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11 nov. 2016

Humour dans le carré par Donec Il y a cent ans

Il y a cent ans



Bonjour à tous,


Il y a un siècle, le premier conflit mondial battait son plein, la terrible bataille de Verdun et l’apocalyptique bataille de la Somme avaient eu lieu sans que le front ne bouge. Le général Joffre depuis deux ans volait d’échec en échec sans mégotter sur le sang des hommes : 366 000 morts en 1914 et 350 000 en 1915.

La doctrine en cours à l’école de guerre n’arrange rien. Elle part d’un principe assez simple : il y a plus de balles dans les fusils que d’obus dans les canons. C’est l’offensive à outrance, la furia francese.

L’affaire du 15ème corps est édifiante. L’on envoie contre les Allemands claquemurés dans leurs fortifications, sur un terrain qu’ils ont quadrillé, des troupes à découvert. Les Français se font hacher menus (batille de Morhange). L’erreur n’est naturellement pas commise par le grand état major mais vient de ses provençaux « pris d’une soudaine panique ».



La bataille de la Marne représente le point d’orgue de son génie. Malheureusement les choses ne se passent pas comme le veut la légende. Le 2 septembre, l’armée retraite. A la réunion du grand d’état major, il y a le choix entre faire face sur la Marne (lieutenant colonel Pont) ou poursuivre la retraite (général Berthelot). Joffre choisit naturellement la seconde solution. Heureusement Galliéni veille. Le 3 septembre, on le prévient que les allemands infléchissent leur route vers la Marne évitant Paris et présentent leur flanc à nos armées. Galliéni reçoit la même information mais réagit immédiatement. Il appelle Joffre à deux heures dix du matin et lui arrache l’ordre de bataille.

Puis ce sera la surprise de Verdun en dépit des avertissements du colonel Driand et du général Heer. En juillet la bataille de la Somme qui fut une terrible hécatombe franco anglaise. A la fin de l’année 1916, pour le gouvernement, la coupe et pleine et le 26 décembre Joffre est débarqué. C’est Nivelle qui prendra sa suite avec le succès que l’on connait.

Mais nos pensées, en ce centième anniversaire des combats de l’année 1916 vont vers les poilus, Ces paysans de France qui tiennent bon dans des conditions de combat effroyables.

A demain pour les commémorations

Donec

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