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8 janv. 2013

Préfecture Maritime de la Manche Dunkerque

Dunkerque et la guerre de 1870




Pli posté à Dunkerque le 5 septembre 1870  Cachet Marine Impériale Service à la Mer
Cachet Port Payé encadré (Franchise militaire) 


La mission de la Marine française, dans une guerre contre la Prusse, devait consister à paralyser son commerce sur toutes les mers, poursuivre et détruire ses bâtiments de guerre, à tenter des opérations contre son littoral et à y débarquer une armée.Pour répondre à ces besoins divers, il fallait renforcer nos stations lointaines, mettre sur le pied de guerre nos escadres cuirassées, tenir prête notre flotte de transports...

Cachet d'arrivée à Brest le 7 septembre 1870


Les divisions des Antilles, de la côte d'Afrique, des mers du Sud et de la Chine furent respectivement augmentées d'une frégate et d'un aviso; celle de la Réunion reçut l'ordre de se porter sur la Cochinchine et sur les détroits de la mer de Chine ; des bâtiments s'échelonnèrent à l'entrée des détroits des Dardanelles et à Gibraltar. Tous ces mouvements étaient exécutés à la fin de juillet...

Trois frégates et trois canonnières blindées prussiennes se trouvaient dans la Manche au commencement de juillet. Aussitôt que la guerre parut imminente, cette division se retira à la Jahde pour n'en plus sortir. En même temps, les bâtiments de la Baltique se réfugiaient dans le port de Kiel...
La Prusse renonçait donc, au début, à toute lutte sur mer; mais il fallait tenir ses forces maritimes étroitement bloquées, et prévoir la possibilité d'une alliance de la Prusse avec une nation maritime. Notre escadre de la Manche fut en conséquence portée à douze bâtiments, dont huit cuirassés, et elle fit route de Cherbourg pour la Baltique le 24 juillet, sous les ordres de l'amiral Bouët-Willaumez...

En présence de nos désastres réitérés et de la pénurie de personnel qui en était la conséquence, on se demandait avec quelque raison si les marins exercés et fortement disciplinés de nos escadres ne rendraient pas en France plus de services que sur les côtes ennemies, où, par suite de la saison, toute opération militaire ou maritime allait devenir très-difficile, sinon impraticable...Le doute ne pouvait subsister longtemps les deux escadres furent rappelées. L'une dut se tenir en observation à Dunkerque et dans le Pas-de-Calais; l'autre faire, quand le temps le permettrait, une apparition sur les côtes allemandes, afin d'ôter à l'escadre prussienne jusqu'à une velléité de sortie. Toutes deux mirent à terre la moitié de leurs canonniers brevetés et la totalité de leurs compagnies de débarquement, pour concourir à la défense des approches de Cherbourg qu'une armée ennemie, venant par le nord de Paris, menaçait d'un coup de main...


Ce texte est extrait de la Revue Maritime et coloniale – vol. 31,1871




À la mémoire des victimes locales de la guerre de 1870, ce monument est donc le premier érigé à Dunkerque. S'agissant d'une défaite, il devenait plus difficile de valoriser les chefs et, surtout, se faisait impérativement sentir la nécessité de recréer un esprit national de vengeance. Les premières volontés d'unz statue n'apparurent qu'en 1899, près de 30 ans après la guerre, et l'inauguration n'eut lieu que le 6 juillet 1906 !
Après des hésitations sur son implantation, elle remplaça une fontaine sur la place actuelle.


Dunkerque, ville-mémoire, Stavanger, Hertervig Akademisk, 2011, p. 49

En 1904, le conseil municipal décide d'ériger un monument à la mémoire des enfants de Dunkerque morts pour la Patrie durant la guerre de 1870.
Oeuvre du statuaire parisien Léopold Morice, ce monument comprend un groupe en bronze de 3 personnages mis en évidence sur un piédestal en pierre de Soignies. Il représente la France, figure maternelle, qui soutien un marin blessé, alors qu'à ses pieds gît un soldat


Le patrimoine des Communes du Nord, 2001, Tome 1, p. 744.





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