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12 juil. 2013

Sous-Marin MINERVE

SOUS-MARIN MINERVE

Une amie, dont le mari a été embarqué sur la Minerve, vient de me donner trois feuilles de papier à lettre du sous-marin et quelques cartes postales qui me procurent l'occasion d'évoquer ce bâtiment disparu le 21 janvier 1968.






Baptisé le 19 septembre 1960, le sous marin Minerve est mis sur cale en mai 1958 aux chantiers Dubigeon à Nantes. Il est mis à flot le 31 mai 1961.

En octobre 1962, il effectue une première plongée statique dans la darse transatlantique de l'arsenal de Cherbourg.





Du 2 au 30 novembre 1962, le sous-marin effectue sa traversée de longue durée en eaux froides. Il quitte Cherbourg, fait escale à Londonderry (Irlande), Bergen(Norvège), Göteborg (Suède), puis rallie à nouveau Cherbourg. Il atteindra ainsi la latitude extrême de 66°47'. Divers démontages et visites de contrôle sont effectués à son retour.

Après avoir effectué ses derniers essais devant Cherbourg en novembre 1962, il quitte ce port le 10 décembre 1962 pour Toulon où il arrive le 22 décembre, après une halte à Mers el-Kébir. Il aura parcouru depuis sa mise à flot, 3058 nautiques et effectué 223 heures en plongée, dont 44 au schnorchel. Il est affecté à la 1ère escadrille de sous-marins (1ère ESM).

Le 26 juillet 1963, les sous-marins Amazone, Flore, Minerve et Galatée font escale à Alicante en compagnie du Maillé Brézé.

Le 10 juin 1964, il est admis au service actif.



En juillet 1964, la Minerve, l'Eurydice, la Flore, la Diane, Le Savoyard, L'Alsacien, et le Gustave Zédé sont en escale à Corfou. L'escadre reçoit lavisite du Roi Constantin de Grèce le 17 juillet. Sa vedette royale salue de 21 coups de canons les bâtiments mouillés sur rade, puis le roi monte à bord du Gustave Zédé, se faisant présenter les officiers des sept bâtiments. Sa majesté descend ensuite à bord de la Minerve, où il montre très intéressé par la conception du bâtiment. En 1964, la Minerve fait également escale à Malte et Tarente .






Du 1er janvier au 1er octobre 1967 a lieu son premier grand carénage dans un des bassins Missiessy de l'arsenal de Toulon.

Le sous-marin relâche à Nice du 5 au 7 juin 1968, ce sera sa dernière escale.






Le 27 janvier 1968, la Minerve navigue au large de Toulon en exercice avec l'Eurydice et la Junon. La météo est mauvaise. La Minerve refait surface pour débarquer un officier en formation, puis le sous-marin replonge. Ce sera sa dernière immersion. Il disparaît quelque temps après, avec ses 52 membres d'équipage, au sud-est du cap Sicié par 2000 m de fond.

Outre l'Atlantic, qui eu le dernier contact avec le sous-marin, des moyens seront mis en place rapidement par la marine pour effectuer les recherches, dont un nombre important de bâtiments : Cassard, Kersaint, Jaureguiberry, La Bourdonnais, La Galissonnière, l'Elie Monnier, le Commandant Robert Giraud, L'Agenais, Le Béarnais, L'Enjoué, L'Adroit, L'Alerte,Le Frondeur, un Alizé, les dragueurs de la 30e division dont la Paquerette, toutes les unités disponibles de la Direction du port, et même le porte-avions Clemenceau ! Le Télénaute, le Terebel (institut français du pétrole) et la soucoupe Cousteau rallie également la zone. Malheureusement, malgré tous ces efforts, les recherches ne donnent rien, et sont suspendues le 2 février.





Les seismologues du laboratoire de géophysique vont toutefois apporter un indice intéressant. En effet, en dépouillant les enregistrements de leurs analyseurs, ils découvrent une anomalie, correspondant à une onde de choc dont le point d'origine se trouve à une vingtaine de kilomètres en mer, au sud de Toulon. Sans pouvoir localiser le lieu exact de la catastrophe, on peut alors déterminer le moment exact de l'implosion de la coque : le 27 janvier à 07h58.



Pour écouter la conférence de presse, cliquer sur l'image

La cause de l'avarie fait l'objet de nombreuses hypothèses (collision, voie d'eau, noyage via le schnorchel, avarie de l'appareil à gouverner, explosion interne,...). Il est possible que l'accident soit le résultat d'un défaut de conception du sous-marin auquel s'ajoute la réaction en chaîne d'incidents mal maîtrisés. Deux principaux problèmes se posaient à l'époque, d'une part l'ergonomie du matériel, qui ne permettait pas toujours de réagir avec toute la promptitude nécessaire à un incident, d'autre part des difficultés de formation des équipages, à un moment où la constitution des équipages des premiers SNLE type Le Redoutable demandait beaucoup de monde, et où les méthodes d'entraînement étaient encore par trop artisanales. Il n'y avait, par exemple, pas de simulateur à terre.

sources

http://www.netmarine.net/bat/smarins/minerve/index.htm

http://s.m.minerve.free.fr

http://s.m.minerve.free.fr/doc/nicematin_fr.htm

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