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18 mai 2018

CROZET escale du Mascareignes III 14 février 2018

CROZET escale du Mascareignes III 14 février 2018

Le 14 février 2018, le Mascareignes III a fait escale à Crozet. Dans la même période, la frégate Nivôse était présente dans les TAAF pour assurer la surveillance de la zone. 


Les Terres australes françaises composées des îles Kerguelen, Crozet et Saint-Paul et Amsterdam disposent de zones économiques exclusives (ZEE) de 200 milles, soit une superficie totale de 1,6 millions de km2, égale à trois fois celle du territoire métropolitain, comportant des ressources halieutiques importantes et diversifiées.




L’éloignement de ces îles de la métropole (12.000 km) et de l’île de la Réunion (3.000 km), leur isolement et leurs conditions climatiques extrêmes caractérisent la pêche australe qui y est exercée.

Cette pêche cible principalement une espèce de poisson, la légine, dans les zones de Crozet et de Kerguelen. Ce poisson vit dans les grands fonds et peut mesurer plus de 2 mètres. Très apprécié sur les marchés asiatiques, il a une forte valeur marchande.



Les accords de pêche avec des pays étrangers (Japon, Corée, URSS puis Ukraine) ont pris fin en 1998. La pêche est désormais exercée par des entreprises françaises basées à la Réunion.

A l’heure actuelle, six armements sont autorisés à pêcher dans les eaux australes : Armas Pêche, Armements Réunionnais, Cap Bourbon, SAS Comata, Sapmer et Pêche Avenir, sous le contrôle strict du Muséum national d’Histoire naturelle (MNHN).







Les campagnes de pêche à la légine sont réglementées par des arrêtés de l’administrateur supérieur. Le total admissible de capture (TAC) de légines est de de l’ordre de 6300 tonnes sur les zones de Kerguelen et de Crozet.

• Sapmer Navires : Albius et Cap Horn 1
• Cap Bourbon Navire : Cap Kersaint
• SAS Comata Navire : Ile de la Réunion
• Armements Réunionnais Navire : Ile Bourbon
• Armas pêche Navire : Mascareignes III
• Pêche-Avenir Navire : Le Saint-André

Cette pêche est exercée à la palangre, méthode sélective et respectueuse des fonds marins.




En coopération avec le Muséum national d’Histoire naturelle et la Réserve naturelle des TAAF, la réglementation a pour objectif de permettre l’exploitation de ces ressources (poissons et langoustes), tout en préservant l’environnement (interaction avec les autres espèces de l’écosystème).







































La légine australe - L’engouement des marchés asiatiques et des Etats Unis pour la légine date d’environ quinze ans. Il constitue pour les armateurs autorisés à pêcher une manne financière très importante. En effet, le prix de vente de la légine au débarquement avoisine 27 euros le kilo.

Les retombées économiques (transport du poisson, transformation, exportation) et sociales (environ un tiers des marins sont réunionnais), sont dès lors très importantes pour l’île de la Réunion.
Un droit de pêche instauré par l’ordonnance n° 2010-462 du 6 mai 2010 créant un livre IX du code rural relatif à la pêche maritime et à l’aquaculture marine alimente le budget des TAAF. Celui-ci, fixé annuellement par arrêté de l’administrateur supérieur, correspond à environ 10% du prix de vente moyen des espèces pêchéc





Le droit de pêche constitue pour les TAAF une ressource propre qui lui permet de moins dépendre de subventions. Les droits liées à la pêche à la légine et aux langoustes sont utilisées entre autre pour la gestion des bases et le soutien aux activités scientifiques, le suivi scientifique de la pêche autorisée et la lutte contre la pêche illicite.



La pêche dans les eaux australes permet de concrétiser la souveraineté française sur les zones économiques correspondantes. Le concept de gestion des eaux placées sous juridiction française se veut cohérent. Il conjugue pêcherie raisonnée avec l’appui scientifique du Muséum national d’Histoire naturelle et sanctuarisation des ZEE par les moyens d’action de l’Etat en mer.



L'Amicale philatélique de Nanterre signale une anomalie dans la description du bateau Ile de la Réunion lié à une modification du bon à tirer. Des carnets "fautés" ont été mis en circulation avent correction.


Le service philatélique des TAAF a aussitôt demandé à Phil@Poste d’effectuer en urgence la correction, pour les carnets restant à produire. Mais cette rectification n’est intervenue qu’après MonacoPhil.
Les carnets fautés non vendus ont été retournés pour être détruits.

La commercialisation des carnets ayant partiellement commencé, un certain nombre d’exemplaires fautés ont été vendus à des collectionneurs en France ou à l’étranger et lors de MonacoPhil où les TAAF ne disposaient pas d’exemplaires corrigés.

Combien ? Le chiffre peut être évalué à 2000, les 3000 restant étant détruits par Phil@Poste.

La suite de la commande, soit 35000 carnets est intervenue après correction, ce qui porte le tirage total à environ 37000 carnets au lieu des 40000 prévus initialement.

Les timbres n’étant pas eux-mêmes affectés par cette coquille, on ne peut pas véritablement parler de variété au sens philatélique du terme.

Toutefois, certains carnets de France comportant des anomalies de couverture sont recensés dans la rubrique Carnets du catalogue Y&T (voir par exemple le carnet La poste Colbert de Marseille de 1991). On attend donc que le carnet fauté des TAAF soit signalé dans le catalogue des TAAF (Y&T T1bis).


Sources 

TAAF


Amicale Philatélique Nanterre 

http://apn92.over-blog.fr/tag/taaf%20et%20polaire/

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