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10 août 2014

Buxtehude Forces Françaises en Allemagne

Un cas pour deux : Buxtehude

mise à jour le 10 août 2014 à 20h10

Mon ami Daniel Allançon se plait à me poser des colles...


Celle-ci, je me fais un plaisir de la partager avec vous car je n'arrive pas à la résoudre malgré le contact de correspondants allemands.  Mais finalement des Français vont répondre à l'interrogation... Merci à eux.




et grâce au Forum Netmarine, les informations arrivent. 


Concernant la délégation navale 


La délégation navale de la mission militaire pour les affaires allemandes a été constituée à Paris en décembre 1944. Elle a pour mission de défendre les intérêts de la marine militaire en Allemagne. Elle a été en outre, chargée à la demande du ministre des Travaux publics des intérêts de la marine marchande dans ce pays jusqu'au 1er février 1945.La zone d'occupation française ne comportant pas de secteur côtier, des officiers de liaison ont été accrédités en avril 1945 auprès des commandants en chefs navals britannique et américain. Ces officiers sont arrivés dans les ports allemands de Brême, Wilhemshafen, Cuxhaven, Hambourg, Kiel, à la suite des troupes alliées. Leur présence a permis d'acquérir de précieux renseignements techniques, de récupérer un grand nombre de navires de commerce et de pêche et d'identifier un important matériel français spolié dont la restitution a pu être effectuée par la suite."Source : Collection des comptes rendus d'activités de la marine avril-mai-juin 1946.

Mais où est-ce?

Buxtehude (Basse-Saxe, Allemagne) est située dans la région de Hambourg et est une communauté indépendante à la lisière sud du vieux pays (Altes Land) dans les environs de Stade en Basse-Saxe.

La ville est située entre les quartiers de Hamburg-Neugraben Fischbek et la ville de Stade. Avec près de 40 000 habitants, Buxtehude est la deuxième plus grande ville de l'arrondissement de Stade après Stade. Elle présente un port assez actif dans le domaine de la pêche ou du transport de marchandises. 
 

La zone d'occupation française (en allemand: Französische Besatzungszone), était l'une des quatre zones alliées établie en Allemagne après la Seconde Guerre mondiale.




Suite à l'Armistice de la Première Guerre mondiale, des forces Alliées ont occupé une partie du territoire allemand jusqu'aux années 1920 et la France administra leTerritoire du Bassin de la Sarre jusqu'en 1935.
Le traité de Versailles prévoyait une présence militaire des Français, des Britanniques, des Américains et des Belges sur la rive gauche du Rhin et une partie de la rive droite à partir de janvier 1920 et pour une période de 5 à 15 ans suivant les territoires. Les Français héritaient à la fois de la plus grande des zones d’occupation qui s’agrandit encore avec le retrait rapide des États-Unis ainsi que de la direction de la Haute commission interalliée aux territoires rhénans (HCITR), de la présidence de la commission de gouvernement de la Sarre mandatée par la Société des Nations, ainsi que celle de Memel et de la Haute Silésie.
Les effectifs des forces occupantes étaient au nombre de 100 000 dans les territoires rhénans dans les périodes les plus calmes. Le maximum de militaires est atteint en mai 1921 lors de la première occupation de Ruhrort, Düsseldorf et Duisburg avec 250 000 soldats dont 210 000 Français




À la fin de la Seconde Guerre mondiale, avant la conférence de Yalta (4-11 février 1945), aucune zone d'occupation ne devait être attribuée à la France. Devant l'insistance de De Gaulle et du Gouvernement provisoire de la République française, Churchill, Roosevelt et Staline décidèrent ce qui suit :

Extrait du communiqué final dans son 4e point IV.
Zone d'occupation pour la France et conseil de contrôle en Allemagne
Il a été décidé qu'une zone de l'Allemagne serait allouée à la France pour être occupée par les forces françaises. Cette zone serait prélevée sur les zones britannique et américaine et son étendue serait fixée par les Britanniques et les Américains, en accord avec le Gouvernement provisoire français.Il a été aussi décidé que le Gouvernement provisoire français serait invité à faire partie de la Commission de contrôle alliée en Allemagne.

