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22 nov. 2011

SNA RUBIS fête ses 30 ans

le SNA RUBIS a 30 ans

Pli réalisé à l'occasion des 30 ans du SNA Rubis d'après un dessin de Roberto Lunardo

Ce pli sera proposé avec un bon de commande par la section de Toulon
 dans le prochain bulletin de la Marcophilie navale 



Basée à Toulon, l'escadrille des sous-marins nucléaire d'attaque (ESNA) a célébré samedi les 30 ans du Rubis, premier SNA construit pour la Marine nationale. A cette occasion, une journée de présentation aux familles des personnels travaillant au profit des sous-marins et aux anciens membres de l'équipage du Rubis a été organisée. Au sein de l'ESNA, un village avait été installé, avec des stands dédiés aux différents acteurs qui participent à la mise en oeuvre et au soutien du bâtiment. Aujourd'hui près de 2000 personnes travaillent en effet directement ou indirectement à la mise en oeuvre ou au maintien en condition des SNA basés à Toulon.On notera que cette manifestation a, en fait, été organisée en avance de phase par rapport au véritable anniversaire du Rubis, mis en service en février 1983. La marine a, en effet, été contrainte de jongler avec le calendrier, en tenant notamment compte des périodes opérationnelles et des arrêts techniques du bâtiment. sources :
http://www.meretmarine.com/article.cfm?id=117848




Mis en chantier le 4 mars 1976 sous le nom de Provence, ce Sous-marin Nucléaire d'Attaque (SNA) est lançé le 3 juillet 1979. Il est rebaptisé Rubis le 18 décembre 1980. Premier bâtiment de la série, sa mise au point est particulièrement longue, et nécessite plus de 1000 heures d'essais en plongée.





Arrivé à Toulon le 17 janvier 1983, il est admis au service actif le 23 février 1983. De septembre 1992 à juillet 1993, il a subi un grand carénage de manière à augmenter ses capacités au niveau de l'Améthyste.






La carrière de ce sous-marin a été particulièrement riche :
En 1985, il accomplit une circumnavigation dans le Pacifique, avec escales à Nouméa et Papeete. C'est le premier sous-marin nucléaire français à naviguer dans le Pacifique. Il sera soupçonné d'avoir participé à l'exfiltration d'agents français du voilier Ouvéa au large de l’île Norfolk (entre l'Australie et la Nouvelle-Zélande), lors de « l'Affaire Greenpeace ».
En 1991, il participe à la guerre du Golfe.



En 1999, il se distingue en mer Adriatique, en effectuant le soutien du groupe aéronaval, partie intégrante au dispositif de frappe aérienne sur des objectifs militaires en République Fédérale de Yougoslavie (opération Trident). C'est l'un des sous-marins qui, à proximité des côtes yougoslaves, a interdit la sortie des navires serbes des bouches de Kotor, privant Milosevic de l'emploi de ses forces navales.
En 2002, il effectue une mission de protection de la TF 473 en océan Indien lors de l'opération Héraclès de lutte contre les réseaux terroristes en Afghanistan.



L'histoire du Rubis est hélas aussi marqué par deux accidents, sans blessés graves :
Le 17 août 1993 au large de Toulon, lors d'une remontée en surface, il entre en collision avec le pétrolier Lyria, provoquant une brèche de 5 x 0.5 mètres dans la coque du supertanker de 343 mètres de long, et une pollution (2000 tonnes d'hydrocarbures). Reconnaissant ses torts, l'Etat indemnisera la compagnie Shell, propriétaire du Lyria, les propriétaires de la cargaison et le port autonome de Marseille.
Le 30 mars 2007, en plongée au sud de la côte varoise, le Rubis heurte le fond de la mer. La zone avant, le dôme et l'antenne sonar sont touchés. Après un long passage au bassin à Brest (août 2007 à mai 2008), le sous-marin a retrouvé le cycle opérationnel en juillet 2008.


sources :

Netmarine

le portail des sous-marins




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