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25 janv. 2015

27 janvier 1945 Libération du camp de concentration d'Auschwitz

 Auschwitz 27 janvier 1945 Liberation du camp de concentration



Présentation du camp d'Auschwitz I











La création du camp souche Auschwitz I est décidée par les SS en février 1940 : c'est un camp de concentration et de travail forcé. Il se situe au milieu d'une région polonaise riche en matières premières : eau (au bord de la rivière Sola, zones marécageuses à proximité), chaux, et charbon (à 30 km du camp se trouvent des gisements parmi les plus riches d'Europe). Ces ressources sont nécessaires pour la production d'essence synthétique et de caoutchouc synthétique ; elles sont essentielles pour l'effort de guerre allemand. 



photo aérienne des camps d'Auschwitz © photo JM Bergougniou




Les premiers prisonniers sont des opposants politiques polonais, socialistes ou communistes pour la plupart. Une première vague, au nombre de 720, arrive en juin 1940. Le camp est prévu pour ceux que le régime nazi estime dangereux : suspects de résistance, hommes politiques, intellectuels, puis des prisonniers de guerre soviétiques, des Allemands condamnés par les tribunaux, des prisonniers politiques, ainsi que ce que les nazis appellent des « éléments asociaux » : Tziganes, prostituées, homosexuels, handicapés, Témoins de Jéhovah, Juifs.





Le comandant SS Rudolf Höss est chargé de la construction du camp et de son maintien. Il n'aura pas toujours le matériel nécessaire à la construction, c'est pourquoi il sera obligé d'en voler, par exemple cent mètres de fil de fer barbelé. Le camp se situe sur l'emplacement d'une ancienne caserne de l'armée polonaise, dont les bâtiments délabrés entourent un vaste terrain pour le dressage des chevaux. Il se situe au milieu de la région de la Pologne annexée par le Reich en 1939.





C'est pourquoi les nazis chargent le groupe chimique IG Farben d'en assurer l'exploitation sur le site. La main-d'œuvre sera celle du camp de concentration. Le Reichsführer Himmler comprend l'importance du projet et projette de passer d'une population carcérale de 10 000 à 100 000 lors de sa visite en mars 1941. Himmler veut faire d'Auschwitz un camp modèle de colonisation à l'Est, avec une Kommandantur et un quartier général monumental du parti nazi ; ce dernier aurait eu des appartements privés de grand luxe ; ce gigantesque projet aurait été financé par la manne générée par la revente des matières premières à IG Farben, mais il n'a pas été appliqué en raison du déroulement de la guerre : en juin 1941 Adolf Hitler donne l'ordre d'attaquer l'Union soviétique. 






Dépendances et Garages de la S.S. © photo JM Bergougniou


 Les premiers prisonniers sont des opposants politiques polonais, socialistes ou communistes pour la plupart. Une première vague, au nombre de 720, arrive en juin 1940. Le camp est prévu pour ceux que le régime nazi estime dangereux : suspects de résistance, hommes politiques, intellectuels, puis des prisonniers de guerre soviétiques, des Allemands condamnés par les tribunaux, des prisonniers politiques, ainsi que ce que les nazis appellent des « éléments asociaux » : Tziganes, prostituées, homosexuels, handicapés, Témoins de Jéhovah, Juifs.



le portail d'accès au camp © photo JM Bergougniou
La caserne est en dehors de l'enceinte de la ville , ce qui permettait d'envisager un agrandissement futur du camp et un isolement efficace. Auschwitz est par ailleurs un noeud ferroviaire important.


le mirador du poste de garde © photo JM Bergougniou
 Au début le camp d'Auschwitz comptait 20 bâtiments dont 14 pavillons et 6 bâtiments d'un étage.  En 1941-1942 les déportés travaillent à l'agrandissement camp . On ajoute un étage à tous les pavillons et on en construit 8 nouveaux. 
Les prisonniers occupaient les blocks mais aussi les greniers, les sous-sols. Le nombre oscillait entre 13 et 16 000 pour atteindre 20 000 en 1942.
Le camp d'Auschwitz I est un Stammlager, in camp principal dont dépendront  Birkenau et Monowice.


les commandos allaient travailler à l'extérieur souvent l'orchestre jouait à leur passage
© photo JM Bergougniou

Dans les années 42-44 furent créés 40 camps affiliés  d'Auschwitz. Ils étaient situés à proximité des usines métallurgiques, des fabriques et des mines ou les déportés étaient utilisés comme main d'oeuvre.


le portail © photo JM Bergougniou


Arbeit Macht Frei, "le travail rend libre"… C'est par cette porte que les prisonniers partaient au travail. Des journées de 10 heures… Sur une petite place un orchestre jouait des marches militaires pour permettre le défilé et le comptage plus faciles.


détail de la barrière © photo JM Bergougniou

le groupe cuisine © photo JM Bergougniou

Double voire triple réseau de barbelés électrifiés © photo JM Bergougniou


Halt © photo JM Bergougniou

le poste de garde et le mirador d'entrée © photo JM Bergougniou

Block 24 © photo JM Bergougniou

place d'appel © photo JM Bergougniou

la guérite et la potence © photo JM Bergougniou

Block 4  où est présenté aujourd'hui l'extermination © photo JM Bergougniou

Le block 4 évoque la volonté des dirigeants nazis d'exterminer les populations civiles en fonction de leurs religions, de leurs idées politiques, les membres de la résistance…

carte présentant l'origine des déportés © photo JM Bergougniou

Déportés © photo JM Bergougniou

les registres © photo JM Bergougniou

les cartes individuelles des déportés © photo JM Bergougniou

 Estimation des Juifs déportés à Auschwitz par origine © photo JM Bergougniou



Au camp de Drancy © photo JM Bergougniou

12 000 prisonniers de guerre soviétiques sont amenés au camp. Selon le registre des décès, 8320 y périrent. 