Des Forces françaises en Allemagne prirent possession de leur zone à partir de juillet 1945.



Le 10 août 1949, à la suite d'une réorganisation administrative de la Zone française d'occupation, les Troupes d’occupation en Allemagne (TOA) créées dès la capitulation de 1945, cessaient d'exister, bien que le régime d'Occupation n'ait pas pris fin : elles prenaient alors le nom de Forces françaises en Allemagne (FFA) des armées françaises de terre, de l'air et de mer (dont les Forces maritimes du Rhin) en Allemagne de l'Ouest ; cette appellation a été en vigueur entre le 10 août 1949 et le 30 août 1993. À la suite de la dissolution des « FFA », consécutive à la fragmentation de l'URSS et à la disparition du Pacte de Varsovie, les Forces françaises stationnées en Allemagne (FFSA) leur succédaient, afin d'assurer la transition préalable à l'abandon des garnisons françaises. Après une nouvelle réorganisation en 1999, le dispositif prit le nom de Forces françaises et éléments civils stationnés en Allemagne (FFECSA) parallèlement à la création d'une Brigade franco-allemande (BFA).


Par le forum de NetMarine quelques pistes :


première réponse sur les périodes

Trois périodes possibles :
1) fin de la WWI, mission chargée de la récupération des torpilleurs et sous-marins attribués à la France après le Traité de Versailles.
2) début des années 1930 quand l'Allemagne construit aux titres des prestations en nature deux pétroliers, une trentaine de remorqueurs, quatre citernes à vapeur, des chalands de mer et un ponton-grue pour la Marine Nationale. Il s'agirait alors d'une délégation chargée de surveiller les travaux de la même manière que le Service de la Surveillance surveillait l'exécution des travaux dans les chantiers privés français. Ces prestations en nature ont remplacé les paiements en cash quand l'Allemagne, en grandes difficultés financières, ne pouvait plus payer les réparations de guerre imposées par le Traité de Versailles.
3) fin des années quarante après la WWII, il s'agrait alors de la mission chargée de retrouver en Allemagne les navires saisis par la KM, civils ou militaires, et de surveiller leurs réparations si ces navires sont récupérables. Cette mission devait aussi surveiller la remise en état des contre-torpilleurs et torpilleurs destinés à être remis à la France.
Il faudrait connaitre la carrière de cet ingénieur mécanicien pour trancher.
Alain dit Capu.Rossu

Deuxième réponse qui explore la carrière de Sallez

J'ai dans ma documentation, un Jean Louis Pierre SALLEZ, né le 11 juillet 1902.Entré au service en 1922. Port d'immatriculation Toulon. Mécanicien principal de 3ème classe le 1er octobre 1925. Ecole de navigation sous-marine de Toulon en 1925-1926. Mécanicien principal de 2ème classe le 1er octobre 1927. Ingénieur mécanicien de 1ère classe le 7 octobre 1930. 
Embarque pour suivre les travaux du contre-torpilleur Volta, à/c du 1er septembre 1936. Ingénieur mécanicien principal du 16 novembre 1938. Présent dans l'annuaire de 1942, je n'ai plus ensuite d'information sur ce personnage. Il ne figure pas dans l'annuaire de 1953 et dans la base LEONORE de la Légion d'honneur. J'ignore également si il était germanophone.

Cette délégation navale est peut-être détachée près le consulat général de France à Hambourg (zone britannique après la seconde guerre mondiale) chargée de recueillir dans l'industrie navale les plans, notices et même pièces détachées et autres documentations, pour permettre (tout au moins en ce qui concerne l'IMP Sallez, puisque sous-marinier) la mise en état de marche, les sous-marins récupérés par la France et construits à Hambourg (Bouan, R. Morillot et 2326). La destruction de la ville de Hambourg par les bombardements de 1943 explique peut-être la résidence à Buxtehude ?
André DELAMBILY

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