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15 mai 2014

15 mai 1944

15 mai 1944

Front italien

La 78e division anglaise (13e corps britannique) atteint la route Cassino-Pignataro, tandis que, plus au sud la 1ere division motorisé française fait son entrée à San Giorgio a Liri.

France

L'assemblée consultative demande au Comité français de libération nationale de former le gouvernement de la république

Birmanie

Les troupes sino-américaines atteignent le cours supérieur du Namwi à 25 km de Myitkyina.


C'est le festival de Cannes

Evoquant la Birmanie, je ne peux passer sous silence un grande film d'aventures se situant dans ce pays :

Le Pont de la rivière Kwaï

Le pont sur la rivière Kwaï a réellement existé et a été reconstruit depuis. Il s'agit d'un pont construit en Thaïlande à Kanchanaburi sous les ordres de l'armée impériale japonaise, dans le cadre d'une ligne de chemin de fer nord-sud construite entre la Birmanie et les côtes thaïlandaises afin d'acheminer des matières premières nécessaires pour l'effort de guerre du Japon. La Thaïlande était alors alliée diplomatique du Japon et partie intégrante de la Sphère de coprospérité de la grande Asie orientale.
Si le film est bien une fiction, il repose sur des faits historiques clairement établis.
L'officier britannique qui inspira le personnage du colonel Nicholson, le colonel Philip Toosey, ne collabora jamais avec les Japonais, mais il se refusa toujours à intenter un procès au réalisateur du film pour rétablir la vérité. Il convient de noter qu'il fut d'ailleurs promu officier de l'ordre de l'Empire britannique (OBE) le 12 septembre 1946 pour services distingués et valeureux comme prisonnier de guerre.


Le colonel Saïto commande un camp japonais de prisonniers de guerre en Birmanie lors de l'expansion de l'Empire japonais en Extrême-Orient durant laSeconde Guerre mondiale. 

Il reçoit dans ce camp perdu au milieu de la jungle un nouveau groupe de prisonniers britanniques, commandés par le colonel Nicholson. Il doit aussi faire construire un pont faisant partie de la « voie ferrée de la mort » et passant au-dessus de la rivière Kwaï, avec une échéance impérative : un train d'importance stratégique doit y passer. 

Le colonel Saïto décide donc de mettre à l'ouvrage ses prisonniers et exige du colonel Nicholson que même les officiers se mettent au travail. Il refuse ce dernier point, non conforme à la Convention de Genève sur les prisonniers de guerre. Saïto brime alors sévèrement Nicholson et met à l'épreuve sa résistance physique, espérant ainsi le forcer à céder. Mais le Britannique ne cède pas, par principe. Tenant tête à ses geôliers, il inspire une grande admiration à ses hommes.


Notre coin météo
Hello le soleil brille 

Pour l'entrée des prisonniers dans le camp, Carl Foreman et Sam Spiegel réfléchissent à la manière dont ceux-ci pourront faire la nique aux Japonais et de façon subtile. C'est finalement David Lean qui propose La Marche du colonel Bogey (dont l'adaptation française est Hello le soleil brille), une chanson anglaise peu connue hors du Royaume-Uni avec des paroles vulgaires et qui a été composée en 1914 par Kenneth Alford.
http://www.deezer.com/artist/1377326

Conscient de ne pas pouvoir l'utiliser à cause de la censure, Lean propose que les soldats la sifflent. Cependant Foreman et Spiegel sont plus que réticents car ils considèrent que cette mélodie n'aura aucun impact auprès des Américains ainsi que sur l'ensemble du marché international. Ils proposent de la remplacer par la chanson Bless Them All mais David Lean refuse catégoriquement car cette chanson n'a pas la même implication que La Marche du colonel Bogey. Il ajoute : « Laissez-moi faire. Ça marchera si c'est bien fait ».
Après avoir entendu la Marche, Malcolm Arnold décide de composer une « contre-marche » qui s'accordera avec les sifflements. Cette composition en harmonie avec les sifflements deviendra La Marche de la rivière Kwaï. Ce thème de « contre-marche » devient le leitmotiv de la bande originale du film avec un arrangement de type fanfare de cirque (avec introduction et crescendo en fanfare).
Seule exception : la danse dans le camp, où les prisonniers donnent un spectacle travestis, sur une mélodie de type Swing Dixieland.
Le succès du film et de la chanson permet, pendant plusieurs années, à la veuve du colonel Alford de toucher d'énormes royalties grâce aux droits d'auteur pourLa Marche du colonel Bogey.


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