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22 mai 2015

Humour dans le carré par Donec Jean Zay au Panthéon

Humour dans le carré par Donec Jean Zay au Panthéon


Bonjour à tous,

Le 27 mai prochain le panthéon va recevoir les cendres de trois résistants et d’un martyr : Germaine Tillion, Geneviève De Gaulle-Anthonioz, Pierre Brossolette et Jean Zay.

Intéressons nous au citoyen Jean Zay. Né en 1904, jeune turc du parti radical, membre de la ligue des droits de l’homme, avocat, député maire d’Orléans juif et franc maçon.

L’homme est un intellectuel brillant et va le prouver. Devenu ministre de l’éducation nationale et des beaux arts en 1934, il va s’attacher à dépoussiérer le système. Il prolonge l’obligation scolaire de 13 à 14 ans et laisse plus d’initiatives aux instituteurs. Il met les CROUS (Centre régional des œuvres universitaires et scolaires) en place. Avec l’aide d’Irène Joliot Curie, il créé le Centre National de la recherche scientifique. Il encourage le principe des bibliobus, propose la création du festival de Cannes. Il envisage la mise en place de l’ENA.



A la déclaration de guerre il rejoint son régiment et fait son devoir. Au moment de l’armistice il rejoint Bordeaux puis l’Afrique du Nord avec l’idée bien arrêtée de poursuivre le combat.

Mais le gouvernement du Maréchal ne l’entend pas de cette oreille et après un simulacre de procès l’envoie méditer dans un cul de basse fosse pour le restant de ses jours.

Au mois de juin 1944 des canailles de la Milice l’enlèvent de sa prison, l’entrainent dans un coin de forêt et lui tirent dans le dos. Puis le dévêtent et jettent sa dépouille aux loups.

Cette fin ignoble symbolise les mœurs de l’époque et c’est à ce titre qu’il rejoint le Panthéon.

A la semaine prochaine

Donec




PS : au lendemain du terrible holocauste de 1914, il aurait commis un poème idiot dans la veine anarchiste du temps, façon Gustave Hervé. Mais comme disait Alain « Qui n’a pas été anarchiste à 20 ans ne saurait être capitaine des pompiers à 35 ». Pour la petite histoire ce texte lui avait été dérobé puis publié dans l’Action Française. Ce journal présentait, pendant la grande guerre, les publicités Liebig comme des signaux destinés à guider l’avancée allemande (Liébig est une marque Suisse). C’est dire le sérieux de cet organe de presse.

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