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6 juin 2018

6 juin 1944 D-Day Jour J débarquement Sainte-Mère Eglise


6 juin 1944   D-Day

J-3 20h50

Sainte-Mère Eglise photo JM Bergougniou 














Le 1er message de Radio-Londres ("L'heure des combats viendra"...) est capté par les résistants Français. Il annonce l'imminence du Débarquement et constitue l'ordre de mise à exécution des sabotages de voies ferrées de l'ouest. Placement en alerte de tous les réseaux.
















J- 2 23h00









Radio-Londres envoie les messages complémentaires tant attendus (Le laboureur dans le matin brumeux... et ...Les sanglots longs des violons de l'automne...)donnant aux F.F.I l'ordre de sabotage généralisé du reliquat ferroviaire et des installations téléphoniques. Désormais, plus aucun train n'est en mesure d'acheminer du matériel vers la Normandie alors le réseau de télécommunications est neutralisé. La première strophe de Verlaine annonce l'exécution dans les deux jours des opérations Neptune et Overlord. 


En Angleterre, acheminement des unités d'assaut vers les zones portuaires, fin de l'embarquement des derniers véhicules.Le 5 juin, le convoi est détourné en pleine mer. Overlord est provisoirement suspendu.

J - 1 3h 30

A l'état major du SHAEF, près de Porstmouth, "Ike" Eisenhower vient de donner le feu vert à son état major. Le jour J aura lieu le 6 juin après avoir annulé les opérations prévues pour le 5 juin.. 

J - 1 20h00

"Blessent mon coeur d'une langueur monotone..." La seconde partie de la strophe vient d'être prononcée par le speaker de radio-Londres. Mobilisation générale de tous les réseaux, et passage à l'offensive (Attaques de dépôts de munitions, de stations de transmission, embuscades sur tout le réseau routier, harcèlement des convois Allemands). 

22h 00 

Bombardement des batteries cotières, des ponts, et des stations radar du littoral Normand par l'U.SA.F et la R.A.F. Sainte Mère Eglise est touchée par plusieurs projectiles, l'un d'entre eux incendie une maison en centre ville. La Normandie est coupée du reste du monde.

L'armada alliée, articulée en 47 convois, fait route vers la France, par forte houle et sous une pluie incessante. Dans le département du Morbihan, parachutage de quatre sticks de paras Français (2ème Bataillon F.F.L). 

Les Planeurs


planeur photo JM Bergougniou 

23 h 55 
Parachutage des équipes de pathinfders (éclaireurs) britanniques dont la mission est le balisage des zones de saut.

groupe d'assaut dans un planeur photo JM Bergougniou 
JOUR J . 00h 10 


A leur tour les éclaireurs des 101ème et 82éme Airborne sont largués entre Sainte Mère Eglise et Carentan, après avoir été acheminés par 20 C47.



00h 20 

Les planeurs Albermale transportant 180 "Ox and Buks" du major Howard se posent à quelques centaines de mètres des ponts de Bénouville et Ranville. L'effet de surprise joue à merveille et après un bref mais violent combat, les points sont pris. pertes légères.

Le message "Ham and Jam" (oeufs et jambons), prévu pour informer le SHAEF de la réussite de l'opération, est reçu quelques instants plus tard à Londres, où un soupir de soulagement monte à l'unisson : les ponts de Bénouville et Ranville sont aux mains d'Howard et ses commandos. 


planeur WACO photo JM Bergougniou 
00 h 45 

730 avions et 355 planeurs Horsa et Albermale larguent les 3e et 5e brigades de la 6ème Airborne (commandée par le Gén. Gale). Les commandos Anglais (auxquels sont intégrés 450 paras Canadiens) s'élancent à l'assaut des 8 objectifs attribués par le S.H.A.E.F. Malgré la dispersion due au vent violent et la perte d'une grande partie du matériel, les premièrs sticks commencent à se regrouper au sol. 7990 hommes sont engagés.




photo JM Bergougniou 

Les planeurs, utilisés pour la première fois à grande échelle dans un conflit, joueront un rôle important car à cette époque ils étaient le seul moyen d’apporter aux parachutistes les équipements dont ils avaient besoin, tels que munitions, vivres, jeeps et canons de petit calibre, ainsi qu’un renfort d’hommes de troupe (2 pilotes et 13 soldats).

12,7 mm photo JM Bergougniou 


photo JM Bergougniou 



Les parachutistes

01h 00 


Parachutages des 15.000 soldats et officiers de la 82ème Airborne et de la 101ème Airborne à bord de 1660 C47 et 152 planeurs Waco. seuls les 501ème , 505ème, et 506ème Régiments atterrissent à peu près sur leur drop zone initiale. 



Pertes importantes. Nombreux noyés dans la zone immergée par l'occupant (Marais de Carentan). Les unités sont pour la plupart dispersées et se regroupent en noyaux hétérogènes. une partie du 505 PIR est largué sur Sainte Mère Eglise.









Le P.F.C John Steele, blessé par balles, restera suspendu plusieurs heures au clocher de l'eglise, avant d'être fait prisonnier. La 101ème Airborne est dispersée sur une vaste partie du Cotentin. Plusieurs paras atterrissent même au bas de la pointe du Hoc : ils participeront à l'assaut avec le 2e Rangers de Rudder 





02h 00
Les ponts de Troarn, Robehomme et Bures sont détruits par la 6è Airborne.En mer, les troupes d'assaut commencent à gagner les landing craft infantery (L.C.I)












03h 30

Le matériel lourd de la 6e Airborne, dont 6 chars légers Tetrach se posent à l'est de l'Orne.



