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25 déc. 2012

Quimper 1942 Patience-Courage

24 décembre 1942 Quimper Alger



le quantième du jour à disparu... peut-être le 22? timbre Maréchal Pétain type Bersier surchargé SN +0,50


Une exposition philatélique est organisée à Quimper du 22 décembra 1942 au 4 janvier 1944 Elle porte l'intitulé PATIENCE - COURAGE


Les Allemands occupent la Bretagne. La Kriegsmarine est présente à Brest mais aussi à Lanvéoc et dans le sud Finistère. Les industries locales travaillent pour les occupants souvent contraints et forcés. Les faïenceries Henriot de Quimper réalisent des modèles pour la marine ou les batteries de côtes...



Quelques porcelaines de Quimper réalisées par HB Henriot pour la Marine allemande

Elle est organisée par l'aide aux prisonniers de guerre du Finistère.

Environ 1 600 000 militaires sont prisonniers en Allemagne après être passés par des camps de transit. Si les officiers sont dispensés de travail, les sous-officiers et hommes de troupe doivent aider à l'effort de guerre.



Par un protocole signé avec l’Allemagne en novembre 1940, Vichy installe à Berlin une mission, le Service diplomatique des prisonniers de guerre, et y nomme Georges Scapini ambassadeur.

Les négociations sur les prisonniers de guerre sont un bon exemple de la stratégie de collaboration choisie par la France.



La politique de la Relève tend ainsi à faire valoir l’idée que la collaboration est bénéfique aux Français. L’instrumentalisation des prisonniers de guerre français par le régime de Vichy est illustrée par le biais d’affiches et de films de propagande mais aussi par les journées d'aide aux prisonniers.



Du 8 au 11 novembre les alliés débarquent en Afrique du nord, le 27 novembre 1942 la flotte se saborde à Toulon.


Le 24 décembre 1942, l'amiral Darlan est assassiné au palais d'été à Alger.



Le commanditaire reste inconnu et plusieurs théories pointent sur le général De Gaulle, le comte de Paris, voir même les services secrets britanniques. Les motivations sont cependant sans ambiguïtés, l'Amiral Darlan étant vue comme un ancien collaborateur des allemands, mais surtout il ne s'est pas privé de laisser en place dans les territoires qu'il contrôle en Afrique du nord et de l'ouest, la législation issue du gouvernement de Vichy, dont les lois fondamentales sur l'exclusion des Juifs (abrogation du décret Crémieux, interdiction aux juifs de servir dans l'armée,...), sur les sociétés secrètes et sur la dissolution des partis politiques. Même les ordres d'obédience vichyste sont conservés, comme le Service d'Ordre Légionnaire (qui en janvier 1943 deviendra la milice en métropole), qui reste très actif en Afrique du nord française, et principalement à Oran.



De plus il ne s'était pas privé de mettre en prison, dans des camps ou en "quarantaine" les résistants ayant aidé au débarquement allié, et les officiers français qui s'étaient ralliés aux anglo-saxons, dont les généraux Montsabert et Mast, et mes colonels Jousse ou Barril. Quand aux prisonniers politiques français, internés dans les camps du sud de l'Afrique du nord, ils restent en prison.


A Quimper

Il existe un camp de prisonniers de guerre à Quimper
Le camp 135  est construit au début 1940 sur les terres réquisitionnées des châteaux de Lanniron et de Poulguinan, sur les bords de l'Odet.




Il doit accueillir les prisonniers de guerre français.
Les Allemands construisent des baraguements sur 8 hectares de terres agricoles, entourés de doubles rangées de barbelés et encadrés de miradors.
Il peut accueillir 3 000 hommes. Le camp est gardé par le Landesschutzen- Bataillon 388 , sous les ordres de l'Hauptmann Queish (1941).






A partir de le fin de l'année 1940, les prisonniers français sont déplacés vers l'Allemagne et y sont internés des prisonniers originaires d'Afrique (tirailleurs Sénégalais, Maliens, Ivoiriens, Algériens, Marocains, tunisiens, Anamites d'Indochine).


Le 28 mai 1941, un rapport de la Croix-Rouge dénombre 803 prisonniers dits "blancs", 6592 hommes de couleur, 31 "noirs" et 320 anamites, soit un total de 7746 hommes.



De nombreux prisonniers seront déportés pour la plupart sans retour vers la Pologne ou l'Allemagne.
A la Libération, les prisonniers coloniaux sont libérés et renvoyés dans leur pays d'origine.
Le camp accueille alors les prisonniers de guerre Allemands qui resteront internés jusqu'en 1946.
En 1946, le camp est détruit et les terres sont restituées à leurs propriétaires.

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