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27 sept. 2012

Lettre de l'Ecole Navale

Euréka, le petit fils a été trouvé

J'avais soumis l'énigme au webmaster du site de l'école navale Jean-Christophe Rouxel et il vient de trouver la solution dans le mémorial des anciens élèves de l'école navale. Grand merci pour son aide.

Les bâtiments de l'école navale photo JM Bergougniou



CHAPTAL Jean, Anatole, Gustave est le fils de Jean-Baptiste Chaptal de Chanteloup.

Il est né le 29 janvier 1817 à La Villette (Seine). La commune de La villette n'est pas encore rattachée à Paris
Il entre en service le 15/11/1833 à l'École navale
Extrait des annales maritimes 1833


Embarqué sur le brick VOLTIGEUR,
il sera tué à l'ennemi au Mexique le 5/12/1838 lors du débarquement de Vera Cruz  ou Saint Jean d'Ulloa




Reconstitution des bureaux des élèves à bord des bâtiments Photo JM Bergougniou


La bataille de San Juan de Ulúa se déroule le 27 novembre 1838 pendant l’intervention française au Mexique de 1837-1839, souvent appelée en espagnol « guerre des Pâtisseries » (Guerra de los Pasteles) ou encore « première intervention française au Mexique » (Primera Intervención Francesa en Mexico).
Cette opération militaire a pour but, au départ, de régler le différent commercial opposant les deux pays suite aux troubles qui secouent le Mexique aprèsson indépendance. Le combat, mené par une petite escadre française aux ordres du contre-amiral Charles Baudin contraint le fort de Saint-Jean d’Ulloa à la capitulation le 28 novembre 1838. Devant la résistance du gouvernement mexicain, l'opération se prolonge jusqu'au 5 décembre avec un raid surVeracruz pour désarmer la ville et tenter de capturer les chefs mexicains Antonio López de Santa Anna et Mariano Arista.

Sculptures du Borda photo JM Bergougniou


La chute du fort, qui passe pour imprenable, fait découvrir aux observateurs militaires l'efficacité des nouveaux canons tirant des obus explosifs à la place des traditionnels boulets. Sur le plan politique, cette bataille contribue à l’instabilité politique du Mexique, et sur le plan militaire à la modernisation des grandes marines de guerre. L'affrontement provoque sur le moment un émoi considérable puis tombe ensuite dans l’oubli à cause des conflits de plus grande envergure auxquels participent le Mexique et la France lors des décennies suivantes.


Le 5 décembre, à 5 h 0 du matin, les embarcations de l’escadre débarquent sur les plages 1 500 hommes qui se partagent en trois colonnes. Les deux colonnes des ailes escaladent les remparts, au niveau des fortins Santiago et de la Conception.
Fichier:Debarquement des Francais a Vera Cruz 1838.jpg
Débarquement à Vera Cruz par Blanchard Pharamond


La surprise des Mexicains est totale : aucun coup de feu n’est tiré, ce qui semble indiquer, chose à peine croyable, que les murailles n’étaient pas gardées. Les deux colonnes renversent les canons, brisent les affûts et continuent leur marche au pas de charge sur les murailles pour se rejoindre de l’autre côté de la ville.
La colonne du centre est confiée au commandant de la Créole, le prince de Joinville, qui s’est illustré lors du siège du fort.

Fichier:PrinceDeJoinville.jpg
Le Prince de Joinville

Elle est chargée de l’effort principal : faire sauter la porte qui donne sur le môle portuaire, pénétrer dans la ville et foncer vers les bâtiments où l’on pense trouver les généraux mexicains. C’est une pleine réussite : la porte est pulvérisée par un sac de poudre posé par le Génie. La colonne s’élance et arrive rapidement au quartier général mexicain alors que les gardes, enfin alertés, commencent à réagir et que les frégates ouvrent le feu sur les casernes de la ville.


Fichier:Combat de Vera Cruz debarquement et escalade des murs du fort 1838.jpg
L'assaut par Blanchard Pharamond

Le combat réveille Santa Anna qui n’a que le temps de s’enfuir par les terrasses des maisons voisines mais Arista est capturé. On se replie avec le prisonnier, mais on doit entamer un bref combat avec les troupes qui stationnent dans un monastère transformé en caserne.
Baudin, qui a aussi mis pied à terre, juge que la place est neutralisée et ordonne le rembarquement général. Celui-ci se passe sans encombre pour les deux colonnes placées sur les ailes, mais Santa Anna, qui a regroupé ses forces, décide de contre-attaquer alors que la colonne centrale n’est pas encore totalement montée dans les canots.

Fichier:Expedition de 1838 au Mexique attaque de la Porte de la Mer a Vera Cruz.jpg
La colonne centrale fait sauter la porte du fort tableau de Blanchard Pharamond
Le général mexicain, à cheval, traverse la ville à la tête de ses hommes et se précipite sur le môle où se trouve encore Baudin. Mais les Français, qui ont pris la précaution de retourner un canon mexicain pour se couvrir, ouvrent le feu à mitraille, suivis par les petites caronades dont sont équipées les chaloupes.

Fichier:Combat de Vera Cruz 1838 Prince de Joinville attaque la maison du general Arista.jpg
prise de l'état-major mexicain et du général Arista par Blanchard Pharamond

Les assaillants sont balayés, dont Santa Anna qui est très sévèrement blessé alors que son cheval est tué sous lui36. Les Français ont perdu 8 hommes et ont eu 56 blessés, touchés essentiellement au moment du rembarquement. Sur la chaloupe de Baudin, on relève même cinq impacts de balle. Les Mexicains, aux dires de Santa Anna, ont eu 31 morts et 26 blessés.







http://memorial-aen.herobo.com/detail.php?&id=458

Fichier:Mariano Arista 1847.jpg
Mariano Arista

http://fr.wikipedia.org/wiki/Bataille_de_San_Juan_de_Ulúa


ci-dessous l'arbre généalogique de la famille Chaptal








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