04h 30

Prise de la batterie de Merville par les paras Britanniques du 9th Parachute Battalion. Destruction des pièces Skoda de 100 mm . 1000 paras du 505 P.I.R (82è Ab) investissent Sainte Mère Eglise et se rendent maîtres du village après de violents combats. De retour de Rennes, Le général Wilhem FALLEY, commandant la 91ème D.I est abattu par un groupe dont fait partie Jack Schlegel, para US du 508e.

5h 20

A La Madeleine et Vierville, le sous-lieutenant Arthur Jancke (709e DI Wh) et le major Werner Pluskat (352e DI Wh) comtemplent, médusés, un spectacle terrible et presque surréaliste. Des centaines de navires, bardés de dirigeables, se trouvent maintenant à moins de deux milles des côtes !!!.... La plus grande armada de tous les temps est là, face à eux... Tous deux réalisent subitement que la mer est basse, les obstacles qu'ils avaient mis des semaines à dresser ne serviront à rien !... Tout est à nu sur cette plage... Ils arrivent !...





05h 30

Les paras US du 505ème (82 A.B) ont investi Sainte Mère Eglise. Toutefois, la ligne de front reste précaire et des élements de la 91e D.I retranchés dans le manoir de la Fière mettent la compagnie A en échec. La route vers Cauquigny , donnant accès à la R.N 13 n'est pas encore tenue.













05h 50


Les 6939 navires de l'armada alliée abordent les côtes Normandes. Les premières salves de marine explosent sur le littoral. De nombreuses casemates sont anéanties ou très sérieusement endommagées. Si les pertes Allemandes sont assez peu élevées, l'effet psychologique causé par ce déluge de feu et d'acier est indéniable. beaucoup de soldats sont choqués et hors de combat. La première vague d'assaut est à six kilomètres des côtes.











06 h 00

1365 bombardiers lourds déversent 13400 tonnes de projectiles sur les plages. Les objectifs prévus sont réalisés, à l'exception d'Omaha Beach, où les ouvrages bétonnés restent intacts, les bombes tombant à plus de 800 mètres de la ligne de défense. Les équipes enfermées dans les blockauss peuvent maintenant voir, face à eux, dans toute son étendue, l'incroyable flotte alliée. Les renseignements arrivent par bribes à l'état major de l'O.K.W.06 h 30









Le 17 Décembre 1935, l’avion de transport DC-3 fabriqué par la Douglas Aircraft Company, effectue son premier vol aux États Unis dans sa version commerciale.







En 1942 il est adapté à des fins militaires sous l’appellation de C-47 Skytrain pour l’USAAF, et, baptisé Dakota par la RAF. Avion de transport polyvalent, robuste et d’entretien aisé, il fut utilisé sur tous les fronts durant la Seconde Guerre Mondiale, aussi bien en Europe, que dans le Pacifique ou encore sur le théâtre d’opération asiatique. Le C-47 est essentiellement utilisé pour le parachutage d’hommes et de matériel, le remorquage des planeurs et le transport de fret. Le 6 Juin 1944 ce sont 821 avions C47 qui participeront aux opérations aéroportées au dessus du Cotentin lors de l’opération Neptune. Ils serviront à parachuter 13.348 hommes des 82e et 101e divisions aéroportées ainsi que leur matériel et à tracter 512 planeurs les jours J et J+1.












le saut


Dans la nuit du 5 au 6 juin 1944, les parachutistes de la 101ème sautent sur la Normandie. Ils doivent s’emparer de divers objectifs comme des ponts, des carrefours stratégiques et des villages, afin de sécuriser, avec la 82nd Airborne Division, le flanc ouest d’invasion allié dans le cadre de l’opération Overlord.
Au-dessus du Cotentin, les avions C-47 sont les cibles de la Flak allemande et de nombreux appareils rompent la formation. La précision des parachutages s’en trouve très affectée et la majeure partie des soldats américains n’atterrissent pas au bon endroit. Certains paras se retrouvent à plus de 20 kilomètres de leur objectif.


C-47 photo JM Bergougniou
Mais ces erreurs de parachutages désorientent également les soldats allemands qui entendent l’ennemi partout. Terrorisés, la plupart des éléments de la Wehrmacht se replient face à des adversaires bien souvent en infériorité numérique.





La 82ème étant désormais en Angleterre mais amputée d’un régiment d’infanterie parachutiste, il est décidé que cette division aéroportée doit être renforcée par deux nouveaux régiments, le 505ème et le 507ème PIR.


La Fière parachutage photo JM Bergougniou

La 82nd Airborne Division doit conquérir différents objectifs dans la nuit du 5 au 6 juin 1944 dans le cadre de l’opération Neptune rattachée à l’opération Overlord.


C-47 La Fière parachutage photo JM Bergougniou





Ainsi, aux premières heures du 6 juin 1944, les parachutistes de la 82ème Airborne sautent sur la Normandie : ils sont chargés de capturer différents objectifs à l’ouest de la zone d’invasion amphibie alliée, comme la ville de Sainte-Mère-Eglise ou le pont de la Fière.


La Fière parachutage photo JM Bergougniou



Les parachutages, tout comme pour la 101ème division aéroportée, sont peu précis et souvent, les soldats américains atterrissent à de nombreux kilomètres de leur objectif. Dans la matinée du 6 juin, les troupes parachutées effectuent la jonction avec les troupes débarquées à Utah Beach de la 4th Infantry Division.


La Fière parachutage photo JM Bergougniou

La Fière parachutage photo JM Bergougniou

La Fière parachutage photo JM Bergougniou

La Fière parachutage photo JM Bergougniou

Iron Mike La fière photo JM Bergougniou

La Fière parachutage photo JM Bergougniou

Iron Mike Memorial photo JM Bergougniou


photos (c) JM Bergougniou




Sources :



http://stephane.delogu.pagesperso-orange.fr/chronologie.html


Musée Airborne 





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