Chercher dans le blog

Rechercher dans ce Blog

16 mai 2014

16 mai 1944 Guerre civile en Italie

16 mai 1944
Un dictateur en cartes postales

Front Italien

Dans le secteur sud de la ligne Gustav, les 88e et 85e divisions américaines poursuivent les unités de la 94e division allemande battant en retraite vers le nord-ouest : les régiments de la 85e division progressent le long du littoral, sur la route n° 7 en direction de Formia, tandis que les détachements de la 88e division se dirigent vers Itri.

A droite du secteur d'opération du 2e corps américain, les détachements franco-marocains du général Guillaume s'emparent rapidement du Petrella et du Revole, dans les monts Arunci. 

Au sud de Cassino le corps canadien du général Burns prélevé sur les réserves, attaque en direction de Pontecorvo, sur la ligne Senger.

Légèrement plus au nord, la 78e division anglaise se porte vers Piumarola.
Le 2e corps polonais, réorganisé et et renforcé, reprend son offensive en direction du mont Cassin.

Difficile de parler d'Italie sans parler de Benito Mussolini

Pour les cartophiles, l'ouvrage de référence est sans conteste celui de mon ami Enrico Sturani  "Mussolini, un dictateur en cartes postales".




Benito Amilcare Andrea Mussolini (né le 29 juillet 1883 à Dovia di Predappio dans la province de Forlì-Cesena dans la région Émilie-Romagne en Italie, mort le 28 avril 1945 à Giulino di Mezzegra), est un journaliste et homme d'État italien.




Fondateur du fascisme, il est président du Conseil du Royaume d'Italie, du 31 octobre 1922 au 25 juillet 1943, premier maréchal d'Empire du 30 mars 1938 au 25 juillet 1943, et président de la République sociale italienne (RSI) de septembre 1943 à avril 1945. Il est couramment désigné du titre de Duce, mot italien dérivé du latin Dux et signifiant« Chef » ou « Guide ».

Il est d'abord membre du Parti socialiste italien (PSI) et directeur du quotidien socialiste Avanti! à partir de 1912. Anti-interventionniste convaincu avant la Première Guerre mondiale, il change d'opinion en 1914, se déclarant favorable à l'entrée en guerre de l'Italie. Expulsé du PSI en novembre 1914, il crée son propre journal, Il Popolo d'Italia (Le peuple d'Italie) qui prend des positions nationalistes proches de celles de la petite bourgeoisie. Dans l'immédiat après-guerre, profitant du mécontentement de la « victoire mutilée », il crée le Parti national fasciste (PNF) en 1921 et se présente au pays avec un programme politique nationaliste, autoritaire, antisocialiste et antisyndical, ce qui lui vaut l'appui de la petite bourgeoisie et d'une partie des classes moyennes industrielles et agraires.


Dans le contexte de forte instabilité politique et sociale qui suit la Grande Guerre, il vise la prise du pouvoir, en forçant la main aux institutions avec l'aide des actions de squadristi et l'intimidation qui culminent le 28 octobre 1922 avec la Marche sur Rome. Mussolini obtient la charge de constituer le gouvernement le 30 octobre 1922. 


















En 1924, après la victoire contestée des élections et l'assassinat du député socialiste Giacomo Matteotti, Mussolini assume l'entière responsabilité de la situation. La série des « Lois fascistissimes » lui attribue des pouvoirs dictatoriaux et fait de l'Italie un régime à parti unique.

Après 1935, il se rapproche du régime nazi d'Adolf Hitler avec qui il établit le Pacte d'Acier (1939). Convaincu d'un conflit à l'issue rapide, il entre dans la Seconde Guerre mondiale au côté de l'Allemagne nazie. Les défaites militaires de l'Italie et le débarquement des Alliés sur le sol italien entraînent sa mise en minorité par le Grand Conseil du fascisme le 24 juillet 1943 : il est alors destitué et arrêté par ordre du roi. 





Libéré par les Allemands, il instaure en Italie septentrionale la République sociale italienne. Le 25 avril 1945, alors qu'il tente de fuir pour la Valteline déguisé en soldat allemand, il est capturé par un groupe de partisans, qui le fusille avec sa maîtresse Clara Petacci.









En août 1943 Mussolini est arrêté sur ordre du roi et emprisonné.L'Italie se divise pour ce qui a été défini comme une guerre civile, entre ceux qui soutiennent les Alliés, qui contrôlent une partie du sud et la Sicile, et ceux qui acceptent de poursuivre la guerre au côté des Allemands, qui occupent désormais une grande partie de la péninsule.
Le 12 septembre 1943, les Fallschirmjäger du Lehr-Bataillon Mors menés par le majorHarald Mors libèrent Mussolini au cours de l'opération Eiche, placée sous la responsabilité et le contrôle opérationnel du général des parachutistes de la Luftwaffe, Kurt Student. Mussolini est libéré sans l'échange d'un coup de feu entre le commando et les carabinieri chargés de le surveiller

La nouvelle République sociale italienne est un État fantoche contrôlé par les Allemands; Hitler a mis sous contrôle direct duReich l'entière zone nord-orientale de l'Italie (l'Istrie, le Frioul, le Trentin et une partie de la Vénétie). Les troupes allemandes occupent cette zone dans les jours qui suivent l'armistice du 9 septembre sans les annexer officiellement mais seulement de fait. Hitler a de plus fait en sorte que les troupes de la RSI soient directement sous le contrôle et le commandement des officiers allemands et des milliers d'Italiens sont contraints au travail forcé comme dans n'importe quel autre territoire occupé par l'Allemagne







Entre le 8 et le 10 janvier 1944, se tient le procès de Vérone, où sont jugés les dirigeants qui ont « trahi » en s'opposant à Mussolini le 25 juillet 1943 : cinq des six accusés sont condamnés à mort, parmi ceux-ci, le gendre du Duce, Galeazzo Ciano.
Le 21 avril, le Duce rencontre Hitler au Klessheim, et le 15 juillet il se rend en Allemagne pour inspecter les quatre divisions italiennes que les Allemands ont entraînées.
Le 16 décembre, au théâtre lyrique de Milan, il prononce son dernier discours public



Aucun commentaire: