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16 sept. 2014

Canonnière cuirassée ACHERON Indochine Polynésie Rouge Tahiti Océan Pacifique Sébastien Morice Didier Quella-Guyot

Canonnière cuirassée ACHERON

Bon, finalement ce n'est pas un certificat de bonne conduite que j'ai trouvé mais une petite douzaine… tous attribués à Charles Fontaine.


Aujourd'hui on va parler de la Canonnière-cuirassée ACHERON aux ordes du CF CLOT. Le certificat est à la date du 13 décembre 1899.


Certificat de Bonne conduite signée par le second de l'Achéron  13-12-1899

Par définition, la canonnière est un bateau qui porte un canon. Nos meilleurs ennemis les nomment "Gun-boat".  Ces unités sont destinées à la défense des ports ou de leurs abords, à contrôler les fleuves et les zones côtières. 




Destinées à défendre des eaux peu profondes, la qualité de navigation n'est pas forcément leur qualité première.



Héritières des chaloupes canonnières qui naviguaient à la rame et à la voile, elle va évoluer avec le temps pour devenir canonnière brick d'une longueur de 26,15 mètres, d'une largeur de 7,43 m.

Elles deviennent des petits bricks de 200 à 300 tonneaux  puis avec l'apparition des coques en acier, elles deviennent des trois-mâts à vapeur. Elles serviront de "stationnaires" dans les colonies et les territoires d'Outre-mer. De là naîtra la "Politique de la canonnière".

La diplomatie de la canonnière ou l'expression « politique de la canonnière » rappelle encore à quel point la canonnière était symbole de la projection de puissance jusqu'au début du xxe siècle.
La « politique de la canonnière » consistait à tirer depuis la mer au canon sur les côtes des États qui ne payaient pas leurs dettes financières.
Suite au refus en 1902 du Venezuela de payer ses dettes à l'Allemagne et au Royaume-Uni, ces pays menaçaient d'utiliser la force. 
Luis María Drago, juriste et homme politique argentin déclara qu'il n'était pas possible de faire usage de la force pour recouvrer des dettes tant que l'on n'est pas passé par un arbitrage pacifique. 
Cette doctrine, connu comme la doctrine Drago a servi de base à la seconde convention de La Haye de 1907.



Rouge Tahiti  par Sébastien Morice et Didier Quella-Guyot
Le premier août 1914, Simon Combaud ne connait rien de Tahiti quand il débarque à Papeete. La venue de cet homme bien habillé en costume trois pièces noir et chapeau melon demeure un mystère pour la petite société coloniale qui anime ce port vivant du Pacifique. Cabaretier affable, missionnaire exalté, peintre fauve et nombreux militaires se mêlent à une population polynésienne accueillante, voire un peu plus pour des vahinés lascives mais dotées de forts caractères. Trois jours plus tard, une nouvelle ébranle l’archipel, l’entrée en guerre de la France contre l’Allemagne…

En ce début de commémoration du début de la guerre de 1914, souvenons-nous de Tahiti et de la conduite de la Zélée lors de l'attaque des croiseurs allemands en septembre 1914.

Les officiers organisent la défense de Papeete face à une possible attaque de l’escadre germanique du Pacifique. Dans une atmosphère inquiète, une vahiné meurt accidentellement sur un sentier montagneux. Quand sa camarade décède de la même manière tout le monde comprend qu’il s’agit de meurtres. En premier lieu Simon Combaud qui semble enquêter sur une vieille affaire similaire. En septembre le bombardement de la capitale de la Polynésie française par des navires du IIème Reich marque l’arrivée incongrue de la Première Guerre mondiale dans les atolls du Pacifique.





le programme établi en vue de la construction de huit unités en 1882 repartit celles-ci en deux groupes de quatre : un premier groupe dit « de 1er rang » et d’un déplacement de 1700 tonnes comprenait des bâtiments qui reçurent les noms des fleuves des enfers : Achéron, Styx, Cocyte et Phlégéton. 















Un second groupe de « 2ème rang », d’un déplacement de 1100 tonnes, comprenait les Fusée, Flamme, Grenade et Mitraille.

Construits sur les plans de I’ingénieur Chaudoye, les quatre bâtiments du premier groupe seront mis sur cale à l’arsenal de Cherbourg entre 1883 et la fin de 1889. Leurs entrées en service s’échelonnent entre 1888 et 1892, dans l’ordre suivant : Achéron, (1888),Cocyte (1890), Phlégéton (1892)et Styx (1892).


