l'aéronautique signale dans son numéro du 1er au 15 novembre 1926, le lancement depuis la grande jetée d'un avion par catapulte. Le pilote est le LV Demougeot.



Le porte-aéronef doit-il recevoir un pont ou des catapultes, contenir des avions ou des hydravions, être un hydride de cuirassé ou de croiseur ? 
Mais finalement le pont l'emportera.

sources :

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