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30 déc. 2016

Les Oeuvres de Mer et l'Assistance aux pêches Sainte-Jehanne Terre-Neuve Saint-Pierre et Miquelon Guerre 1914 1918 sous-marin Morue navire hôpîtal navires hôpitaux

Les Oeuvres de Mer et l'Assistance aux pêches Sainte-Jehanne


Mon ami Joël Lemaine, originaire de Saint-Pierre et Miquelon, dessinateur et créateur de timbres pour SPM, à ses heures perdues fabrique des doris...
J'ai donc décidé de parler de la Grande pêche et de l'assistance apportée par la Marine Nationale aux oeuvres de mer.

Saint-Malo doit sa prospérité à trois activités principales :
  • le commerce triangulaire et le commerce des esclaves
  • la guerre de course et les corsaires
  • et enfin la pêche à la morue


assistance à la grande pêche SPM 25-08-1972 Saint-Pierre 
L'assistance aux pêches est ancienne, des stationnaires en mer du Nord et en Islande puis sur Terre-Neuve "assistaient" les navires en pêche. Monsieur de Kerguelen participa à ces missions tout en faisant des relevés hydrographiques.




Oeuvres de Mer 02-07-1994 Saint-Pierre SPM

Il fallait mettre toutes les chances de son côté et la bénédiction des Terre-Neuvas rassemblait un foule énorme : les pêcheurs dont le départ était imminent, les familles qui voyaient partir un père, un mari, un frère pour plusieurs mois avec de rares nouvelles, enfin les curieux venus à un spectacle haut en couleurs.




Le travail à bord était très dur, peu de repos, des conditions climatiques extrêmes, des blessures nombreuses. Comme on disait alors "c'est la morue qui commande"




Les naufrages étaient fréquents, les dorissiers dans la brume pouvaient ne pas retrouver le bateau, le doris chargé à ras bord, dans des conditions de mer difficiles se retournait et les marins disparaissaient... 




Aucun Adieu, aucune cérémonie... Pour ne pas les Oubliés une plaque sur un mur portant les noms du bateau et de son équipage


Ploubazlanec le mur des péris en mer. Ploubazlanec est une commune qui jouxte Paimpol

Les Oeuvres de Mer vont voir le jour en 1894 


En décembre 1894, le P. Picard, supérieur général, réunissait rue Bayard à Paris une vingtaine de personnes (armateurs, syndicalistes maritimes, officiers de Marine, journalistes de la Bonne Presse) pour réfléchir à ce qui pourrait être fait pour les 15000 marins qui quittaient chaque année la France durant sept ˆ huit mois, ˆà bord de voiliers, pour pêcher la morue au large de l'Islande ou sur les bancs de Terre Neuve.



Aux termes de l'article 1er de ses statuts, cette oeuvre d'assistance maritime avait pour objet social " de porter les secours matériels, médicaux, moraux et religieux aux marins français et des autres nationalités, et plus spécialement à ceux qui se livrent à la grande pêche."



L'article 2 des mêmes statuts indiquait ce qui suit :
" Pour atteindre ce but, elle se propose d'armer des navires-hôpitaux qui croiseront sur les lieux de pêche aux époques convenables ; chacun d'eux aura un médecin et un aumonier.
Ces navires, se rendant aux appels des pêcheurs, leur porteront les secours nécessaires, et seront consacrés entièrement à leur service.
Elle pourra fonder des maisons de refuge pour les marins."
A signaler, enfin, que l'article 6 précisait - sans doute très utilement à l'époque - que : " Les dames sont admises dans la société au même titre que les hommes."

La Sainte-Jehanne des Oeuvres de Mer est réquisitionnée par la Marine nationale durant la guerre de 1914-1918

Commandant, chef de division des chalutiers de la Manche: Capitaine de Vaisseau Merveilleux du Vignaux.
Commandant : Lieutenant de Vaisseau Mahéas. 





"Des journaux français publièrent que le patrouilleur SAINTE JEHANNE était passé au-dessus d’un sous-marin le 30 mars 1915 au voisinage de la côte française entre Fécamp et Dieppe alors que celui-ci cherchait à lui échapper en plongeant.


Mais le Ministère de la Marine française questionné, a répondu le 13 Novembre 1928 en donnant tous les détails de la rencontre. Il en résulte que le patrouilleur SAINTE JEHANNE a bien aperçu à 30 milles dans le NE de Dieppe le 30 mars 1915 un sous-marin qui ne peut-être que l’U 37. Celui-ci plongea à son approche avec une gêne très apparente et le patrouilleur français essaya de l’aborder. Mais le navire français ne ressentit aucun choc en passant à l’endroit de la plongée….

Lettre adressée à Madame Glâtre par son mari en pêche 1923
pli remis non timbré à la Poste de Saint-Pierre Taxé à 50 c.

le courrier porte au verso le cachet de la Sainte-Jehanne

autre verso de lettre portant le cachet des ouvres de mer et de la Sainte-Jehanne

La SAINTE JEHANNE n’a pas coulé l’U 37. 
Cette destruction de l’U 37 par un patrouilleur français, si elle faisait du bien au moral des troupes chez qui, en temps de guerre, on a vite fait de claironner des victoires, est donc aujourd’hui à passer au compte profits et pertes !"








1 commentaire:

Sandrine PAUTARD a dit…

Merci pour cette évocation si richement illustrée!