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21 juin 2018

Humour dans le carré par DONEC Bir Hakeim

Salut la compagnie,


La fin du printemps et le début de l’été sont propices aux commémorations de défaites ou de demi-victoires.

Pourtant nous pouvons, le 12 juin, célébrer un véritable fait d’armes qui porta très haut le renom de notre pays et fit dire à Hitler : « C’est une nouvelle preuve de la thèse que j’ai toujours soutenue, à savoir que les Français sont, après nous, les meilleurs soldats de toute l’Europe ».

Vous l’avez tous compris nous parlons de Bir Hakeim.

La nouvelle abasourdit le général De Gaulle : « Je remercie le messager, le congédie, ferme la porte. Je suis seul. Oh ! Cœur battant d’émotion, sanglots d’orgueil, larmes de joie ».




Avec ses 5 500 hommes, le général Koenig a tenu tête à l’Afrika Korps et au moment où Rommel se prépare à l’anéantir il se carapate…
Pourquoi donc vous parlais-je de Koenig ? Mais c’est bien sûr !

Le général avait un chauffeur ou plutôt une conductrice Miss Suzan TRAVERS. C’est une baroudeuse, un peu « saute aux prunes » et la protégée des légionnaires de la 13ème DBLE. Le soir du départ de Bir Hakeim, au volant de son pickup elle n’en mène pas large. Le général s’installe au dessus d’elle, le buste dépassant par l’ouverture du toit.

« Pour notre sauvegarde à nous deux, vous ferez exactement ce que je vous dirai. Je surveillerai les opérations par l’ouverture du toit. On suivra la route F, que nous avons prise un nombre incalculable de fois. J’aurai un pied sur votre épaule gauche et l’autre sur votre épaule droite. Un coup sur l’épaule droite et vous ralentissez. Un coup sur votre épaule gauche et vous vous arrêtez. Si j’appuie plus fort sur l’une ou l’autre épaule vous devez accélérer. ».



Et voilà notre Miss fonçant dans le désert au milieu d’un paysage d’apocalypse, de véhicules qui sautent en l’air et de la canonnade allemande. Au passage ils ont ramassé le lieutenant colonel DIMITRI AMILAKVARI revolver au poing.

Le dialogue qui se déroule alors dans la Ford est ahurissant. A un moment donné, dans ce fracas de bruit et de fureur, le Général se penche vers AMILAKVARI et lui hurle :
« Arrêtez de tirer avec votre révolver, cela m’empêche de réfléchir et cela va nous faire repérer ! »
AMILAK, accroupi sur le plancher, redresse la tête revolver en main.
« Je ne tire pas ! C’est l’impact des balles sur la voiture ! ».

A l’issue de cette épique traversée du champ de mines, quelques jours plus tard, Suzan TRAVERS recevra des mains du général CATROUX la croix de guerre.

A la semaine prochaine

Donec

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