Quant aux canonnières de 2ème rang, elles seront réparties entre trois arsenaux à savoir Lorient (Fusée et Grenade), Cherbourg (Flamme) et Rochefort (Mitraille).




L’Achéron sera mis à l’eau le 25 avril 1885 à 16 heures. L’achèvement se poursuivra avec une sage lenteur pendant de nombreux mois : les chaudières seront installées à bord le 12 juin, l’appareil moteur le 22 septembre de cette même année et les premiers essais de chauffe auront lieu en mars de l’année suivante. Le premier armement pour essai n’interviendra que le 10 avril 1888. L’équipage se composait de 99 hommes. Le premier Commandant de l’Achéron était le capitaine de frégate Piton.

Les essais de l’artillerie eurent lieu le 5 novembre 1889 et provoquèrent chose assez courante à l’époque, un affaissement du pont dû à l’insuffisance de l’épontillage sous la plage avant. Le rivetage du pont n’ayant pas souffert et les barrots non plus, la chose sera relativement facile à réparer. Des épontilles supplémentaires seront installées et tout rentrera dans l’ordre.


Plus grave devait être les problèmes qui allaient se présenter peu après au niveau des entretoises des chaudières dont l’étanchéité était apparue douteuse au cours des essais de tir qui avaient ébranlé la coque. La commission de recette devait même être amenée à refuser les chaudières et à les considérer comme « à réparer » ;elle exigeait le remplacement de tous les tubes entretoises. La société CLAPARÈDE allait bientôt être mise en liquidation, mais elle commença néanmoins le 2 avril 1889 le démontage des 127 entretoises.


Les tubes de remplacement commandés à la firme Harrow ne seront livrés qu’en juillet et installés pour la fin du mois d’août, de sorte que les essais ne furent repris que le 15 septembre. Suite à de nouveaux essais de l’artillerie, de nombreuses fuites apparurent encore, et de nouveaux travaux furent nécessaires, de sorte que la recette définitive des chaudières n’interviendra que le 2 octobre. A cette date, le Capitaine de frégate Piton qui à le commandement depuis le 10 avril 1888, est remplacé par le capitaine de frégate Peyronnet.
Le lendemain, 3 octobre 1889, le bâtiment quitte Cherbourg pour rallier Toulon. Le 9 octobre, de nouvelles fuites se produisent et d’autres encore, plus importantes, obligent à relâcher à Vigo. L’Achéron n’arrivera à Toulon que le 2 novembre, non sans avoir connu un certain nombre de fuites supplémentaires au niveau de ses condenseurs. Il est aussitôt placé en réserve 1ère catégorie.
pour lire la suite reportez-vous au site : 

http://joron.dgj.pagesperso-orange.fr/page_mesmodeles/acheron/fichier_doc/historique/canonniere/canonniere2.htm



La composition de l’équipage au 27 juin 1888 était de 99 hommes répartis comme suit :

Etat major (7)

  • 1 Capitaine de Frégate
  • 1 Lieutenant de Vaisseau
  • 2 Enseignes de Vaisseau
  • 1 Officier d’administration
  • 1 Médecin major
  • 1 Médecin principal

1 Premier maître mécanicien

 1 Maître mécanicien

Seconds maître (11)

  • 1 Second maître de canonnade
  • 1 Second maître de manœuvre
  • 1 Second maître de mousqueterie
  • 1 Second maître de timonerie
  • 3 Second maître mécanicien
  • 1 Second maître de calfatage et charpentage
  • 1 Second maître commis aux vivres
  • 1 Second maître magasinier
  • 1 Second maître armurier

Quartiers maître (13)

  • 2 Quartier maître de manœuvre
  • 2 Quartier maître de canonnage
  • 1 Quartier maître torpilleur
  • 1 Quartier maître de timonerie
  • 6 Quartier maître mécanicien
  • 1 Quartier maître fourrier

Matelot et sans spécialités (56)

  • - 4 gabiers
  • 11 canonniers
  •  1 torpilleur
  • 3 fusiliers
  • 2 timoniers
  • 14 mécaniciens
  • 1 charpentier
  • 1 voilier
  • 1 tailleur
  • 1 boulanger
  • 1 coq
  • 1 infirmier
  • 1 clairon
  • 14 de pont
  • 6 apprentis marins
  • 4 agents de service civil


photos : Musée nationale de la marine

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