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14 oct. 2017

SNA AMETHYSTE Lancement Cherbourg 14 mai 1988 Commandant Pastré

SNA AMETHYSTE Lancement Cherbourg 14 mai 1988 Commandant Pastré 

Les études, qui débutent dès 1986, aboutissent à la modernisation AMETHYSTE, du nom du cinquième de la série, admis au service actif en 1992. 

T)shirt améthyste réalisé par le bord


Améthyste est aussi un acronyme pour AMElioration Tactique, Hydrodynamique, Silence Transmission
Le nouveau SNA bénéficie d'une nouvelle carène, avec l'adoption d'une forme dite Albacore, un pont passerelle enveloppant et un dôme sonar profilé, facilitant l'écoulement des flux et limitant, de fait, la perturbation des systèmes d'écoute. La longueur est portée à 73.6 mètres, en raison de l'arrondis du dôme sonar. Les quatre premiers de la série seront refondus entre 1989 et 1995. La Marine touche, enfin, un sixième SNA, la Perle, en 1993. Ce dernier devait être suivi par deux sisterships mais, en raison des restrictions budgétaires et de la fin de la guerre froide, la construction des Turquoise et Diamant est annulée en 1992.



TAD 50115 Cherbourg Naval 14-5-1988

Le principal défi du premier SNA français résidera dans la compacité de sa chaufferie. Le bâtiment ne fera, en effet, que 72.10 mètres de long pour 2670 tonnes de déplacement en plongée. A titre de comparaison, leurs homologues américains du type Los Angeles mesurent 6900 tonnes en plongée pour une longueur de 109.7 mètres. 

carte de voeux SNA Améthyste

Les Britanniques du type Swiftsure sont également nettement plus volumineux, avec 82.9 mètres de long et 4900 tonnes. Les Soviétiques font également dans le gros submersible, avec les Akula (9100 tonnes), les Sierra (7500 tonnes), les Victor I à III (5100 à 6000 tonnes). Même les vieux November, dont la tête de série, le Leninskiy Komsomol (1958), fut le premier SNA d'URSS, déplaçaient 5400 tonnes. Les plus petits bâtiments de ce type en service dans la flotte rouge sont alors les fameux Alfa (3700 tonnes). Autant dire que les Rubis français font figure de curiosité et suscitent quelques railleries à l'étranger.



Pour le Rubis, au niveau de la chaufferie, il a fallu adopter un équipement compact avec, dans la même cuve, un générateur de vapeur collé à la chaudière ». Casse tête pour le CEA, Technicatome et DCN, l'appareil propulsif est finalement mis au point et réalisé par l'arsenal d'Indret, près de Nantes. Afin d'atteindre la vitesse de 25 noeuds, les SNA français disposeront d'un réacteur à eau pressurisée K 48, deux turbo-alternateurs et un moteur électrique de propulsion. L'ensemble développe 9500 cv, soit une puissance de 7000 kW. Le choix de la vitesse, très dimensionnant en raison de la puissance nécessaire, a d'ailleurs été déterminant dans la possibilité de concevoir un SNA si compact : « Etant plus petits, ils avaient des performances un peu inférieures aux Los Angeles, notamment en matière de capacité d'emport d'armes et de vitesse (32 noeuds pour les Américains, ndlr). Toutefois, les missions n'étaient pas les mêmes. Pour rallier leur zone d'opérations au large de l'URSS et y demeurer le plus longtemps possible, les SNA américains devaient traverser l'Atlantique à grande vitesse. Les Français n'avaient pas ce problème. Le choix de la vitesse a donc été fait en cohérence avec le choix stratégique des zones d'opérations ».

carte de voeux SNA Améthyste

sources :

Vincent Groizelleau

https://www.meretmarine.com/fr/content/1983-la-france-se-dote-de-sous-marins-nucleaires-dattaque




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