Poêle en céramique © photo JM Bergougniou
 Les Tziganes furent exterminés dans le camp. Des détenus volèrent les livrets d'écrou qui sont aujourd'hui conservés dans le musée.




Les SS ont utilisé 20 tonnes de Zyclon B en 1942-1943. Il en utilisait entre 5 et 7 kilos pour exterminer 1500 personnes.



boîtes de Zyclon B © photo JM Bergougniou
 On ordonnait aux nouveaux arrivants d'ôter leurs vêtements pour prendre une douche. Ils entraient dans une salle qui imitait les bains. Au plafond étaient installées des douches factices où l'eau ne coulera jamais. Les portes fermées les SS versait le Zyklon B par les trappes qui se trouvaient au plafond. Leur agonie durait entre 15 et 20 minutes 
Le Zyklon B était produit par les usines DEGESCH. 
Elles ont gagné près de 300 000 marks entre 1941 et 1944


valises © photo JM Bergougniou
 A la libération camp, l'Armée rouge  trouve dans les dépôts 7 tonnes de cheveux emballés dans des sacs, Les analyses effectuées montrent la présence de cyanure? C's cheveux servaient à fabriquer des toiles, et des matelas.

Tous les biens emportés par les prisonniers dans le camp étaient triés et stockés, envoyés au fond du IIIe reich pour les besoin de la S.S., de la Wehrmacht ou des populations civiles.



Block 7 présentations des conditions d'habitation et sanitaires © photo JM Bergougniou
 Les conditions de logement ont varié selon les différentes époques, elles ont toujours été catastrophiques. Les premiers détenus dormaient sur de la paille jetée par terre. Plus tard apparurent des paillasse. Dans une salle prévue pour 40 à 50 personnes, 200 détenus étaient entassés.; Les châlits à trois étages n'ont rien changé.



portraits de femmes © photo JM Bergougniou
 Les médecins SS effectuaient sur les détenus des expériences médicales. Les femmes, les jumeaux, servirent dans le cadre d'expériences génétiques, anthropologiques. On y testait les nouveaux médicaments et l'action de divers produits. 



portraits d'hommes © photo JM Bergougniou

Sanitaires © photo JM Bergougniou

lavabos © photo JM Bergougniou

lit © photo JM Bergougniou

les châlits © photo JM Bergougniou

Portraits de déportés © photo JM Bergougniou

 les blocks © photo JM Bergougniou
Block 11 le bloc de la mort

Un but sépare le block 10 du block 11.  Des caissons en bois sont placés sur le block 10 pour empêcher la vue sur le mur d'exécution. . Dans les sous-sol se trouvait la prison du camp.


Block 11 dénommé le block de la mort © photo JM Bergougniou
Au rez-de chaussée, le corps de garde de la S.S., les sales ou les prisonniers étaient incarcérés avant jugement. 


le tribunal © photo JM Bergougniou
 En 2 à 3 heures de séances, le tribunal prononçait plus de 100 peines de mort. 
Avant d'être fusillés, les condamnés se déshabillaient dans les deux sales de bain du bâtiment . 



lavabos © photo JM Bergougniou

grille du block 11© photo JM Bergougniou

On appliquait au détenu la bastonnade, la suspension à des poteaux, à des exercices disciplinaires  avant de les mettre au cachot. 

Dans la cellule 18 on garde le souvenir du père Maximilien Kolbe.


sous-sol du block 11 © photo JM Bergougniou





Rajmund Kolbe, en religion Maximilien Marie Kolbe, né le 7 janvier 1894 à Zduńska Wola en Pologne et mort par injection de phénol au camp de concentration d'Auschwitz le 14 août 1941, est un frère franciscain polonais, qui s'est offert de mourir à la place d'un père de famille dans le camp de concentration nazi à Auschwitz I.
Canonisé le 10 octobre 1982 par Jean-Paul II, il est vénéré dans l'Église catholique sous le nom de « saint Maximilien Kolbe » et liturgiquement commémoré le 14 août.



Bureau des SS décoré de peintures © photo JM Bergougniou

le romantisme dans les couloirs de la mort © photo JM Bergougniou

le mur de la mort © photo JM Bergougniou

 les blocks © photo JM Bergougniou

potence © photo JM Bergougniou
 Lors des appels; les S.S. contrôlaient l'effectif du camp et procédaient aux exécutions publiques  sur la potence proche de la guérite de l'officier S.S. préposé au rapport. 



isolateur © photo JM Bergougniou

mirador et clotures électriques © photo JM Bergougniou

barbelés © photo JM Bergougniou
 La morgue du camp fut transformé en chambre à gaz provisoire. Dans la salle voisine se trouvent les fours crématoires.




les crématoires chariot  © photo JM Bergougniou
 Ils ont été construits par l'entreprise Topf und Sohne d'Erfurt.
On incinérait 350 personne par jour.


les crématoires © photo JM Bergougniou
Le four crématoire actuellement visible y a été reconstruit après la guerre à partir du matériel original resté sur place.


les crématoires© photo JM Bergougniou
 Sources 

Le musée d'Etat à Oswiecim





Wikipedia

photos © JM Bergougniou

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