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3 juin 2017

VERN sur Seiche 3 et 4 juin 2017

VERN sur Seiche 3 et 4 juin 2017 

Les 3 et 4 juin 2017 se déroule à Vern sur Seiche le congrès du groupement philatélique de Bretagne.

Il met à l'honneur le marquis Louis René Caradeuc de la Chalotais.
Né à Rennes le 6 mars 1701, il s'éteint dans la même ville le 12 juillet 1785.

carte postale réalisée par Jean Combot

Il est magistrat et procureur général au parlement de Bretagne. Il est janséniste. 
Les jansénistes se distinguent aussi par leur rigorisme spirituel et leur hostilité envers la compagnie de Jésus (jésuites) et sa casuistique, comme envers un pouvoir trop puissant du Saint-Siège. Cependant, considérés comme des ennemis de la monarchie, les jansénistes sont très vite l’objet de l’hostilité du pouvoir royal : Louis XIV et ses successeurs initient contre eux de fortes persécutions.



Opposant farouche des Jésuites, il présente au parlement en 1761 un mémoire sur les constitutions de la Compagnie (Compte rendu des constitutions des Jésuites), qui contribue à sa suppression en France. En 1763, il publie un Essai d'éducation nationale, dans lequel il propose un programme d'enseignements scientifiques destinés à se substituer à ceux des Jésuites.



La même année commence le conflit entre les États de Bretagne et le gouverneur de la province, le duc d'Aiguillon. Les États refusent de voter les impôts extraordinaires demandés par le gouverneur au nom du Roi. 
La Chalotais est un ennemi personnel du duc d'Aiguillon et, lorsque le Parlement se range aux côtés des États, il prend la tête de l'opposition. 

Le Parlement interdit la levée d'impôts auxquels les États n'auraient pas consenti. Le Roi fait révoquer cet arrêt, ce qui entraîne la démission de tous les membres du Parlement, sauf douze (octobre 1764 à mai 1765).



Le secrétaire d'État à la maison du roi chargé des affaires de la province, Louis Phélypeaux, comte de Saint-Florentin, reçoit deux lettres anonymes dont La Chalotais est suspecté d'être l'auteur, ce que confirment alors trois experts en graphologie. La Chalotais est arrêté le 11 novembre 1765, ainsi que son fils et quatre autres parlementaires.




Le 16 novembre 1765, une commission spéciale est nommée pour juger La Chalotais. Celui-ci plaide l'illégalité du procès, soutenant qu'étant procureur général, il ne peut qu'être jugé par le Parlement de Bretagne ou, à défaut, par celui de Bordeaux, conformément à la Coutume de Bretagne.




 Les juges n'osent pas le condamner sur la base d'expertises en écriture et, à la fin de l'année 1766, les choses n'ont pas progressé. En novembre, La Chalotais est transféré à la Bastille. Louis XV décide alors d'évoquer l'affaire devant le Conseil, qui exile La Chalotais à Saintes (1767).




Le roi accepte de rappeler les parlementaires bretons qui ont démissionné. Le Parlement de Bretagne tient à nouveau séance et réclame le retour de La Chalotais, ce qui finit par être accordé en 1775, après que Louis XVI a rappelé les anciens parlements, revenant ainsi sur la réforme du chancelier Maupeou. La Chalotais est autorisé à transmettre son office à son fils. Il meurt à Rennes le 12 juillet 1785.

Gérard et Jean club de Vern

Louis-René Caradeuc de La Chalotais achète le manoir du Plessis en Vern en 1742.

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