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20 mai 2015

Charles de Gaulle , le Retour à Toulon

Fin de Mission pour le groupe aéronaval Arromanches Chammal Varuna








Le porte-avions Charles de Gaulle a retrouvé mardi son port d'attache de Toulon après plus de cent jours en mer, notamment dans le Golfe Persique où il a participé aux frappes contre l'Etat islamique et offert une visibilité commerciale aux Rafale.

"On a fait le job dans une zone où les cartes bougent en permanence avec un Yémen qui s'effondre et un Iran très présent dans le Golfe", témoigne le capitaine de vaisseau Pierre Vandier, commandant du porte-avions qui avait quitté la France le 13 janvier avec pour destination finale l'océan Indien.

Dans l'espace restreint du golfe arabo-persique où s’entrecroisent des routes maritimes vitales pour l’économie mondiale, le déploiement du Charles de Gaulle, au sein du groupe aéronaval français, n'est pas passé inaperçu.

Au-delà de la dimension stratégique d'un tel déploiement, sa présence a permis de promouvoir en conditions réelles le Rafale, l'avion de combat de Dassault dont les ventes se multiplient depuis le début de l'année.

"Notre mission n'est pas de vendre des avions mais on met en œuvre des équipements qui ont fait leurs preuves, ce n'est pas neutre", souligne le contre-amiral Eric Chaperon, commandant du groupe aéronaval. "C’est aussi une des raisons pour lesquelles ils plaisent".



"La marine indienne s'intéresse à nos aéronefs, on nous a posé tout un tas de questions sur le Rafale et ses capacités dans le ciel irakien", ajoute-t-il.

Selon l'état-major français, les douze avions de combat Rafale et neuf Super Etendard modernisés embarqués à bord du Charles de Gaulle ont réalisé entre 10 à 15 "sorties de combat" par jour en appui des forces de sécurité irakiennes engagées au sol.

Après avoir conclu un accord en février avec l'Egypte sur la vente de 24 Rafale, la France a signé début mai avec le Qatar un contrat portant sur un nombre identique d'appareils. Un troisième contrat avec l'Inde, portant sur 36 avions, doit encore être finalisé.

Face à cette série de succès,
Dassault Aviation a annoncé lundi vouloir doubler sa production annuelle de Rafale en deux à trois ans une fois que le contrat avec l'Inde sera signé.

L'industriel français produit actuellement 11 Rafale par an.

(Jean-François Rosnoblet, édité par Marine Pennetier)
© 2015 Reuters - Tous droits de reproduction réservés par Reuters.




Le 23 février 2015, le groupe aéronaval du Charles-de-Gaulle arrive dans le Golfe persique. Commandé par le contre-amiral Éric Chaperon, il est composé du porte-avions, d'un sous-marin nucléaire d'attaque, de la frégate de défense anti-aérienne Chevalier Paul et d'une frégate britannique anti sous-marine (HMS Kent), ainsi que du pétrolier ravitailleur Meuse, soit quelque 2 700 marins embarqués. Le Charles-de-Gaulle part le 13 janvier de Toulon pour une mission d'environ cinq mois et il doit être engagé durant huit semaines dans le Golfe, il emporte avec lui 12 Rafale, 9 Super-Étendard, 1 E-2 Hawkeye et 4 hélicoptères. L'opération est dirigée par les Américains qui ont eux aussi engagé dans la zone un de leurs porte-avions, l'USS Carl Vinson.



Le 23 février 2015, le Charles-de-Gaulle et son groupe aéronaval sont officiellement engagés dans l'opération Chammal. Le matin du 25 février, deux Rafale Marine décollent du porte-avions et détruisent un camp d'entraînement de l'EI près de la ville d'Al-Qa'im. Le 27 février, des chasseurs français réalisent une frappe d'opportunité sur deux bâtiments abritant des combattants de l'EI près de la ville d'Al-Baghdadi, une seconde frappe a lieu dans cette même région le 2 mars. Le 27 également, les chasseurs ciblent un groupe de combattants qui avaient pris position dans une palmeraie dans la région d'Al-Assad, et visent des miradors dans la région de Bashiqa, entre Mossoul et Erbil. Le 4 mars, ils interviennent dans la région d'Ain al-Assad et neutralisent un groupe d'insurgés engagés dans un combat avec les forces irakiennes



CHAMMAL

Débuté le 23 février dernier, l’engagement du GAN dans l’opération Chammal s’achève après huit semaines de contribution aux opérations aériennes de la coalition, aux côté des avions et des pilotes de l’armée de l’Air française qui poursuivent leur mission d’appui aux forces de sécurité irakiennes.

