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22 mars 2014

Georges Leygues Dernière cérémonie des couleurs BREST 21 mars 2014

FASM Georges Leygues D640
Dernière cérémonie des couleurs 
BREST 21 mars 2014



Georges Leygues : son ambition, en grande partie réalisée, fut d'être le Colbert de la IIIe République. 



On pourrait en parodiant les cloches de Corneville chanter "j'ai fait trois fois le tour du monde" en parlant du Georges Leygues. Il faudrait simplement remplacer le chiffre trois par cinquante-six... Excusez du peu...

J'ai fait trois fois le tour du monde
Et les dangers font mon bonheur
J'aime le ciel quand le ciel gronde
La mer quand elle est en fureur
J'ai fait trois fois le tour du monde
Et les dangers font mon bonheur
J'ai fait trois fois le tour du monde.




On associe à raison la frégate à la "Jeanne d'Arc" et au GEAOM en oubliant souvent qu'elle eut une vie avant l'école.


GEAOM 2003-2004 Boston


Une vie parfois mouvementée comme si elle avait joué à "la Poursuite d'Octobre Rouge..."
Les escales, le "Georges" ne les compte plus. Partout et en tout lieu...

un nom en héritage J. Moreau


Sa mission était de protéger les unités avec qui elle naviguait. Mais ce n'était pas une simple conserve même si elle sut resté discrète à l'ombre de la Jeanne.



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Tour à mâter Brest Georges Leygues photo Claude Bélec 
Escale en Inde
photo Claude Bélec 


Si parfois les escales étaient différentes, les deux bâtiments se retrouvaient et continuaient leur route avec pour but la formation des officiers élèves.
le Télégramme résume bien sa mission :


1.600 officiers formés

photo Claude Bélec 


Pendant ses 34 années de service, le « Georges » a parcouru pas moins d'un million de milles, soit l'équivalent de 56 tours du monde. Admise au service actif le 10 décembre 1979 et première d'une série de sept bâtiments de type F70, la frégate longue de 139 m et pouvant accueillir 245 hommes et femmes d'équipage, ainsi que 36 officiers élèves, a participé de 1999 à 2013, sans discontinuer, à toutes les missions de formation du porte-hélicoptères puis à celles des BPC, contribuant à la formation de près de 1.600 officiers.












photo Claude Bélec 

D'après le décompte communiqué par la préfecture maritime de l'Atlantique, le bâtiment a réalisé au total 330 escales réparties sur cinq continents.



GEAOM 1999-2000 Mascate


La cérémonie de ce matin marque son retrait définitif du service actif, en présence d'une poignée d'anciens marins conviés à cette occasion.

photo Claude Bélec 

Saint-Pierre et Miquelon







photo Claude Bélec


Pour la dernière fois, les couleurs sont amenées sur la plage arrière de la frégate. Au total, pendant ses 34 années de fonctionnement, plus de 4.000 marins y ont travaillé, la plupart du temps pour une durée de deux années, parfois renouvelée.


GEAOM 2000-2001



Coup de jeune

photo François Guiganton 



À noter que la nouvelle conserve du BPC Mistral (parti la semaine dernière de Brest avec 154 officiers-élèves) provient, tout comme ce dernier, du port de Toulon. C'est la frégate furtive La Fayette qui a été chargée, cette année, d'assurer la sécurité du bâtiment de projection de force, redonnant, il est vrai, un coup de jeune à la silhouette un peu passée de la première F70.


 











Georges Leygues 

Georges Leygues est élu député du Lot-et-Garonne en 1885 et il le restera jusqu’à sa mort, en 1933, Jules Ferry est alors président du conseil. 





Il est nommé ministre de l’Instruction publique et des Beaux-Arts de mai 1894 à janvier 1895. Un poste qui lui permettra d’être en contact avec les artistes de son époque, Rodin, Hérédia ou encore Leonte de Lille… 

En 1895, il est ministre de l’Intérieur, de novembre 1898 à juin 1902, il retourne à l’Instruction publique. Il sera à l’origine de la réforme de l’éducation de 1902, puis ministre des Colonies en 1906.


Zone maritime Océan Indien 1994


 En ce début de siècle, il sera un acteur et un témoin entre autres événements de l’affaire Dreyfus. La Grande Guerre, alors qu’il n’était plus aux ministères depuis quelques années, l’a vu s’engager sur le terrain (il avait alors 58 ans).

photo François Guiganton 
En matière de marine, la continuité dans l'action est essentielle et c'est pourquoi le grand mérite de Georges Leygues est d'avoir réalisé le programme qu'il s'était fixé. Le projet de loi du 13 janvier 1920 constitue le programme naval qu' « inlassablement » il poursuivit jusqu'à la mise en chantier du Dunkerque l'année même de sa mort. A lui seul il a signé les ordres de mise en chantier de plus de 120 bâtiments représentant plus de 300.000 tonnes. Mais, il s'acharnait à n'entreprendre que ce qui était strictement utile et il concentra les arsenaux à Toulon et à Brest. Il développa les trains d'escadres où figuraient les bâtiments comme le Commandant-Teste, le Jules-Verne ou le Gladiateur, dont la conception était en avance sur les techniques des marines étrangères.



photo François Guiganton 
photo François Guiganton 

























Pour parer à l'insuffisance de notre territoire en carburant, il fit construire des pétroliers et à terre, les installations nécessaires au stockage.


photo François Guiganton





Par le décret sur l'organisation générale de la marine du 22 avril 1927, il codifia l'ensemble des dispositions successives et parfois contradictoires qui réglaient les rapports des différents services de la marine..

Congrès de la Marcophilie navale Toulon 1996 



photo François Guiganton 

Il réorganisa l'Ecole de guerre avec un Centre des hautes études navales, une section de recherche scientifique, une section historique qui est sa création personnelle. Il fit préparer le statut de l'aéronautique navale du 27 novembre 1932.
Il s'éteignit à Saint-Cloud le 2 septembre 1933, à l'âge de 76 ans. Il lui fut accordé des funérailles nationales. Toute la marine française était représentée à cette cérémonie. 


Une décision du 13 septembre 1933 rendit hommage à la mémoire de ce « serviteur éminent du pays » en donnant à un croiseur le nom de Georges-Leygues.







photos François Guiganton / Claude Bélec
Merci à Bernard Hily, François Guiganton, Claude Bélec et Joël Moreau

sources :

service historique de la Défense

sous la cote SHD MV 75 GG.

Assemblée nationale :


Ouest-France
Le Télégramme
La Dépèche.fr

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