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17 sept. 2016

FREMM BRETAGNE mise à flot 16 septembre 2016 Lorient Frégate multimission

FREMM BRETAGNE mise à flot 

Comment cette enveloppe a-t-elle pu échapper à la double oblitération?



Vendredi, à 17 h, sera mise à flot la Fremm Bretagne (frégate multimissions). Alors même qu'elle porte haut les couleurs de notre région, ce moment fort pour tous les personnels participant à sa construction ne donnera pas lieu à une cérémonie officielle. En raison de l'état d'urgence, seules les équipes mobilisées depuis sa mise en chantier y assisteront. « Pour tout le monde, c'est un moment hautement symbolique car c'est l'accomplissement d'un an et demi de travail de coque et d'armement du bateau et c'est la première fois qu'il va se trouver dans ce qui sera son environnement naturel », observe Jean-François Sabre.© Le Télégrammehttp://www.letelegramme.fr/morbihan/lorient/dcns-mise-a-flot-de-la-bretagne-vendredi-et-de-cinq-pour-la-marine-14-09-2016-11216843.php#SUb5rsWR1fRHizzW.99
avec bien entendu une double oblitération 


C’est vers 17 heures, vendredi, que le site DCNS de Lorient doit procéder à la mise à flot de la Bretagne. Il s’agit de la septième frégate-multi-missions réalisée par le groupe français, et la cinquième destinée à la Marine nationale. C’est aussi la première fois depuis près de 80 ans qu’un bâtiment de combat de premier rang de la flotte française porte ce nom, le dernier en date étant le cuirassé Bretagne, coulé à Mers el-Kébir en juillet 1940. Alors que l’un des 18 escorteurs rapides réalisés après-guerre s’appelait Le Breton (il a servi de 1957 à 1976), le nom de Bretagne devait initialement être attribué au second sous-marin nucléaire d’attaque du type Rubis (lui-même appelé à l’origine Provence) mais ces bâtiments furent rebaptisés et le second SNA devint Saphir. Le programme des deux nouveaux porte-avions français, initié à la fin des années 70, a aussi constitué une occasion manquée puisqu’il avait été envisagé dans un premier temps de les nommer Bretagne et Provence. Finalement, seul le premier bâtiment a été construit et finalement désigné comme Richelieu au moment de sa commande début 1986, avant d’être rebaptisé Charles de Gaulle l’année suivante.

Les nouvelles FREMM perpétuent donc la tradition des bâtiments portant des noms de régions, une pratique qui s’était développée du temps de la marine royale, lorsque les provinces françaises contribuaient directement au financement de certains vaisseaux, auxquels elles donnaient leur nom.





La FREMM Aquitaine (© MARINE NATIONALE - M. PRIGENT)



Pour l’heure, l’Aquitaine, la Provence et le Languedoc ont rejoint les rangs de la Force d’Action Navale, ces frégates de nouvelle génération ayant été livrées en 2012, 2014 et 2016. Suivra en 2017 l’Auvergne, qui va prochainement débuter ses essais en mer, puis la Bretagne en 2018 et la Normandie en 2019. Les deux dernières FREMM de la série, largement amputée depuis le lancement du programme en 2005 (de 17 à 11 puis 8 unités), seront dotées de capacités de défense aérienne renforcées. Livrables en 2021 et 2022, elles devraient être baptisées Alsace et Lorraine.

avec bien entendu une double oblitération 


La mise à l’eau de la Bretagne se déroulera sans cérémonie officielle, seules les équipées de DCNS et des services portuaires de Lorient participant à la manœuvre étant mobilisées. Cela, en raison de l’Etat d’urgence et de la présence dans la forme de construction de la première corvette égyptienne du type Gowind 2500 (programme que Le Caire souhaite pour le moment garder « secret »), qui sortira du grand hall d’assemblage dans la foulée de la nouvelle FREMM française.



Celle-ci va passer plusieurs mois en armement à flot afin de recevoir sa mâture et ses principaux senseurs, dont le radar multifonctions Herakles, deux imposants brouilleurs, des moyens de guerre électronique et de communication ; ainsi qu’une partie de l’armement, à commencer par la tourelle de 76mm et les lanceurs verticaux pour missiles surface-air Aster et missiles de croisière MdCN, installés sur la plage avant.

Il s'agira aussi de mettre progressivement en route ses installations, à l’image de la partie énergie-propulsion comprenant notamment quatre moteurs diesels, deux moteurs électriques de propulsion et une turbine à gaz. La FREMM Bretagne passera en cale sèche l’an prochain afin de recevoir ses hélices, son appareil à gouverner ainsi que son sonar d’étrave, alors que le reste des équipements sera installé au fil des mois.

C’est en octobre 2017 que le bâtiment doit appareiller pour la première fois de Lorient afin de débuter ses essais en mer. Ceux-ci seront menés rapidement grâce au retour d’expérience acquis sur les premières unités de la série. A l’issue, la Bretagne sera réceptionnée par la Marine nationale, normalement début 2018, et sera basée à Brest en compagnie de l’Aquitaine et de la Provence (la Normandie les rejoindra en 2019). Toulon, où est déjà positionné le Languedoc, recevra pour sa part l’Auvergne, ainsi que les Alsace et Lorraine.





Tir de MdCN sur la FREMM Aquitaine (© MARINE NATIONALE)

Succédant aux frégates anti-sous-marines des types F67 (Tourville) et F70 ASM (Georges Leygues), ainsi qu’aux frégates antiaériennes du type F70 AA (Cassard), les FREMM mesurent 142 mètres de long et affichent un déplacement de 6000 tonnes en charge. Les six premiers bâtiments de la série mettront en œuvre 16 MdCN, 16 Aster 15, 8 missiles antinavire Exocet MM40 Block3, un canon de 76mm, deux canons de 20mm télé-opérés, des torpilles MU90 et un hélicoptère Caïman Marine. Les deux dernières, connues sous le nom de FREMM DA, auront un radar Herakles plus puissant et pourront embarquer des Aster 30.

En plus des frégates françaises, DCNS a pour l’heure vendu deux bâtiments de ce type à l’export : le Mohammed VI livré au Maroc en 2013 et la Tahya Misr à l’Egypte en 2015. De nouveaux modèles de FREMM, adoptant notamment le radar à antennes fixes Sea Fire, sont proposés à plusieurs pays, dont le Canada et l’Arabie Saoudite.



FREMM proposée au Canada (© DCNS)

Avec la rédaction du Télégramme





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