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8 juil. 2014

Hypo-flotte Lycée Saint-Louis

Hypo-flotte Lycée Saint-Louis Paris

Une marque inconnue sur une carte postale représentant le contre torpilleur d'escadre Catapulte nous donne le sujet de cette article. 


Une ancre, les mentions Hypo-Flotte Saint-Louis  Honneur et Patrie 

La carte postale n'a pas voyagé et aucune inscription au verso.

Si la première tentation a été de rechercher du côté de la Marine au Sénégal (Saint-Louis), c'est la mention Hypo qui sera le fil conducteur. 


Le lycée Saint-Louis  Paris prépare à l'accès à l'Ecole Normale de la rue d'Ulm  (préparation littéraire de la Khâgne).
Les classes préparatoires sont ainsi dénommées Hypo-Khâgne

Hypo, un préfixe qui vient du grec, il signifie « inférieur » ou « en dessous »
Mais le lycée Saint-Louis prépare aussi à d'autres écoles, avec des noms folkloriques qui parfois déconcertent:
Hypo Taupe et Taupe pour les écoles d'ingénieurs
Agro pour les instituts agronomiques
Epices pour la préparation aux écoles de commerce 
Corniche pour l'école d'officiers de Saint-Cyr
Flotte pour l'Ecole Navale
Les premières grandes écoles ont été créées par l'État au milieu du 18e siècle, dans le but de fournir les cadres techniques et militaires des grands corps de l'État : les Forces armées françaises, le corps des Mines, des Télécommunications, des Eaux et des forêts, de l'Administration centrale, des Ponts et chaussées, de l'Agriculture, des Ports et arsenaux, de la Science vétérinaire, de l'Enseignement, etc. 

Paris Lycée Saint-Louis boulevard Saint-Michel



De fait, ce sont ces huit anciennes écoles supérieures réorganisées à partir de la Convention et dont les places étaient offertes au concours public, que l'on appelait traditionnellement grandes écoles : Polytechnique, Ponts et chaussées, Mines, Saint-Cyr, Navale, Normales supérieures, Agro, Vétérinaire, liste à laquelle ont été ajoutées au XIXe siècle des écoles privées comme l'École d'arts et métiers ou l'École centrale des arts et manufactures.

Paris Lycée Saint-Louis boulevard Saint-Michel


Les grandes écoles, institutions spécifiquement françaises, sont souvent présentées 
comme le creuset de la formation des élites dirigeantes de la nation. Unique voie d’accès, le concours d’entrée y exerce une sélection sévère censée reposer sur le seul mérite individuel. Or les grandes écoles sont régulièrement accusées de favoriser la reproduction sociale des élites en accentuant encore davantage les inégalités sociales de réussite scolaire, notamment par rapport aux troisièmes cycles universitaires dont les conditions d’accès sont théoriquement moins drastiques.

L'Ecole navale est créée en 1827.




Le collège d'Harcourt est fondé en 1280 par Raoul d’Harcourt, évêque de Coutances, pour héberger des « écoliers pauvres » venant à Paris poursuivre leurs études (dont 28 originaires des quatre diocèses de Normandie).

Devenu par la suite un lieu d’enseignement et non seulement d’hébergement, il connaît une très grande renommée dès le xvie siècle, et particulièrement au xviie et au xviiie siècles.

Paris Lycée Saint-Louis boulevard Saint-Michel


En 1793, la Convention Nationale met fin à ses activités comme à celle des autres collèges. Il devient alors une prison.

En 1812, un décret de Napoléon Ier ordonne sa réouverture, pour l’accueil d’un lycée impérial ; ce n’est pourtant qu’en octobre 1820 que le « Collège Royal Saint-Louis » succède à l’ancien Collège d’Harcourt, accueillant à nouveau des internes dès 1823. Il se spécialise dans les enseignements scientifiques (l’internat n’accueille depuis 1885 que des élèves scientifiques) et dans les classes préparatoires aux grandes écoles (établies en 1866, seules présentes au lycée depuis la fermeture, en 1969, de la dernière classe de terminale





Paris Lycée Saint-Louis boulevard Saint-Michel

avec la complicité de Daniel Allançon

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