Chercher dans le blog

Rechercher dans ce Blog

28 sept. 2012

Humour dans le carré par Donec

Donec : spécial baptême SNS 207

Accueil


Bonjour à tous,

Le baptême d’une embarcation de sauvetage en mer est naturellement un moment fort dans la vie d’une station où se retrouve le ban et l’arrière ban de la gent Marine.

La station de Menton sacrifiait samedi dernier à cette tradition.
L’évènement avait  lieu en bout de digue avec en toile de fond cette belle cité ligure flanquée de sa sublime cathédrale Saint Michel.  Toutes les stations de sauvetage du littoral de Théoule à Nice étaient là. Le trésorier du Cros de Cagnes qui craint la mer avait fait le déplacement à bicyclette. Pour la petite histoire la trésorière de golfe juan qui confectionnait ses bougies d’anniversaire n’avait pu faire le voyage.



Après l’amarrage des embarcations et les retrouvailles toujours touchantes des équipages, nous découvrons le SNS 207 SAINT MICHEL II. Sa coque Inspirée des chalutiers du Guilvinec et des corvettes FNFL révèle d’évidentes qualités marines. Son élégance ne se discute pas. Les puristes regretteront simplement qu’une réception ne puisse être organisée sur la plage arrière. Quand l’on pénètre dans l’habitacle, ce qui  frappe c’est l’optimisation de l’espace intérieur. Le poste de pilotage est inspiré de celui du Charles de Gaulle dont il conserve le fauteuil amiral. La sécurité est poussée à l’extrême comme je l’illustre par ailleurs.



La cérémonie débute. Les discours prononcés par les plus hautes personnalités locales et nationales sont brefs et enlevés. Puis chacun se dirige vers l’embarcation. Le « padre » tout de blanc vêtu, sous l’œil bienveillant de Saint Michel béni la SNS 207. Nous découvrons aussi la charmante navigatrice, marraine de la vedette dans son costume pare-éclat adapté à cette fonction. Elle brise la bouteille sans coup férir, l’auditoire applaudi,  nous entonnons la marseillaise, des femmes pleurent.

Vient alors la cérémonie en l’honneur des péris en mer, tous embarquent, hors le trésorier de la station du Cros de Cagnes victime de son cœur fragile. Malheureuse ment un petit incident éclate sur une embarcation. Immédiatement le mousse est jeté à la mer armé d’un coutelas. Il a trente secondes pour tout remettre en ordre sous  peine de tâter de la barre de guindeau du maître d’équipage. La tâche est accomplie en 23 secondes. Les spectateurs applaudissent.


Au retour, c’est le moment de la grande détente, après Saint Michel, Dionysos. La socca d’une main, le verre de rosé de l’autre, des groupes se forment. Les canotiers sauveteurs de Menton sont aux petits soins de tous.  L’école de maistrance a délégué trois ancêtres qui parlent de leur pirate nantais préféré. Le délégué départemental, les bras croisés, explique à un public ravi l’art et la manière de remonter la Gironde à 25 nœuds a bord d’un 50 000 tonnes sans éclater les berges. Le « cipal » Louis Oger qui règne sur la destiné du sémaphore de Saint Jean Cap Ferrat et dont la gentillesse le dispute à l’efficacité est venu en voisin.  Le patron de la vedette de Cannes, équipé d’une barbe à faire pâlir de jalousie le capitaine Némo nous conte l’apport de ses grands ancêtres Prien, Kretschner et Schepke à l’œuvre du sauvetage. Le président de la station du Cros de Cagnes occupe le maitre de port et le commandant de la gendarmerie maritime pendant que son patron glisse  subrepticement un appontement dans son havresac à double fond.

Bref une journée dont tous se souviendront quand plus tard, à la veillée, ils conteront à leurs petits enfants émerveillés les exploits de leur jeunesse.

Au crépuscule, vient l’heure des adieux. Les cœurs battent et les yeux brillent. Les vedettes appareillent les unes après les autres. Le trésorier du Cros de Cagnes  enfourche sa bécane et embouque la route de la basse corniche.

Assis sur le quai,  un verre d’eau sucrée à la main, Pierre Servant et Roger Morasso ne peuvent se décider à quitter leur SNS 207 qu’éclairent les premiers rayons de lune.

A la semaine prochaine

Donec


Aucun commentaire: