Chercher dans le blog

Rechercher dans ce Blog

2 mars 2018

Humour dans le carré par Donec 2 mars 2018 C'est tout simple

C'est tout simple

Salut la compagnie,

Parmi  les hommes d’Etat qui trouvent des solutions simples à des situations abracadabrantesques je citerai encore une fois le meilleur de tous, Donald Trump.

Régulièrement aux Etats Unis, s’organisent des tueries, commises par des lycéens en délicatesse avec leurs établissements. Après l’achat de quelques armes de guerre, ils attendent les copains à  la sortie du collège.


Que faire pour mettre fin à cette folie ? Interdire les armes ? Réglementer leur vente ?

Ce serait faire inutilement du tort à la Rifle National Association, congrégation éminemment philanthropique. Celle qui permet à chaque Américain de posséder les outils pour se défendre contre les ours bruns, les Sioux ou les vide-goussets.

L’interdiction, la réglementation sont des attitudes d’européens prompts à la repentance, au mea culpa et disons-le empreints de la lâcheté propre aux civilisations décadentes.

Face à ces assassins en culottes courtes Donald trouve immédiatement la parade : armer les professeurs. L’idée est géniale, il la tient d’une tradition solidement ancrée dans l’âme américaine : le western. Son imaginaire ayant été nourri des œuvres de John Ford, Georges Stevens ou Fred Zinnemann.




Sa grande culture lui  a montré la voie.

Ainsi quand à la sortie des cours un élève paranoïaque  fera feu, immédiatement des professeurs  formés  par les « marines » le mettront hors d’état de nuire.

Une telle solution porte à l’évidence la patte du grand Donald Trump.

C était tout simple mais encore fallait-t il y penser !

A la semaine prochaine

Donec

Rationnaire : membre de l’équipage devant prendre son quart à midi et qui a donc accès à la cafétéria vers onze heures trente. Bien entendu quelques malins tentent de se faufiler et peuvent ainsi déjeuner tranquillement et à l’avance.

PJ : magnifique texte de l’amiral Marin GILLIER sur nos valeurs Marine




LES QUATRE VALEURS DE LA MARINE DANS LES OPERATIONS.

Témoignage du CA Marin GILLIER

9 mars 2010 



Le 27 novembre 1942, à bord du Strasbourg, l'amiral de Laborde refuse de quitter son bâtiment. Il ne comprend toujours pas pourquoi Hitler a renié sa parole, celle de ne rien entreprendre contre la flotte française. Il faut un ordre personnel du maréchal Pétain pour qu'il accepte d'abandonner le bord. En acceptant le sacrifice du Sabordage, la Marine a respecté son serment de 1940, ne jamais livrer la Flotte à des mains étrangères. Voila comment, en ce 27 novembre 1942, se sont incarnés les quatre mots « Honneur – Patrie – Valeur – Discipline ». - Quel Honneur y avait-il à saborder une flotte magnifique, sans combattre, mettant ainsi un genou à terre devant un ennemi qui venait jusqu’à la coupée trahir ses engagements ?

- Quelle est cette Patrie que la marine défendait, en se faisant ainsi hara-kiri ?

- Quelles vertus incarnait-elle ?

- En exécutant cet ordre, faisait-elle preuve de discipline, ou d’un extraordinaire manque de discernement qui allait engager les relations entre les Armées et la Nation pour des décennies ? 



Il ne s’agit pas de stigmatiser l’amiral de Laborde, ni tous les chefs de la marine de l’époque, ni les autorités militaires et politiques qui les ont promus dans la décennie qui a précédé. Il ne s’agit pas non plus de donner des leçons, mais bien de tirer des leçons pour préparer l’avenir, la prochaine période paroxystique : c’est la raison d’être des Armées. Pour cela, il faut comprendre, susciter la réflexion. Quitte à être un peu provocateur !

Marc Bloch, analyse ainsi la défaite de 1940 : « jusqu’au bout, notre guerre aura été une guerre de vieilles gens ou de forts en thème. Le monde appartient à ceux qui aiment le neuf.

C’est pourquoi, l’ayant rencontré devant lui, ce neuf, et incapable d’y parer, notre commandement n’a pas seulement subi la défaite. Il l’a acceptée !1 ».

C’est dans cette acceptation de la défaite que réside le déshonneur de la Débâcle, du Sabordage. Nous devons y réfléchir, lorsque nous décidons de promouvoir un officier. Est-il

bon pour résoudre des intégrales triples ? Sans doute, c’est sur ce critère qu’il a été recruté.

Mais est-ce ce dont la marine aura besoin demain ? « Toutes les guerres nous apprennent qu’il y a des militaires de profession qui ne seront jamais des guerriers1 ».

Un témoignage n’est pas une dissertation, c’est pourquoi je n’ai pas recherché la définition des termes de la devise de la marine dans un dictionnaire philosophique. Une approche liée au terrain m’a plutôt entraîné vers Internet, et plus précisément sur le site larousse.fr. Trois des quatre mots semblent regarder à l’intérieur du marin, le dernier concerne l’extérieur. C’est dans cet ordre que nous les aborderons.

Aucun commentaire: