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3 janv. 2017

La Guienne paquebot Poste quelques éléments et Théophile LABAT ingénieur maritime à Rochefort et Bordeaux

La Guienne paquebot Poste 

et Théophile Labat spécialiste de la mise en forme

Sur une suggestion de dame Rosine, voici quelques éléments qui évoquent la vie maritime et fluviale du sud-ouest


Sous l'Ancien régime, la Guyenne était l'une des plus grandes provinces de France et regroupait divers pays et provinces plus petites comme le Périgord, l'Agenais, le Quercy et le Rouergue. Le terme de « Guyenne propre » correspondait à la région de Bordeaux, également appelée le Bordelais.
Lancée à la mi-octobre 1859 à La Ciotat, La Guienne assure la ligne de Bordeaux à Rio de Janeiro par le Cap-St-Vincent jusqu'en 1866, puis par Dakar à partir de cette date. Sister-ship du Navarre, Estramadure et Béarn. En 1872, le paquebot-poste est totalement transformé sur son chantier d'origine. Surélevé d'un pont, ses roues à aubes sont supprimées et remplacées par des hélices. La Guienne devient Gambie et, sous ce nom, reprend la ligne d'Amérique du Sud à partir de Bordeaux le 20 octobre 1872 mais pour peu de temps car il échoue au nord du Brésil, le 1 août 1873 à Bahia.


Caractéristiques: 101,7 mètres par 11,63 mètres, jauge brute: 2132tx, déplacement: 3036tonnes, 83 passagers de première, 60 en seconde, 31 en troisième. Propulsion: une machine verticale oscillante à fourreau - propulsion par roues à aubes, puissance: 500cv, vitesse: 10 noeuds en service.
La régularité des services postaux doit beaucoup à la révolution de la vapeur, au XIXe siècle. Un des premiers navires mi-vapeur, mi-voilier, Le Paris, appartenait aux frères Pereire, fondateurs de la Compagnie générale maritime en 1855. Une convention signée avec l'Etat en 1860 permit à la Compagnie de desservir pendant 20 ans les lignes transatlantiques du Havre à New York et de Saint-Nazaire aux Antilles. En échange, la compagnie s'engagea à construire tous les trois ans, les 14 paquebots nécessaires à l'exploitation des lignes postales. En 1861, elle changea de noms et devint la Compagnie générale transatlantique. Soucieux de maintenir son influence en Afrique du Nord et en Orient, le gouvernement de Louis-Napoléon fit appel en 1851 à une compagnie privée, Les Messageries nationales dénommées à partir de 1853 Messageries impériales. En 1857, un paquebot-poste est lancé pour naviguer entre la France et l'Amérique du Sud, La Guienne. En 1861, la flotte des Messageries comportait seize navires. Les liaisons des Messageries continuèrent jusqu'en 1972.

























Les nombreuses commandes de navires cuirassés, frégates, monitors, batteries flottantes, etc., faites à nos chantiers pour l'Espagne, l'Italie, Tunis, la Russie, etc., prouvent que Bordeaux peut rivaliser sous ce rapport avec les constructions anglaises et américaines. La réparation des navires se fait en Queyries (Bordeaux-La-Bastide) sur un gril de carénage pour les navires de 400 à 1,200 tonneaux, sur un bassin flottant de carénage, sur une forme sèche ou bassin de radoub pour les navires de 1,200 tonneaux de port, et sur deux cales de halage pour les navires de grandes dimensions. Ces cales sont construites d'après le nouveau système de M. Labat, ingénieur maritime.Les cales de halage, système Labat, sont disposées de manière à pouvoir être divisées au besoin en plusieurs parties indépendantes, chacune de ces parties peut recevoir isolément un navire d'un tirant d'eau particulier, ou lorsqu'elles sont reliées entre elles, permettre le halage des plus grands navires. La cale de Bacalan, établie en 1862, a 90 mètres de longueur, et s'avance de 940 mètres dans le lit de la rivière avec une pente uniforme de 7 centimètres par mètre.





La descente et la montée du traîneau y sont opérées au moyen de poulies et de cabestans mis en mouvement par une machine à vapeur de la force de 40 chevaux. La cale de Lormont, plus avantageuse que la précédente à cause de sa situation dans une partie de la rivière qui offre une plus grande hauteur d'eau au-dessus de l'étiage, a été construite en 1867. 





Elle a 400 mètres de longueur parallèlement à la rive et s'avance à 32 mètres sous l'eau avec une pente de . 30 centimètres par mètre. Le traîneau est mû par un système de vis et écrous, actionnés par une machine à vapeur de 40 chevaux. La cale de Lormont est pour Bordeaux un instrument précieux que peu de ports possèdent encore. Les paquebots d'une longueur de 130 mètres et du poids de plus de 3,000,000 de kilogrammes, au moment du halage, y sont élevés en six heures ou six heures et demie Le 25 février 1886 à 1896, Membre de la Chambre de Commerce de Bordeaux,






Fils de Jean Labat, chirurgien, Henri Jean Théophile naît en Gironde et fait sa scolarité Rue croix de seguey à Bordeaux. Il entre à Polytechnique le 1er novembre 1852 et devient élève du génie maritime le 1er octobre 1854. En 1955 il obtient son diplôme d'ingénieur des mines classé dans les dix premiers de sa promotion et est nommé sous-ingénieur de 3e classe le 1er mai 1856.