En quittant le golfe arabo-persique, le GAN poursuit sa mission Arromanches 2015. Comme le souligne le contre-amiral Chaperon : « Notre départ de la zone n’est pas une fin mais bien le début d’une nouvelle phase. »

Le GAN se dirige désormais vers Goa, en Inde, afin de conduire avec le groupe aéronaval indien l'édition 2015 de l’exercice Varuna. Pour cette nouvelle phase de la mission Arromanches 2015, le porte-avions Charles de Gaulle, la frégate de défense aérienne Chevalier Paul et le pétrolier-ravitailleur Meuse ont été rejoints par la frégate anti sous-marine Jean de Vienne qui est venue relayer le HMS Kent.



- 8 semaines d’opérations intensives -

Pendant huit semaines, en parfaite complémentarité avec les avions de l’armée de l’Air française, le groupe aérien embarqué (GAé) a réalisé quotidiennement 10 à 15 sorties de combat depuis le porte-avions Charles de Gaulle, afin de participer à l’appui des forces de sécurité irakiennes engagées au sol contre les terroristes de Daech. Les 12 Rafale , les 9 Super Etendard Modernisé et le Hawkeye du (GAé) ont participé à des missions d’appui aérien, de reconnaissance et de contrôle du trafic aérien au-dessus de la zone de conflit. Dans cette mission de contrôle, la frégate de défense aérienne Chevalier Paul a également tenu une place essentielle.



Au cours de cette période, le groupe aéronaval et ses 2 600 marins ont parcouru15 000 nautiques. « En apportant un volet aéromaritime à cette lutte et en mettant en avant le pavillon français dans une zone stratégique, nous avons une fois de plus répondu aux besoins militaires de notre pays, et au-delà à ceux d’une coalition internationale » souligne le contre-amiral Chaperon, commandant la Task Force 473.

- Un haut niveau d’interopérabilité -

La présence du GAN dans le golfe arabo-persique aura également été l’occasion de confirmer le haut niveau d’interopérabilité entre la Marine nationale et les marines américaines et britanniques, dans un contexte hautement opérationnel et dans un espace restreint où la navigation commerciale est très dense et les plateformes pétrolières nombreuses. Le GAN a ainsi été engagé au sein de la Task Force aéronavale conduite par le porte-avions américain Carl Vinson et une frégate britannique, le HMS Kent, a assuré aux côtés de la frégate de défense aérienne Chevalier Paul et de plusieurs escorteurs américains, la sécurité du groupe.



Du 28 avril au 2 mai 2015, le groupe aéronaval composé du porte-avions Charles de Gaulle, de la frégate de défense aérienne Chevalier Paul, de la frégate anti sous-marine Jean de Vienne et du pétrolier ravitailleur Meuse, a conduit la 14e édition de l’exercice Varuna au large de la côte ouest de l’Inde avec le groupe aéronaval indien, constitué autour du porte-avions Viraat. C’était la 5ème fois que la Task Force 473 participait à cet exercice depuis 2001, la dernière datant de 2011, lors de la mission Agapanthe.

VARUNA

Après une phase de préparation de l’exercice, à quai à Mormugao, dans l’Etat indien de Goa, les deux groupes aéronavals comptant au total dix bâtiments de combat se sont ainsi retrouvés au large pour s’entraîner dans les différents domaines de lutte aéromaritime, afin d’améliorer leur interopérabilité. Les Rafale Marine et Super Etendards Modernisés français avec, et parfois contre, les Sea Harrier indiens se sont entrainés à l’attaque de cibles maritimes et au combat aérien tandis que les frégates d’escorte des deux pays s’exerçaient aux ravitaillements à la mer ou au tir. De nombreux exercices de lutte contre la menace sous-marine, qui tend à devenir la menace prioritaire en eaux libres en océan Indien, ont également été menés, mettant notamment en scène les avions de patrouille indiens Poséidon P-8I et le sous-marin de type Shishumar.

L’exercice s’est finalement conclu le 2 mai 2015 par une visite d’autorités françaises et indiennes suivi d’un débriefing des commandants des deux forces sur les porte-avions Charles de Gaulle et Viraat. A cette occasion, le chef de l’exécutif de l’État de Goa, l’ambassadeur de France en Inde, l’amiral commandant en chef de la flotte de l’ouest indienne ainsi que le contre-amiral Antoine Beaussant, commandant la zone maritime de l’océan Indien, ont été accueillis en mer. Au total, 17 exercices maritimes et 120 sorties aériennes ont été réalisés pendant cette période.

Cet exercice marque les progrès importants réalisés dans la coopération maritime franco-indienne. La mise en place de systèmes bilatéraux de communication protégée a permis aux deux forces d’atteindre un niveau de coordination inégalé jusqu’à présent, permettant d’accroître la réactivité globale et la coordination des unités pendant la phase tactique.
Symbole fort du partenariat stratégique signé avec l’Inde en 1998, cet exercice a également permis de renforcer la connaissance mutuelle et d’établir des liens étroits d’amitié avec une marine indienne en plein développement. Ce sont ces liens et cette interopérabilité qui permettent aux deux marines d’être d’ores et déjà capables d’opérer ensemble au service de la sécurité maritime en océan Indien.


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