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10 sept. 2014

Serge Marko

Serge Marko à Rochefort


Serge Marko a séjourné à Rochefort et a travaillé avec le Musée de la Marine pour réaliser des dessins croquis et gravures du musée et de l'école de médecine navale.

Mais il a aussi pris le temps de dessiner l'Hermione. Il y'a un peu de temps… les membrures se mettent en place








Fondée en 1722 – c’est du reste la première école de chirurgie navale au monde-, l’école de Rochefort invente une pédagogie originale et pragmatique pour former les chirurgiens embarqués à bord des navires de guerre. A l’inauguration du nouvel hôpital maritime, en 1788, elle s’installe dans le pavillon conçu spécialement pour elle : elle s’y trouve encore.



La Bibliothèque de l'école de Santé navale
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Au XIXe siècle, les officiers de santé ne jouent pas seulement le rôle de médecins, pharmaciens ou chirurgiens, ils sont des représentants de la science européenne partout dans le monde, à terre comme à bord. En botanique, en zoologie, en géologie, en ethnologie, ils décrivent, dessinent et rapportent des témoignages nouveaux. 


photos © JM Bergougniou


Le savoir se veut encore encyclopédique et la science propose un discours global, où toutes les disciplines se répondent. Ces collections prennent place à Rochefort aux côtés des pièces d’anatomie humaine. L’ensemble ainsi constitué par plusieurs générations de médecins de Marine est exposé selon les principes rationnels et esthétiques voulus par les responsables de l’école au milieu du XIXe siècle. C’est cet ensemble comprenant bibliothèque, collections, mode de présentation, bâtiment que l’on peut découvrir aujourd’hui. 





photos © JM Bergougniou
Comprendre le corps de l’homme, penser la diversité du monde, voir soi-même et transmettre son savoir, affirmer son prestige aussi : telle est la vision du monde qui s’est ici inscrite dans la pierre, les livres et les collections.



photos © JM Bergougniou






En 1936, 9 ans seulement après la suppression de l’arsenal de Rochefort, l’archiviste du port, le capitaine de vaisseau Dick Lemoine, ouvre un musée naval dans l’ancien commissariat de la Marine. L’ensemble est constitué pour l’essentiel de maquettes et d’outils provenant du musée des modèles, ouvert dans l’arsenal dans les années 1820, dans une idée de musée de tradition, entre prestige, technique et patrimoine. 





photos © JM Bergougniou

Fermé dès 1940, le musée naval voit ses collections mises en caisses et dispersées sans grand contrôle. En 1947, ses collections sont intégrées à celles du musée national de la Marine. Un premier essai de réinstallation échoue en 1948 en raison du mauvais état du bâtiment. Jusqu'en 1959, il est envahi par divers services administratifs (Bureau maritime du recrutement, Sécurité navale, Services sociaux de la Marine). En 1960, une nouvelle tentative de réouverture met en avant la fragilité d'un édifice rongé par les termites. Un plan d'ensemble est nécessaire à sa réhabilitation. Il est finalement ouvert au public en 1974. Il est une composante du Musée national de la Marine depuis 1978.






photos © JM Bergougniou
 Il est installé dans un hôtel particulier du XVIIe siècle, l’Hôtel de Cheusses, du nom du dernier seigneur de la châtellenie de Rochefort, chassé par Louis XIV en 1666 : Jacques Henry de Cheusses. L'Hôtel de Cheusses est présent à toutes les grandes étapes de Rochefort : logis seigneurial, commandement de la Marine, Commissariat de la Marine, Musée naval. Historiquement, c'est le seul bâtiment, avec l'église de la Vieille Paroisse, capable d'évoquer Rochefort avant 1666. 






Sièges de pouvoirs locaux, militaires puis administratifs, il est au cœur du dispositif industriel, économique et militaire que représente l'Arsenal, jusqu'à son déclassement en 1927. Héritiers des collections témoignant de l'activité de cet arsenal, il inaugure un lent mouvement d'appropriation et de mise en valeur du patrimoine maritime, qui s'épanouit dans les années 1980 et qui constitue l'image centrale de Rochefort aujourd'hui.


photos © JM Bergougniou

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