En 1857-1858 il est attaché au port de Rochefort et en 1858 s’installe à Bordeaux pour exercer la profession d'ingénieur de la marine militaire ; il est nommé sous-ingénieur 2e classe le 1er juin 1859 et est mis hors-cadre le 1er janvier.





En 1861, il se tourne vers la construction maritime et crée avec son frère la société Labat à Bacalan. Il installe alors de vastes ateliers de réparation maritime et de matériels de renflouage et met au point le système de cale de halage dont il est l'inventeur (qu'il diffusera partout Lormont, Rouen, Nantes, Angleterre, Fou-Tchéou en Chine etc).



lancement de la Guienne 12-10-1859  L'illustration 29-10-1859

Il est médaillé en 1862 de l’exposition universelle de Londres pour l'invention des cales de halage aux dimensions appropriées aux plus grands navires. Cette même année, il établit une cale de halage à glissements dans le chantier Arman à Bacalan. Cette cale de 90 mètres de long, possède plusieurs rampes qui s'avancent de 940 mètres dans le lit de la rivière avec une pente uniforme de 7 centimètres par mètre. La descente et la montée des traîneaux y sont opérées au moyen de poulies et de cabestans mis en mouvement par une machine à vapeur de la force de 40 chevaux. Elles sont disposées de manière à pouvoir être divisées au besoin en plusieurs parties indépendantes, chacune de ces parties peut recevoir isolément un navire d'un tirant d'eau particulier, ou lorsqu'elles sont reliées entre elles, permettre le halage des plus grands navires.

Le 1er juin 1863, officiellement autorisé à servir à l'industrie, il est détaché en congé sans solde.



La Ciotat lancement de la Guienne 12-10-1859  L'e Monde Illustré  29-10-1859

La société Labat devient Labat et Limouzin en 1863 et il en devient Président. En 1867, il établit une cale de halage à Lormont, plus avantageuse que la précédente à cause de sa situation dans une partie de la rivière qui offre une plus grande hauteur d'eau au-dessus de l'étiage. Elle a 400 mètres de longueur parallèlement à la rive et s'avance à 32 mètres sous l'eau avec une pente de 30 centimètres par mètre. Le traîneau est mû par un système de vis et écrous, actionnés par une machine à vapeur de 40 chevaux. La cale de Lormont est pour Bordeaux un instrument précieux que peu de ports possèdent encore. Les paquebots d'une longueur de 130 mètres et du poids de plus de 3 000 000 de kilogrammes, au moment du halage, y sont élevés en six heures ou six heures et demie. Ildevient aussi Président du conseil d'administration de la Compagnie maritime Gironde et Garonne et réalise les commandes de navires cuirassés, frégates, monitors, batteries flottantes, etc., dans ses chantiers pour l'Espagne, l'Italie, Tunis, la Russie, etc.

Médaille d'or de l'exposition universelle de Paris (1878), il répare en 1886 les paquebots transatlantique à Lormont, avec la compagnie maritime Gironde et Garonne qu'il a installé quai des Queyries sur 15 000 m2 et équipé de hangars, pontons, outillage et forges. Membre de la chambre de commerce de Bordeaux (1886), il devient Président de l'Académie des sciences belles-Lettres et Arts de Bordeaux dont-il était membre de puis 1886 en 1888 et Président de la société Philomathique de Bordeaux (1892-1894).


Conseiller Municipal de Lormont, il se présente à la députation, le 20 août 1893 et est élu au 1er tour dans la 1re circonscription de Bordeaux, député de la Gironde (troisième République). Théophile Labat était solidement implanté dans les milieux industriels et commerciaux de la ville où l'on pouvait apprécier sa tendance indépendante, modérée et même conservatrice de ses opinions républicaines. Sa formation et son expérience le conduisaient d'emblée à étudier les problèmes économiques et fiscaux : aussi fut-il membre de la Commission du Budget et de la Commission de réforme générale de l'impôt.

Violemment hostile au Socialisme d'État et au collectivisme, mais favorable à la participation aux bénéfices, il consacra sa dernière intervention, le 16 juin 1896, aux problèmes sociaux, en opposant aux méfaits d'une réglementation générale des horaires et des salaires, les avantages qu'il espérait d'une totale liberté des contrats entre ouvriers et employeurs et d'un esprit d'association et de coopération propre, selon lui, à régler la question sociale. Face au socialisme de Jaurès, il incarnait assez exactement l'aile droite de la majorité républicaine « opportuniste ».

Il est député de la Gironde (troisième République) de 1893 à 1896. Âgé de soixante-deux ans, le 10 septembre 1896 il succombe en sa demeure de Bordeaux à la suite d'une opération.

1 commentaire:

Anonyme a dit…

Pour la bio de Monsieur Théophile Labat J'en suis le rédacteur d'origine voir wiki qui à permis à l'assemblé national de réactualiser ses annales vous ne citez aucune de vos sources que vous plagiez allégrement...! Je suis aussi à l'origine de sa page généalogique...!

Jean Christian BERNARD
jeanchristianbernard@hotmail.fr