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15 déc. 2017

humour dans le carré par DONEC Salauds de pauvres

Salauds de pauvres  (*)

‌Bonjour à tous,

Les médias, ces temps ci, à la veille des fêtes, bruissent d’un nouveau scandale : celui des procédés anti-sdf qui s’épanouissent partout en ville.
Nous avons tous de la sympathie pour les « gens de peu » qui vivent durement une époque impitoyable. Malheureusement d’autres profitent sans vergognes de la générosité de notre société : les SDF. Un peu à la façon des ces africains qui au 18ème siècle profitaient de la générosité des capitaines de bateaux marchands pour abandonner leur insalubre Sénégal pour une vie épanouissante dans les champs de coton de Virginie sous l’aimable autorité de costauds équipés de forts gourdins et de molosses.




Le SDF plutôt que de choisir de vivre loin du regard des cités à la manière des lépreux du 14ème siècle, s’incrustent aux portes des temples de la consommation. Ils font fi de la pollution visuelle que représente leur présence dans des lieux où s’épanouit le commerce de luxe. Je ne dis rien du remugle de cochonnailles et de vinasses exhalées par ces corps malpropres. Les responsables des magasins dont l’humanité est connue de tous, plutôt que d’employer des nervis qui leur auraient ôté le gout du pain, ont installé, en catimini, un certain nombre de stratagèmes : douche anti SDF, picots, bancs ne permettant pas une position allongée, l’imagination est sans limite. Inutile de dire qu’un certain nombre d’associations s’en sont émues au nom d’une charité mal comprise.



En conclusion, plutôt que d’importuner les SDF, ne pourrait t on pas éradiquer la pauvreté ? Le projet est ambitieux mais se heurte à la volonté des gens honnêtes qui verrait alors des paresseux notoires et sans scrupule bénéficier d’un bonheur immérité.
Les hommes politiques, toujours à l’écoute de cet électorat sourcilleux, œuvrent d’abord à leur réélection. Ils ne lèveront pas le petit doigt. Bien entendu, ils soutiendront fermement le droit à l’hébergement et au crouton de pain.

A la semaine prochaine

Donec

* Cette phrase est prononcée dans le film inoubliable de Claude Autant Lara « La traversée de Paris »

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