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10 nov. 2016

SOCLIM Le Marion Dufresne à l'île Maurice 31 octobre 2016 La Réunion 2 novembre 2016

SOCLIM Le Marion Dufresne à l'île Maurice 




La campagne SOCLIM sur le Marion Dufresne est finie, mais les réjouissances ne font que commencer. En mars prochain, Stéphane Blain embarquera à nouveau vers le grand sud pour la récupération des pièges à particules. En attendant, nous vous concoctons une websérie documentaire que vous pourrez suivre sur Universcience.TV ainsi qu’une superbe exposition (photos, vidéo 360 °, etc.) à découvrir à la Cité des sciences dès le printemps prochain.




Le temps est venu de déposséder le Marion Dufresne d’une bonne partie de ses apparats scientifiques. Au petit matin azuré et torride, accostés à l’île Maurice, les marins remplissent les containers à destination de Banyuls, Brest, Villefranche-sur-mer, Paris et Brunswick, aux États-Unis, où seront dépouillés les résultats de l’expédition. L’équipe SOCLIM achève son rapport de mission et, une dernière fois sur le pont, veille au bon rapatriement de ses filtrats marins d’exception.

Quant au navire, il rembarquera dans quelques jours à peine, les cales chargées de vivres et de fournitures, prodiguer aux Terres australes antarctiques françaises le ravitaillement attendu. La prochaine tournée dans les archipels majestueux du bout du monde se fera sans océanographe. Enfin sans océanographe « incarné » pour être exacte, car l’Institut polaire français laisse accrochés à la coque quelques capteurs de température et de salinité qui continueront de veiller sur les eaux de surface.







Les hommes et les femmes de la campagne océanographique du mois d’octobre 2016 sur le Marion Dufresne sont venus avec des questions que vous ne vous posez certainement pas le soir en vous couchant. Combien de dioxyde de carbone l’océan austral a-t-il avalé cette année ? Quelle température fait-il à 4 800 mètres de profondeur à 56° 30' S – 63° 00' E ? Quelle vie mène le phytoplancton au large de Kerguelen ? Et pourtant ces questions nous concernent.










Notre plus grand poumon, l’organe central de la régulation de la température, et aussi le maillon fort de la chaîne alimentaire, c’est l’océan. Et quand on n’a jamais fréquenté de bateau océanographique, voir que tout commence par des petites bouteilles plongées dans des eaux méticuleusement quadrillées est assez émouvant. Rapportée à la dimension du bateau, la fameuse sonde des scientifiques – la rosette – ressemble à un frêle petit panier de pêche. Devant les falaises embrumées de Kerguelen, le Marion Dufresne devient tout à coup ridicule. Alors j’ai pris conscience que c’est véritablement à l’obstination et à la rigueur de la science que l’on doit l’établissement de faits robustes. Il faut une patience folle pour façonner la compréhension du monde qui nous entoure.



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