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6 mars 2017

Mission Jeanne d'Arc 2017 Toulon BPC MISTRAL FLF COURBET Moyen-Orient Asie

Mission Jeanne d'Arc 2017


Décidément, les liaisons postales depuis Toulon semblent difficiles. Les plis de départ de mission du groupe Jeanne d'Arc ont été tamponnés et remis à la Poste le 28 février... Le 6 mars, ils n'étaient toujours pas arrivés. On va inventer après la Lettre Verte et l'ECOPLI le timbre "ESCARGOT"... Une semaine pour venir de Toulon. Il serait temps de revenir aux diligences!


Le 28 février 2017, l'amiral Christophe Prazuck, chef d'état-major de la Marine nationale (CEMM) s’est rendu à Toulon pour présider la cérémonie de départ de la mission Jeanne d’Arc 2017. Pour le lancement de ce 8eme déploiement sur BPC, il était accompagné par le vice-amiral d’escadre Charles-Henri du Ché, préfet maritime pour la méditerranée (CECMED), du vice-amiral d’escadre Marc de Briançon, commandant de la force d’action navale (ALFAN) et du contre-amiral Olivier Devaux, adjoint au directeur du personnel militaire de la Marine.



Ce 28 février, à Toulon, les 137 élèves-officiers issus de l’École navale, de l’École du commissariat des armées et de l’École de santé des armées ont embarqué à bord du Bâtiment de projection et de commandement (BPC) Mistral pour effectuer leur stage d’application dans le cadre de la mission Jeanne d’Arc. La frégate légère furtive (FLF) Courbet sera également de la partie.


Le départ de la mission Jeanne d'Arc le MISTRAL quitte le port photo C. Arata

Comme les deux précédentes éditions, la mission Jeanne d’Arc va se concentrer essentiellement sur la région Asie-Pacifique. Cette partie du monde revêt une importance stratégique pour les intérêts français, comme l’avait souligné, en 2014, la Direction générale des relations internationales et de la stratégie (DGRIS). D’où la nécessité d’y montrer le pavillon tricolore tout en y renforçant les coopérations militaires avec les forces alliées de cette région.





Ainsi, après le passage du canal de Suez et une escale à Djibouti, le BPC Mistral et la frégate Courbet mettront le cap vers l’Asie du sud-est et l’Océanie, avec des interactions prévues au Japon, au Vietnam, à Singapour, à Guam ou encore en Australie.

« Cette mission vise à réaffirmer le statut français de puissance navale à vocation mondiale. Elle permet de concilier autonomie stratégique et volonté de coopérer avec les marines riveraines et les grands alliés », a résumé le capitaine de vaisseau Dumoulin, lors du dernier point presse du ministère de la Défense. En outre, « montrer le pavillon » permet aussi de soutenir les exportations de l’industrie française de Défense. Mais ce ne sont pas les seuls objectifs.



Le départ de la mission Jeanne d'Arc le MISTRAL quitte le port Entre les grues, le PA Charles de Gaulle photo C. Arata

En effet, les deux navires français devraient aussi naviguer en mer de Chine méridionale, région où la situation est tendue, en raison des disputes territoriales qui opposent la Chine à ses voisins. Là, il s’agira de marquer la volonté de la France de préserver la liberté de navigation dans ses eaux stratégiques et de « collecter des renseignements dans des zones d’intérêt afin d’anticiper toute crise. »

Par ailleurs, comme les années précédentes, l’armée de Terre participera encore à la Mission Jeanne d’Arc, avec une compagnie du 21e Régiment d’Infanterie de Marine (RIMa) et des appareils du 3e Régiment d’Hélicoptères de Combat (RHC).

Cependant, l’édition 2017 aura la particularité inédite d’accueillir, pendant toute sa durée, deux hélicoptères Merlin de la Royal Navy ainsi qu’une soixantaine de marins britanniques. En outre, 125 Marines américains embarqueront à bord du Mistral « à l’occasion de plusieurs exercices » amphibies. Cela fait partie d’un autre objectif de la mission : « maintenir d’un très haut niveau d’interopérabilité avec nos alliés.


sources :

http://www.opex360.com/2017/02/28/ledition-2017-de-la-mission-jeanne-darc-aura-leger-accent-britannique/#dBz5Dghu0GS0Gfb9.99

Courant février, les OE et les instructeurs de l’EAOM/Lanvéoc rallieront ensuite le BPC « Mistral » et le reste de l’EAOM qui y est prépositionné, avant un départ en mission dans les semaines suivantes. A l’occasion de ce déploiement opérationnel, plusieurs entités des autres armées seront embarquées et des élèves de plusieurs milieux de formation viendront temporairement accroître les effectifs de l’EAOM 2017.

La fin du séminaire a vu ALENAV remettre au COMJDA la traditionnelle flamme de guerre du porte-hélicoptères « Jeanne d’Arc ». Cette « relique » de la mythique « Jeanne », longue des milliers de nautiques parcourus par celle-ci, symbolise le fait que le commandant de l’Ecole navale confie au commandant du Groupe « Jeanne d’Arc » la lourde responsabilité de conduire la dernière étape de la formation de ses officiers-élèves.




Un détachement d’hélicoptères de la Royal Navy, composé de deux Merlin Mk3A est présent pendant toute la mission. Ces moyens viennent renforcer les capacités « porte hélicoptère d’assaut » du BPC et permettent un véritable partage de savoir-faire dans le domaine amphibie entre les marines française et anglaise. 

La mission Jeanne d’Arc intègre également des éléments issus des autres armées et services. Parmi eux, des Saint-Cyriens, des médecins du service de santé des armées, des commissaires du commissariat des armées, des élèves de la direction générale de l’Armement ainsi que des élèves administrateurs des affaires maritimes. Une pluralité qui confère à cette mission une dimension interarmées significative et formatrice pour l’ensemble de ces jeunes futurs cadres.




Sources 

Marine nationale 

Merci à Claude Arata pour les photos et les coupures de journaux

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