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28 mai 2011

Aux Dardanelles Courrier des Marins

Une lettre du Duguay-Trouin




Cap Hellès 27 juillet 1915

"Depuis notre départ de Toulon, nous n'avons pas reçu de courrier proprement dit, les lettres qui nous sont arrivées étant des lettres antérieures à notre passage à Toulon.





Nous n'étions jamais restés aussi longtemps au cap Hellès; nous voila à notre onzième jour, il n'y a pas d'action à terre et nous n'avons à bord que 200 blessés. Il y aura quatre navires hôpitaux disponibles ces jours-ci : le "Bien-Hoa", la "Bretagne", le "Tchad", puis le "Canada". Le commandant Perdriel vient de demander que le "Duguay-Trouin" soit relevé dans trois ou quatre jours et qu'il aille à Alexandrie pour y prendre 300 blessés, combattants à rapatrier, puis de là à Bizerte et Toulon."




Mondros 28 juillet

Ce matin nous avons appareillé pour nous rendre à Lemnos. Nous y embarquons 400 malades à renvoyer en France... En arrivant à Mondros nous avons eu le plaisir de recevoir notre courrier... j'ai eu tes lettres du 9 et du 19 juillet .



En mer 31 juillet

La traversée touche à sa fin, du moins dans une première partie, demain nous serons à Bizerte...



En mer le 2 août

Nous avons séjourné hier de 9h du matin à 5h du soir à Sidi Abdallah où nous avons débarqué les blessés et malades algériens, tunisiens et sénégalais, une centaine environ. Nous repartons avec le reste pour Toulon.





Le débarquement au Cap Helles eut lieu le 25 avril 1915, cette opération fait partie de la bataille des Dardanelles.
L'invasion franco-britannique de la péninsule de Gallipoli commence. Le plan de bataille prévoit trois débarquements, totalisant 30 000 hommes. Le premier est un débarquement de troupes britanniques au cap Helles, à la pointe de la péninsule. Le deuxième est un débarquement du corps expéditionnaire australien et néo-zélandais (ANZAC) dans le nord du cap Helles, à Ari Burns. Le troisième est une attaque de diversion des troupes françaises qui doivent débarquer à Kum Kale, de l'autre côté du détroit des Dardanelles.


Des bombardements depuis la mer sont également prévus pour soutenir chaque offensive, et les navires de guerre bombardent Bulair, à 80 km du cap Helles, pour distraire l'attention du commandant local, le général allemand Liman von Sanders.

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