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29 déc. 2016

Michel Déon Ecrivain de Marine est décédé Le taxi mauve les poneys sauvages

Michel DEON écrivain de Marine 

En 2009, à Concarneau, j'avais eu l'occasion de rencontrer Michel Déon lors du festival Livre et Mer. Nous nous étions retrouvés sur le CMT L'AIGLE à l'occasion de mon embarquement sur ce chasseur de mines.

Trop courts instants pour pouvoir vraiment parler et discuter.


Michel Déon A bord du CMT L'AIGLE 2009 photo (c) JM Bergougniou


Michel Déon, né Édouard Michel à Paris le 4 août 1919 et mort le 28 décembre 2016 en Irlande, est un écrivain, romancier, dramaturge et académicien français.

Il est généralement rattaché au mouvement des « Hussards ». Il est l'auteur de Gens de la nuit, Poneys sauvages, Un taxi mauve ou encore du Jeune homme vert.

Elu à l’Académie française, le 8 juin 1978, au fauteuil de Jean Rostand (8e fauteuil)


Né le 4 août 1919, à Paris. Famille de militaires et de fonctionnaires. Études à Janson de Sailly, aux lycées de Monaco et de Nice. En 1937, faculté de droit de Paris. Mobilisé jusqu’en novembre 1942. Reste en zone sud, secrétaire de rédaction à l’Action française, regagne Paris à l’automne 1944 et travaille dans divers journaux en même temps qu’il prépare son premier roman



Quitte Paris en 1946, correspondant de presse en Suisse et en Italie. En 1950, part pour les États-Unis grâce à une bourse de l’Institute of International Education, relayée par une bourse de la Fondation Rockefeller, qui lui permet de visiter le Canada français et d’étudier les mœurs et la langue des Acadiens de Louisiane. Au retour, fin 1951, se consacre de nouveau au journalisme et commence de publier régulièrement des romans. En 1956, entre comme conseiller littéraire aux éditions Plon qu’il quitte, en 1958, pour séjourner près d’un an au Portugal, puis dans le Tessin, enfin en Grèce, à Spetsai. À Paris, de nouveau, en 1961, collabore aux éditions de La Table ronde et tient la chronique dramatique des Nouvelles littéraires où il prend la succession de Gabriel Marcel.






En 1963, repart pour la Grèce et s’installe pour cinq ans à Spetsai. En 1968, long séjour au Portugal, puis à partir de 1969, partage son année entre l’Irlande, la Grèce et Paris. Marié, deux enfants. A vu le prix de la ville de Nice couronner Je ne veux jamais l’oublier (1951), le prix des Sept Le Dieu pâle (1954), le prix Kauffmann Le Balcon de Spetsai (1961), le prix Interallié Les Poneys sauvages (1970), le grand prix du roman de l’Académie française Un taxi mauve (1973), le grand prix européen de littérature pour albums d’enfants Thomas et l’infini (1976) ; il reçoit le Glenfiddich Award, décerné à Dufftown (Écosse), pour les deux volumes du Jeune Homme vert (1977), le prix des Maisons de la presse pour Je vous écris d’Italie (1984), le prix Giono (1996) et le prix Audiberti (2008) pour l’ensemble de son œuvre. Docteur honoris causa des universités d’Irlande et de l’université d’Athènes. 

Membre associé de l’Académie des sciences portugaise, section des Lettres, citoyen d’honneur des villes d’Antibes, Aix-en-Provence, Nice.





Un Taxi mauve

J'avais aimé le livre mais aussi le film avec Charlotte Rampling

Ce récit se déroule en Irlande, où le narrateur a décidé de mener une existence simple et oisive, consacrée à la lecture, à la chasse et à la musique. Il se lie d'amitié avec des personnes hors du commun, menant comme lui une vie retirée, et qui vont former un groupe aux relations complexes. Il y a d'abord Jerry Kean, rejeton perdu d'une riche famille américaine d'origine irlandaise, exilé dans la maison des ancêtres pour expier son existence hasardeuse. Puis il y a la sœur de ce dernier, Sharon, beauté envoûtante, devenue par mariage princesse allemande, puis une autre sœur, Moïra, actrice de cinéma de renommée mondiale. Il y a aussi Taubelman, personnage nimbé de mystère, gargantuesque, affabulateur prodigieux, et surtout Anne, sa prétendue fille, muette volontaire au charme discret. Il y aussi Seamus Scully, médecin à la retraite, qui devient le principal complice de l'intrigue.

Abandonnant sa solitude, le narrateur sera bercé de sentiments, pour Sharon d'abord, pour Anne ensuite, par l'amitié qu'il noue avec Jerry, toujours dans l'atmosphère de mystère imposée par l'inévitable Taubelman. Le cadre des parties de chasse, des marches matinales jusqu'aux étangs inaccessibles accompagnées de chiens fidèles, des pubs où l'on boit ferme en compagnie de gens rudes, imprègnent ce roman, irlandais avant tout.

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