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11 mai 2014

SNSM Cros de Cagnes

90 années de sauvetage 
au Cros de Cagnes

DONEC, notre chroniqueur du vendredi n'est pas que dessinateur et écrivain de menteries hebdomadaires. Il fait partie de l'équipage de la Marguerite VI de la station du Cros de Cagnes qui fête ses 90 ans ce week-end.



Une occasion de saluer tous les équipages de la SNSM et en cliquant sur la page "je soutiens la SNSM" de leur faire un don.


Cagnes, doyenne des stations SNSM des Alpes-Maritimes qui en compte 5 autres : Menton, Nice, Antibes, Cannes, Théoule. Et c'est hier que le sauveteurs en mer du Cros ont fêté leur 90 ans d'existence ! Toute la journée, les hommes en orange, qui bénévolement donnent de leur temps toute l'année, ont fait démonstration de leur savoir faire en matière de sauvetage, à l'occasion d'une fête autour et... sur le plan d'eau du port abri cagnois. Une fête avec un invité d'honneur de taille : l'Abeille Flandre.




http://www.nicematin.com/cagnes-sur-mer/la-snsm-du-cros-fete-samedi-10-mai-ses-90-ans.1729720.html



Le 18 octobre 1922, le conseil d'administration de la société centrale de sauvetage des naufragés fut saisi, avec avis très favorable de l'administrateur de l'inscription maritime d'Antibes, de la pétition des patrons pêcheurs du Cros de Cagnes réclamant la création d'une station de sauvetage. Mme de Laire,dont le mari avait péri quelques mois auparavant dans ces parages, offrait 10 000 francs pour faciliter l'opération. L'administrateur précisait en outre que d'autres concours financiers s'offriraient spontanément.


Le comte Chollet suggérait enfin de placer au Cros de Cagnes un canot du type pinasse landaise, en précisant que les bons marins ne manqueraient pas pour armer cette embarcation.


Cros de Cagnes, situé à mi-chemin entre Antibes et l'embouchure du Var, n'était pourtant, depuis la fin du XIXème siècle, qu'un coquet hameau doté d'un petit port de pêche. Or, depuis 1865, date de sa fondation, la SCSN n'avait créé qu quelques rares stations entre Port-Vendres et Marseille et, en 1920, il n'était toujours pas envisagé d'implanter, entre Marseille et Vintimille, sur cette Riviera française où la mer, disait-on, "montre plus de sourire que de colère", une quelconque station. 

Mais si cette création fut enfin souhaitée, ce ne fut pas tellement en raison de 1a configuration du littoral, que dans la perspective d'un développement prévisible du tourisme et du yachting, avec la crainte d'un accroissement probable des sinistres Les plaisanciers, de plus en plus nombreux, ne risqueraient-ils pas d'être sur pris par le mauvais temps? Si bleue, si enchanteresse aux beaux jours,la Méditerranée n'est-elle pas souvent 1a proie de redoutables et soudaines temmpêtes ? Les vents d'est et l'embouchure du Var rendent cette côte peu hospitalière et d'autant plus dangereuse qu'elle n'offrait alors aucun refuge de Nice à Antibes.





De nombreux naufrages avaient endeuillé la région, ces dernières années. Le baron Didier Pernety-Haussmann, le 22 décembre 1909, à bord d'un canot automobile, disparaissait en mer. En 1917, le bateau de pêche "Noël", à demi-immergé, ses trois hommes accrochés, demandait secours. Charles Suche, douanier de la brigade du Cros de Cagnes, témoin de la scène, fit intervenir immédiatement "La Lilette II" • Ce bateau de plaisance assisté du patron Gordelon, se porta rapidement au secours des naufragés et put ainsi les sauver. Enfin le baron Raoul de Laire, partit par mer forte, le 21 novembre 1921, pour convoyer son yaçht "Pierrette" à Antibes pour carénage. La mer était grosse. Mme de Laire, qui escortait ce déplacement, assista de sa voiture, depuis le pont du Var, au naufrage de son mari. Pour le secourir, elle fit appel aux bateaux qui se trouvaient au Cros, mais aucun pêcheur ne put les mettre à l'eau, tant le ressac était fort.

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